Le bureau des objets perdus

Publié le 12 Mars 2015

Le bureau des objets perdus

 

 

La quatrième de couverture :

 

Voilà. Je suis la fille qui perd tout. Tout le temps. De ma première peluche, Berk, oubliée sur une aire d'autoroute, à mon maillot tout à l'heure. Arrivée à la piscine, impossible de le retrouver. Ce matin, c'était le dentifrice. Hier, mon pull jaune. L'autre jour, mon sac de cours.

C'était pénible. Pénible, mais supportable. Jusqu'au jour où je l'ai perdu, lui. Mon blouson en cuir qui me donnait force et confiance en moi. Et s'il existait quelque part un lieu où chacun retrouverait ses trésors ? Voire des choses plus extraordinaires encore ?

 

 

 

Mon avis :

 

Une adolescente étourdie passe son temps à perdre ses affaires. Mais le jour où elle ne parvient plus à remettre la main sur son blouson fétiche offert par son tonton Tozzi l'aventurier, elle est désemparée. Cette fois-ci, elle décide de ne pas en parler à ses proches et d'essayer de le retrouver par elle-même. Elle entend alors parler du bureau des objets perdus.

 

Dans un premier temps charmée par une écriture légère et malicieuse à la Marie Desplechin, j'ai ensuite été lassée par une intrigue certes insolite mais surtout au dénouement prévisible. J'ai trouvé la jeune fille égocentrique, au point de ne pas voir que sa mère cherche à lui parler et que c'est son père qui perd vraiment quelque chose d'important au même moment. Ceci dit, son comportement est symptômatique de la maturité qu'il va lui falloir acquérir afin de comprendre ce qui compte vraiment. En bref, un premier roman à la fois assez drôle et d'une certaine tendresse mélancolique mais inégal.

 

 

Quelques extraits :

 

  • "Avant de rentrer, j'avais fait un détour par la bibliothèque. [...] Ce jour-là, j'ai remonté l'allée jusqu'aux lettres SAL. SAL comme SALinger, un écrivain américain. Mon doigt a couru jusqu'à L'attrape-coeurs. "L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile", était-il écrit au dos du livre. Pas mal." (p. 13)

  • "D'avoir perdu quelque chose peut s'avérer plus triste que l'absence de l'objet." (p. 48)

 

 

Grive, Catherine.

Le bureau des objets perdus

Ed. du Rouergue

Coll. DoAdo

2015/120 p.

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

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CapOcapesDoc 24/03/2015 11:59

Ah tiens c'est marrant il est dans ma LAL ce roman, je l'avais repéré !

Grive 13/03/2015 14:16

Merci à vous (et pour ce qui est de la maturité du personnage, vous avez tout compris) !
Catherine Grive

Nota Bene 16/03/2015 11:55

De rien ! :)