Jolie dictée du brevet blanc

Publié le 28 Janvier 2014

"Les livres n’étaient point des objets. Ils avaient une âme ! Ils avaient l’odeur des livres. Je humais, je respirais à pleins poumons, je m’enivrais. Les livres avaient la sorcellerie des mots. Je m’extasiais, je jonglais, je copiais, j’apprenais, je me délectais. Les livres avaient une épaisseur et lorsque l’histoire me paraissait trop belle et qu’il ne restait que peu de pages à lire, je ralentissais, je freinais, je prenais le temps d’épuiser l’épaisseur. […]

Certains livres devaient se manier comme des grenades explosives, d’autres comme des bouquets de fleurs, d’autres encore vous enveloppaient voluptueusement comme des couvertures un jour de pluie. Il y avait des livres pour pleurer, des livres pour rire, des livres pour faire peur, des livres pour vivre trop fort, trop vite, trop bien."

 

Ernest Pépin

Coulée d'or

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je prof-doc, #Je lis

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CapOcapesDoc 28/01/2014 15:41

très beau !