Chroniques d'une prof qui en saigne

Publié le 15 Décembre 2010

 

 

Quatrième de couverture :

Non, les élèves ne sont pas tous des angelots facétieux assoiffés de connaissance. Non, les parents ne sont pas tous des éducateurs perfectionnistes désireux de transmettre des valeurs fondamentales à leurs rejetons. Non, les profs ne s'habillent pas forcément à la CAMIF !

Princesse Soso, qui rêvait d'être trapéziste, est finalement devenue professeur d'anglais. Catapultée dans un collège de campagne, elle se retrouve quand même en plein cirque, aux premières loges pour étudier le jeune, cet être mystérieux et fascinant, et tout son entourage...

Chaque année, ça recommence ! Un an à jongler entre ceux qui aiment s'entretuer à coups de compas, ceux pour qui l'école est une annexe de Meetic et les Choupi-trop-mignons. Un an de rires, de larmes et d'incompréhension mutuelle, auxquels participent les parents et le personnel de l'Education national. Un an où tout le monde dira encore une fois que les profs sont des feignasses-tortionnaires-payés-à-rien-foutre-toujours-en-vacances-ces-lopettes ! Une année scolaire d'émotions, de critiques du système et de coups de colère, décrits dans ces pages avec un humour corrosif.

Le collège est une jungle. Voici un accès backstage pour découvrir l'envers du décor. Bonne rentrée !

 

Mon avis :

C'est un livre qui fait du bien à une jeune prof (moi, par exemple) en cette fin de 1er trimestre. Le récit du quotidien "dans un monde de puberté, d'hormones et de Biactol" d'une prof d'anglais enseignant en collège de milieu rural respire le réalisme ! Et attention, milieu rural et banlieue parisienne : même combat.

  • "Parce que, vous ne le savez peut-être pas, mais, nous, les profs-ces-êtres-nantis, nous n'avons pas bézef de choix niveau mutations, surtout quand on jeune, belle, sexy, célibataire et sans chiards. Le résultat, d'un coup d'un seul : la citadine que je suis s'est retrouvée dans [le trou du cul du monde à droite après le panneau] une campagne verdoyante où le premier Sephora et le premier restaurant japonais sont à quatre-vingt bornes. On ne va pas se mentir (comme dirait Nikos), je n'étais pas jouasse sa race."

En ce qui me concerne je remplacerais Sephora par Promod et restaurant japonais par Buffalo grill qu'on croirait que c'est moi qui ai écrit ce passage ! Ceci dit, utiliser un langage cru comme le font les élèves participe bien sûr de l'esprit humoristique et acide du livre mais c'est parfois limite. En tout cas, les anecdotes sont désopilantes. Du jour de la pré-rentrée et de la distribution des emplois du temps à la fin de l'année scolaire, le livre se structure par trimestres et reprend les temps forts d'une année scolaire (conseils de classe, rencontres parents-profs...).

Princesse Soso nous dépeint ses élèves, des 6e B[isounours] aux 3e SEGPA, avec un humour acerbe et n'épargne ni l'entourage ni l'institution. C'est un livre qui aide à relativiser et qui fait sourire. Je le recommande.

 

Un Des extraits :

Il y a tellement de passages qui m'ont fait rire (ou pas) ! En voici quelques uns :

  • "Quand on est prof, on fait l'Olympia tous les jours. On monte sur scène, on séduit son public, on rappelle qu'il faut éteindre son portable pendant le spectacle et on prend à parti les gros malins qui discutent pendant le stand-up."
  • ""Brianna ne se donne pas les moyens de progresser efficacement" = Brianna est une grosse feignasse."
  •  ""Steven ne fournit aucun effort en classe et perturbe le cours par ses réflexions déplacées" = En plus d'être une grosse feignasse, Steven fait chier sa race."
  •  ""Prescillia n'est pas investie dans sa scolarité. Ses préoccupations semblent être ailleurs..." = Il serait bon que Prescillia lâche son eye-liner violet et ouvre un cahier. Ou au mois qu'elle apprenne à se maquiller correctement."
  • "Entre les claques qui se perdent et les procès qui se gagnent, l'école va mal et notre crédibilité s'estompe un peu plus chaque jour. Quand les parents fixeront de véritables limites à leur enfant et seront du côté de la connaissance et du respect, quand nous aurons plus de moyens humains pour encadrer, encourager, surveiller les élèves, quand la violence ne sera plus la norme sociale, peut-être l'école retrouvera-t-elle son aura d'autrefois."

 

Plus d'infos sur :

Petites madeleines

Food'Amour, le blog de Princesse Soso

Princesse Soso.

Chroniques d'une prof qui en saigne

Ed. Privé

2010/331 p.

Rédigé par Nota bene*

Publié dans #Je lis

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durand 17/12/2010 21:15



moi aussi je voudrais le lire pendant les vacances de noël.



Nota bene* 17/12/2010 22:43



Pas de problème ! 



Capocapesdoc 17/12/2010 11:19



Tout pareil ! alors qu'il n'y a ni neige ni verglas... Enfin, c'est pas plus mal pour avoir une dernière journée plus calme !



Capocapesdoc 17/12/2010 11:09



Yes top ;)


Allez, je te souhaite de bonnes vacances !



Nota bene* 17/12/2010 11:13



A toi aussi ! Plus que quelques heures... Ici nous n'avons que la moité des élèves présents car pas de transports scolaires d'assurés.



Nathalie 16/12/2010 21:43



Il m'a l'air bien sympa en effet ! Tu l'as personnellement ? Tu l'as au CDI ? Un collègue te l'a passé ? Tu l'as emprunté à la bibliothèque ?



Nota bene* 17/12/2010 10:48



Je me le suis acheté lors d'un weekend achats de Noël. ^^


Je vois venir ta prochaine question... J'y réponds tout de suite : oui je pourrai le prêter à mes copines profs-docs ! ^^



faelys 16/12/2010 20:30



tiens, je vois que toi aussi tu promodes à mort, c'est mon addiction la plus lourde (avec celle au chocolat, et celle à ma baignoire, et celle aux écharpes, et celle aux cachous, et celle à
eurosport ...bah tiens, j'en ai bien bcp...)



Nota bene* 17/12/2010 10:45



Oui comme tu dis je promode à mort ! ^^


Niveau addiction je pourrais aussi citer celle au chocolat et celle aux sucreries en général...