Publié le 2 Mai 2017

Collaboration horizontale par Navie

 

 

La quatrième de couverture :

 

1942, Paris, Passage de la Bonne Graine.
Rose, pour sauver son amie juive, Sarah, décide d'intervenir auprès de l'officier chargé de l'enquête, . Rose est mariée à un prisonnier de guerre, avec qui elle a un enfant. Pourtant elle va se lancer dans une passion avec cet Allemand qui va lui révéler la femme quelle est.

 

 

Mon avis :

 

Rose révèle à sa petite fille qu'elle a aimé un autre homme que son grand-père. En 1942, elle vit seule avec son fils Lucien alors que son mari est emprisonné par les Allemands. Au hasard d'une rencontre, Rose tombe amoureuse d'un militaire allemand.

 

Une belle découverte que cette BD qui prône la tolérance et dont l'histoire se termine sur deux lettres : une terrible, qui dénonce ; une magnifique, qui déclare un amour. Les personnages ne sont pas manichéens et c'est ce qui évite à cette BD d'être trop lisse.

 

 

 

Mademoiselle Navie

Carole Maurel

Collaboration horizontale

Ed. Delcourt

2017 / 144 p.

 

Publié le 28 Avril 2017

Portugal par Pedrosa

 

 

La quatrième de couverture :

 

La vie est grise. Simon Muchat, auteur de bandes dessinées, est en panne d'inspiration et son existence est en perte de sens. Invité à passer quelques jours au Portugal, il retrouve par hasard ce qu'il n'était pas venu chercher : les odeurs de l'enfance, le chant des rires de vacances, la chaleur lumineuse d'une famille oubliée - peut-être abandonnée. Quel est le mystère des Muchat ? Pourquoi Simon se sent-il nulle part ? Et pourquoi, sans rien comprendre à cette langue étrangère, vibre-t-il à ses accents ? Des réponses et d'autres questions l'attendent au cours de ce voyage régénérateur. Ancré dans son passé gommé, Simon pourra enfin retracer sa propre trajectoire. Et la vie retrouver ses arcs-en-ciel.

 

 

Mon avis :

 

Une belle découverte d'un graphisme magnifique : doux, chaud, lumineux, profondément délicat. Une introspection pudique et nostalgique pour un personnage en quête de ses origines entre la France et le Portugal. Un auteur de bande dessinée que je prendrai plaisir à lire de nouveau : son album aux accents métacognitifs Les équinoxes m'attend dans les bacs à BD du CDI du lycée !

 

 

Pedrosa, Cyril

Portugal

Ed. Dupuis

2011 / 261 p.

 

Publié le 26 Avril 2017

Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse - L'été Diabolik.

 

 

La quatrième de couverture :

 

Un agent secret sorti de nulle part, un accident dramatique, une fille troublante et la disparition de son père, le tout en deux jours... Pour Antoine, 15 ans, l'été 1967 sera celui de toutes les découvertes.

 

 

Mon avis :

 

Une BD aux couleurs acidulées et au graphisme pop réussi, divertissante, mais dont l'intrigue, qui débute en 1967, ne m'aura pas réellement transportée : une histoire d'espionnage sur fond de souvenirs adolescents naïfs. Le rebondissement n'aura pas suffit à renverser la vapeur. Dommage.

 

 

Smolderren, Thierry

Clérisse, Alexandre

L'été Diabolik

Ed. Dargaud

2016 / 170 p.

 

Publié le 25 Avril 2017

No home par Gyasi

 

La quatrième de couverture :

 

XVIIIe siècle, au plus fort de la traite des esclaves. Effia et Esi naissent de la même mère, dans deux villages rivaux du Ghana. La sublime Effi a est mariée de force à un Anglais, le capitaine du Fort de Cape Coast. Leur chambre surplombe les cachots où sont enfermés les captifs qui deviendront esclaves une fois l’océan traversé. Effi a ignore que sa soeur Esi y est emprisonnée, avant d’être expédiée en Amérique où des champs de coton jusqu’à Harlem, ses enfants et petits- enfants seront inlassablement jugés pour la couleur de leur peau. La descendance d’Effia, métissée et éduquée, connaît une autre forme de souffrance : perpétuer sur place le commerce triangulaire familial puis survivre dans un pays meurtri pour des générations.

 

 

Mon avis :

 

Il serait fastidieux de résumer ce roman qui fait s'entrecroiser de multiples époques, lieux et personnages : il retrace 250 ans d'histoire croisée entre l'Afrique et l'Amérique. Le lecteur perçoit les stigmates de l'esclavage sur huit générations - de 1770 à nos jours - d'une famille ghanéenne dont l'arbre généalogique va se diviser en deux lignées distinctes. Chaque chapitre est consacré à un des descendants et à son parcours, nous permettant petit à petit de comprendre la façon dont contexte historique et fondements intimes se mèlent, laissant chaque individu hériter d'un passé avec lequel il doit composer.

 

La couverture est magnifique et invite à ouvrir ce premier et ambitieux roman de la ghanéo-américaine Yaa Gyasi sans hésiter. Un bémol : le titre retenu pour l'édition française qui déflore quelque peu l'original (Homegoing) et nous livre une version plus pessimiste.

 

La lecture n'est pas toujours facile car il faut faire l'effort de passer d'une génération à l'autre : l'arbre généalogique présent au début du roman peut nous y aider. Sans être un véritable coup de coeur, ce roman reste une très belle lecture, à la façon d'une mosaïque aux couleurs chatoyantes.

 

 

Gyasi, Yaa

No home

Ed.Calmann-Lévy

2017 / 410 p.

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

Partager cet article

Publié le 3 Mars 2017

La devise par Bégaudeau

 

La quatrième de couverture :

 

Liberté, Égalité, Fraternité : notre devise n’est-elle pas la plus belle, la mieux rythmée, mais surtout la plus audacieuse, la plus moderne, celle qui montre la voie à l’humanité ?

Missionné auprès des "jeunes" pour redonner sens aux mots fondateurs de la République, un homme s’exerce à faire résonner son discours. Guidé par une coach hyper motivée, il s’interroge : Quel est le "socle moral" de notre République ? Justement en ces temps de crise civique, où en est-on ? La liberté, est-ce faire ce que l’on veut ? À quoi sert l’égalité ? Et la fraternité dans tout ça ?

Cette joute oratoire sur le discours politique nous rappelle surtout qu’en démocratie, c’est par la dispute que le sens se construit.

 

 

Mon avis :

 

C'est d'un ton juste et plein d'humour que François Bégaudeau met en scène deux comédiens chargés de "dire l'urgence de redonner du sens à notre devise, véritable socle moral de la République" à des lycéens. Sébastien prépare son intervention sur le thème des valeurs républicaines de façon enthousiaste mais se fait amplement corriger par sa collègue sur la mise en scène et la teneur de ses propos. Les corrections apportées font rire par leur décalage burlesque. Discuter les facilités des communicants c'est aussi prendre du recul sur le message véhiculé. La réflexion proposée dans cette pièce n'est ni très novatrice ni très poussée mais permet d'effleurer des problématiques actuelles avec humour et finesse : le libéralisme, la laïcité, l'égalité homme-femme... L'essentiel est rappelé : c'est l'espace de discussion - voire de dispute - libre, égale et fraternelle offert par la République qui importe. Cette courte pièce de théâtre destinée à être jouée en classe en 55 minutes et avec peu de moyens est revigorante : une bouffée d'air frais à placer sur la table des nouveautés du CDI entre La légèreté et La Présidente.

 

Voilà, c'est ça la force de cette devise. sa faiblesse est sa force. C'est parce qu'elle est abstraite et pleine de mots généraux que chacun peut l'interpréter à sa manière.

p. 73

Bégaudeau, François

La devise

Ed. Les solitaires intempestifs

2016 / 77 p.

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

Partager cet article

Publié le 27 Février 2017

Apprendre à marcher aux enfants par Ollivier

 

La quatrième de couverture :

 

Quelques mois seulement après la naissance de mon aînée, l’image fantomatique – et désagréable – de mon futur gendre m’est apparue mentalement. J’ai aussitôt imaginé l’histoire d’un homme qui peine à trouver le sommeil quand, pour la première fois, sa fille passe la nuit à la maison dans le même lit que son amoureux.
Dis-sept ans plus tard, quand ma fille atteignait l’âge de mon héroïne, j’ai mis le point final à Apprendre à marcher aux enfants. J’ai alors réalisé que la rédaction de ce livre m’avait accompagné tout au long de ces années à la fois pleines et furtives qui m’avaient vu traverser les affres et les joies de la paternité.
Carnet de bord déguisé d’un papa ? Journal intime caché derrière la fiction ?… Ce livre est plein de pères qui sont tous un peu moi.

 

 

Mon avis :

 

Ce reccueil de nouvelles est une déception. Moi qui adore Mikaël Ollivier, je m'attendais à déguster son livre sur le thème de la parentalité comme une gourmandise pour bien débuter mes vacances de février. Au lieu de ça, il m'en reste le goût amer d'une lecture pessimiste qui aborde (le plus souvent) la parentalité au travers du prisme de l'échec du couple. Son point de vue est cynique et désabusé presque tout au long du reccueil. Les relations familiales évoquées parfois avec bonheur sont le plus souvent également associées au regret, à la monotonie ou à l'hypocrisie. Pourtant, certaines nouvelles auraient pû me faire venir les larmes aux yeux (La pie dans le poirier) ou me faire rire (Apprendre à marcher aux enfants)... mais la vulgarité prend trop souvent le pas sur la justesse et la tendresse. Globalement, Mikaël Ollivier nous raconte que le temps passe et que les distances se creusent : j'avais au contraire besoin d'entendre de belles et émouvantes réflexions sur la filiation.

 

 

Sommaire :

 

  1. Bonne fête papa ♥♥
  2. Basile
  3. La pie dans le poirier
  4. De père en fils
  5. Apprendre à marcher aux enfants
  6. Une odeur de biscuit
  7. Jeudi soir
  8. Vendredi soir
  9. Le récital
  10. Jeu, set et match
  11. Au premier regard
  12. Born to fuck
  13. La coda
  14. Les initiales
  15. Fin août début septembre ♥♥

vide = peu appréciée

 = appréciée

♥♥ = préférée

♥♥♥ = coup de coeur

 

 

Ollivier, Mikaël

Apprendre à marcher aux enfants

Ed. Le passage

2016 / 184 p.

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

Partager cet article