Publié le 27 Juillet 2011

Nouvelles Vertes

 

La quatrième de couverture :

Neuf nouvelles pour prendre conscience de la fragilité de la Terre. L'écologie c'est pour aujourd'hui, la planète est en danger. Surexploitation des foêts tropicales, réchauffement de la planète, disparition d'espèces animales et végétales, usage massif de sacs plastique... Les conséquences seront peut-être désatreuses à très court terme, et cela nous concerne tous. Il est urgent de réagir. Afin que personne ne dise un jour "Je ne savais pas", chacun des auteurs a choisi un thème qui lui est cher pour lancer un cri d'alerte.

 

Mon avis :

Un reccueil de nouvelles sur le thème de l'écologie qui cherche à faire prendre conscience de tous les dangers qui guettent la Terre. Des nouvelles de qualité inégale selon moi... aux fins plus ou moins réussies et à l'écriture plus ou moins travaillée. Césium 137 ou Bas les masques m'ont séduite, Chasse aux gorilles ou Noir destin pour plastique blanc beaucoup moins ! Peut-être cela dépend-il des goûts et de la sensibilité de chacun ? En tout cas, toutes proposent des fins brutes et plutôt pessimistes.

 

Sommaire

 

  • Terre, planète bleue de Hubert Reeves (===> poème de l'astrophysicien, président de la ligue ROC pour la défense de la biodiversité)
  1. Césium 137 de Pierre Bordage ===> l'accident nucléaire
  2. Bas les masques de Benoît Broyard ===> la pollution
  3. Chasse aux gorilles d'Elisabeth Combres ===> la disparition de la faune et de la flore
  4. Je suis la vigie et je crie de Christian Grenier ===> le réchauffement climatique et les risques d'inondations
  5. Grumes de Yann Mens ===> la déforestation
  6. Après moi, le déluge de Viviane Moore ===> la disparition de la faune et de la flore et les risques d'inondations
  7. Délivrance de Jean-Paul Nozière ===> la sécheresse
  8. Longue vie à Monsieur Moustache de Mikaël Ollivier ===> la disparition de la faune et de la flore
  9. Noir destin pour plastique blanc de Florence Thinard ===> la pollution via l'exploitation du pétrole

 

En vert my favorites.

 

Plus d'infos sur :

Ricochet

 

Collectif.

Nouvelles vertes

Ed. Thierry Magnier

2005/138 p.

 

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 26 Juillet 2011

C'est vrai qu'en cette période estivale il n'y a pas beaucoup de flux RSS à se mettre sous la dent. Mais ce n'est pas l'objet de cet article. En réalité, je cherche à compléter ma liste de reccueil de nouvelles à lire et à proposer à une collègue prof de lettres à la rentrée. Nous prévoyons en effet de reconduire notre collaboration avec les 3e (ici et ) mais cette fois-ci en travaillant sur la nouvelle. Cela permettra des lectures variées et accessibles (le reproche n°1 des élèves cette année était que le livre étudié était trop long). Nous souhaitons donc aborder différents textes pour que chacun accroche à un moment donné : de la nouvelle policière à la nouvelle de science-fiction, en passant par le journal intime ou autre.

 

Voici où en est ma sélection de nouvelles :

 

DE SCIENCE-FICTION

 

SENTIMENTALES

 

POLICIERES

  • ...

 

D'HORREUR

  • Déroute sauvage de Guillaume Guéraud (===> roman court qui pourrait entrer dans la sélection ?)

 

 

Ce n'est vraiment qu'un début. Je compte compléter la liste au fur et à mesure de mes passages en librairie et de vos suggestions.

 

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 25 Juillet 2011

Déroute sauvage

 

 

La quatrième de couverture :

 

Sur le papier, c'est un voyage scolaire en Espagne, dans le cadre d'un projet pédagogique qui devrait permettre aux élèves de se familiariser avec leur deuxième langue vivante et de découvrir la vallée de l'Aragon. Sauf que ça vire au cauchemar. En pleine nuit, au cœur des Pyrénées, le bus quitte la route et bascule. Une chute vertigineuse et un amas de corps broyés entre la tôle et le granit. Quelques rescapés s'extirpent des décombres. Ils croient avoir échappé au pire. Mais ils confondent la fin et le commencement. Car trois sauvages sanguinaires surgissent des ténèbres...

 

 

Mon avis :

 

Après ma découverte de Guillaume Guéraud avec son roman d'anticipation La Brigade de l'oeil, j'ai tardé à poursuivre mes lectures de cet auteur pourtant assez loué sur la toile. Je ne regrette pas d'avoir emporté Déroute sauvage dans ma valise entre deux déplacements. Ce court roman se lit en à peine 1h30 et laisse pourtant sa marque dans l'esprit du lecteur. Le début du roman permet de nous plonger dans l'atmosphère des voyages scolaires adolescents et de faire le point sur les principaux personnages du roman. Puis, tout à coup, au détour d'une page, tout bascule. Le car qui les conduit et approche de la frontière espagnole quitte brutalement la route. Il ne semble rester que peu de survivants. Pourtant, le cauchemard est loin d'être fini. Il ne fait que commencer. Une course-poursuite va bientôt débuter pour échapper au pire : des espcèces de créatures sanguinaires mi-monstres mi-humaines. Les morts seront alors égrénées au fil du récit et nous saurons finalement peu de choses de ces horribles créatures (d'où une pincée de frustration à la fin).

 

L'écriture alterne les phrases longues et les phrases courtes en suivant le rythme haletant du souffle des personnages. Les descriptions détaillées de sang et d'os brisés ne nous sont pas épargnées. Pour renforcer l'horreur de la situation, des extraits de documents administratifs (courrier de l'établissement aux parents, bulletin de notes...) apparaissent parfois entre deux pages. Toutefois, j'ai trouvé que ces extraits n'étaient pas indispensables à la montée en puissance de l'intrigue. Véritable hommage aux films d'horreur et films gore, ce roman est sombre, cru, violent. Pour le moins percutant. Pour ma part loin d'être amatrice de ce genre, mon visage grimaçant a été figé pendant toute ma lecture. J'ai refermé le livre en me disant que c'était comme si je venais de voir un film d'horreur. Pourtant, je l'ai lu d'une traite sans penser à m'arrêter.  J'avoue avoir du mal à comprendre les critiques qui utilisent de tels termes : "franche rigolade", "dérision", "second degré", "pour rire en frissonant"... Mais de la même façon que j'ai du mal à comprendre le plaisir de regarder des films d'horreur. Je suppose qu'il s'agit du même second degré. Cela ne change rien au fait - le lisant au premier degré - que j'ai apprécié la puissance évocatrice - cinématographique même - des descriptions de Guillaume Guéraud. Je me suis lancée dans une course éperdue en économisant mon souffle, tout comme les personnages. Guillaume Guéraud ne faillit pas à la réputation qui m'est venue aux oreilles : il nous livre un style vif, brut, poignant. Un roman original qui ne peut pas laisser indifférent, que l'on soit amateur du genre de l'horreur... ou pas. Un titre qui vient renforcer l'esprit de la collection DoAdo Noir du Rouergue (dont j'ai déjà lu ceci par exemple) et me donne à nouveau envie de lire Le contour de toutes les peurs du même auteur.

 

 

Plus d'infos sur :

 

Les éditions du Rouergue (extrait en ligne)

Ricochet

Lirado

Les lectures de cachou

Mes anciennes lectures de Guillaume Guéraud ici et

 

 

Guéraud, Guillaume.

Déroute sauvage

Ed. du Rouergue

Coll. DoAdo Noir

2009/144 p.

 

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 19 Juillet 2011

 

Reccueil de nouvelles reçu suite à une offre spéciale enseignants de Flammarion

 

Couverture

 

La quatrième de couverture :

" - Horrible, dit-il. Des millions et des millions de morts. Les villes détruites, l'air pollué, et aucun espoir d'en réchapper. Auncun espoir, nulle part au monde. Il se détourna et regarda encore une fois par la fenêtre, contemplant l'enfer. Il songeait : " C'est donc ainsi que ça devait se passer... C'est donc ainsi que le monde meurt."

Pollution, surpopulation, guerre atomique... Nombreux sont les scénarios catastrophes qui pourraient mener la Terre à sa perte. Depuis longtemps, les grands noms de la science-fiction, de Philip K. Dick à Pierre Bordage, se sont essayés à l'exercice. Et si les hommes finissaient par assassiner leur planète... 10 façons d'imaginer le pire.

 

Mon avis :

Avec ce reccueil de nouvelles "au titre volontairement provocateur" Alain Grousset explique en introduction qu'il cherche à faire prendre conscience à ses jeunes lecteurs adolescents de la nécessité de "[choyer le monde] bien plus que ne l'ont fait les générations avant [eux]." Il considère que "la science-fiction est la seule littérature qui remet notre monde en question ainsi qu'elle-même par l'occasion. Aussi, [il] pense qu'elle s'associe parfaitement  avec l'écologie pour tenter d'appréhender notre futur."

Alain Grousset rassemble ainsi diverses nouvelles très courtes écrites par des auteurs plus ou moins contemporains et correspondant chacune à un risque écologique de destruction de notre planète. Les textes sont variés tant dans leur tonalité (du très noir Le Jour se lève au plus comique Homo jardinus) que dans leur ancienneté (d'Aquella écrit en 1942 à Dans le regard des miens écrit en 2007) ou leur originalité (un oiseau est justement le narrateur de la nouvelle Les oiseaux de Thomas Disch). Alain Grousset voit juste en mélangeant sans distinction des auteurs de référence (comme Philip K. Dick) et des auteurs plus proches de nous (comme Pierre Bordage et Christophe Lambert). Alain Grousset n'omet pas cependant de présenter brièvement chacune des nouvelles et le risque écologique qu'elle aborde. Le reccueil constitue ainsi une courte mais riche introduction à la science-fiction.

 

Voici les titres des nouvelles présentées dans le reccueil et les thèmes qu'elles abordent :

  1. Le Petit Lapin tondu de Danielle Martinigol ===> la glaciation
  2. Aquella de Donald A. Wollheim ===> les inondations
  3. Les Oiseaux de Thomas Disch ===> la pollution
  4. Dans le silence du noir de Lee Hoffman ===> la surpopulation
  5. Le Jour se lève de Robert Bloch ===> la guerre atomique
  6. Homo jardinus de Christophe Lambert ===> la disparition de la faune et de la flore
  7. Dans le regard des miens de Pierre Bordage ===> les maladies, pandémies, manipulations génétiques
  8. Que la lumière soit de Horace B. Fyfe ===> la guerre avec les machines
  9. Le Sacrifié de Philip K. Dick ===> la guerre avec les insectes
  10. La Grande Décharge de Rita Kraus ===> les déchets 

===> Celles écrites en rose sont mes préférées. En bleu celles sur lesquelles vous pouvez éventuellement passer votre chemin.

 

Plus d'infos sur :

Le site de Flammarion à destination des enseignants

Actu SF

Noosfere

 

Grousset, Alain.

10 façons d'assassiner notre planète

Ed. Flammarion

Coll. Tribal

2011/142 p.

 

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 18 Juillet 2011

Envoyé aux enseignants par les éditions Flammarion

9782081255784 1 75

 

La quatrième de couverture :

Les avancées de la science fascinent et inquiètent Pierre Bordage. Ecrivain de science-fiction reconnu, il se demande jusqu'où l'homme pourra aller au nom du progrès. Abordant cette thématique, les cinq nouvelles de ce reccueil font mouches : clonages, société hyperindustrialisée, vente de patrimoine génétique, chasse à l'homme grandeur nature... Bienvenue dans les "nouvelles vies" de Jérémie Quint, P'tit Tom, Emna, Azem, et des frères du G5.

L'édition aborde les grandes questions de la bioéthique afin de travailler les techniques d'argumentation. Une interview de Pierre Bordage permet de découvrir son travail d'écrivain. Le cahier photos prolonge la lecture en explorant le cinéma de science-fiction.

 

Mon avis :

Pierre Bordage, habitué à produire des romans, nous livre ici un reccueil de nouvelles. Je suis plutôt sur la même longueur d'ondes que les critiques mentionnés dans le dossier pédagogique de la collection Etonnants classiques de Flammarion, à savoir que la meilleure nouvelle du reccueil reste celle qui a donné son titre au reccueil lui-même : Nouvelle vie TM. Dans cette dernière, le capital génétique des individus peut se révéler breveté par une compagnie privée. Des grands principes éthiques aux relations familiales les plus évidentes : tous les repères s'en trouvent chamboulés. La fatalité qui transpire des nouvelles de Pierre Bordage est aussi bien sûr un appel à la vigilance sur les évolutions de nos sociétés. La classe de maître Moda nous porte sur le terrain de l'Ecole du futur, virtuelle et élitiste, tandis que Jour de Noces extrapole le devenir de l'Homme et aborde le thème de la survie "numérique". Il est dit par ces mêmes critiques que les schémas narratifs de Ma main à couper et des frères du G5 ne sont en rien originaux, les thématiques de la chasse à l'homme télévisée et du clonage ayant déjà été développées. Pour autant, la lecture de ces dernières ne gâche rien. Par ailleurs, vendéene d'origine et vivant à Nantes depuis 2009 (je viens de l'apprendre grâce à la biographie présente dans ce livre !), Pierre Bordage distille dans certains de ses récits des références à Nantes et ses environs... ce qui a ajouté à mon plaisir ! D'un style simple et fluide, l'auteur nous entraîne dans ses réflexions et apporte "une minuscule participation au débat éthique" (cf. Entretien avec Pierre Bordage, p. 146). Ces récits traitent de thématiques quelque peu convenues mais permettent de cerner l'univers de l'auteur et d'apporter à un public d'adolescents une ouverture efficace sur des questions aussi intelligentes qu'angoissantes quant à notre futur. Pour ma part, j'appose une mention spéciale à Nouvelle vie TM et Ma main à couper.

 

Sommaire

Présentation

  • Vie et oeuvre de Pierre Bordage
  • La nouvelle de science-fiction
  • Signification de l'oeuvre

Chronologie

Nouvelles

  1. Nouvelle vie TM
  2. La classe de maître Moda
  3. Jour de noces
  4. Ma main à couper
  5. Les frères du G5

Dossier

  • Avez-vous bien lu ?
  • Microlectures
  • Ce que l'homme fait à l'homme
  • Entretien avec Pierre Bordage
  • Critiques
  • Activités d'écriture
  • Ananlyse d'images
  • Pour aller plus loin

 

Plus d'infos sur :

Le site de Flammarion à destination des enseignants

Actu SF

Noosfere

 

Bordage, Pierre.

Nouvelle vie TM et autres récits

Ed. Flammarion

Coll. Etonnants classiques

2011/158 p.

 

Rédigé par Nota bene*

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