Articles avec #je me fais une toile tag

Publié le 19 Septembre 2014

Continuons dans la série des adaptations à paraître dans les salles obscures : The Giver sortira le 29 octobre prochain. Adapté du premier tome de la tétralogie de Loïs Lowry, Le passeur, le film mettra en scène le personnage de Jonas, le futur "dépositaire de la mémoire" d'une communauté futuriste. Meryl Streep et Katie Holmes font notamment partie du casting de ce film d'anticipation.

 

 

 

 

Publié le 19 Septembre 2014

Dans deux mois tout rond sortira en salles

le troisième volet de l'adaptation de la série Hunger games.

 

Une affiche qui n'est pas des plus originales

 

 

Un visuel qui l'est bien plus !

 

 

 

En attendant la sortie du film, la bande-annonce :

 

 

 

Publié le 31 Mars 2014

Her

Her

L'anticipation d'un monde pas si futuriste que ça

où naît une histoire d'amour connectée pour le moins déstabilisante.

Il vous faut voir ce film puis en lire la critique d'Olivier Ertzschied.

 

 

Dans l'ombre de Mary

Dans l'ombre de Mary - La promesse de Walt Disney

Une interprétation réussie qui fera couler des armes

à ceux et celles qui comme moi ont grandi à l'ombre des deux grandes oreilles noires.

 

 

Publié le 6 Février 2014

Hier sortait sur les écrans (et il était grand temps)

l'adaptation du roman La mécanique du coeur de Mathias Malzieu.

 

Jack et la mécanique du cœur

 

 

C'est ce qui m'a poussé à reprendre ma lecture de son dernier roman en date :

 

baiser

 

 

La quatrième de couverture :

 

Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparaît quand on l'embrasse. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d'un coup. Aidé d'un perroquet hors du commun, l'inventeur se lance alors à la recherche de celle qui "fait pousser des roses dans le trou d'obus qui lui sert de coeur". Ces deux grands brûlés de l'amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ? Le plus petit baiser jamais recensé est un vrai faux polar romantique. Suite métaphorique de la Mécanique du coeur, ce roman teinté de mélancolie regorge de gourmandise explosive. Comme si Amélie Poulain dansait le rock'n'roll et croisait le Petit Prince avec un verre de whisky.

 

 

Mon avis :

 

Cette fois encore, Mathias Malzieu nous offre une fable poétique et détonante et signe une jolie réflexion sur la quête amoureuse et la peur de l'engagement. Les personnages y sont tous plus farfelus les uns que les autres mais très attanchants aussi : un ancien détective à tête de barbe à papa, un inventeur dépressif, une pharmacienne rougissante, une fille invisible au doux prénom de Sobralia, un perroquet enregistreur... Ce roman sentimental au léger accent de polar est teinté de mélancolie. Il nous fait part de la quête d'un narrateur qui, après avoir essuyées de profondes déceptions amoureuses, se retrouve subjugué par un baiser volé à une fille qui s'est évaporée. En réalité, elle est plus exactement devenue invisible ! Une fois la demoiselle retrouvée, des questions se posent. Peut-on vivre une histoire d'amour avec une fille invisible ? Et cela se complique encore davantage lorsque l'ancienne amie du narrateur revient vers lui et formule des regrets sur la fin de leur histoire. Le coeur fragile de notre inventeur balance... Cette métaphore de la peur de l'engagement et de l'indécision sonne juste. Emotions, rêveries et loufoqueries sont au rendez-vous.

 

La forme est aussi importante que le fond : on peux lire dans ce nouveau récit toujours autant de mots-valises, de métaphores et oxymores dont seul Mathias Malzieu a le secret. Ce qui est troublant et exquis avec cet auteur c'est qu'il couche sur le papier des images surréalistes qui trouvent toujours en nous un véritable écho.  Cette fois encore, bien que différente des précédentes, je succombe pour la magnifique première de couverture, qui est en soi une gourmandise. En complément de ce court roman, on trouve en toute fin un carnet de "sparadramours", de délicieux et décalés poèmes (comme celui-ci) qui sont joliment présentés (dans l'esprit du site web de l'auteur) et closent avec grâce le récit. On découvre même dans son livre la recette d'un bonbon fourré au plus petit baiser jamais recensé ! Pour en réaliser, il vous faut : du chocolat au lait onctueux, de l'orange sanguine pour la fraîcheur acide, sans oublier un milligramme de gingembre... par superstition érotique.

 

"L'amour est une équation poétique, cher ami !

Tu dois chercher à la résoudre quoi qu'il advienne."

 

 

Des extraits :

 

  • "Lorsque j'avais perdu ma mère, il m'avait fallu l'aide d'un géant de 4 mètres 50 pour commencer à aller mieux. Je suis un sous-doué du deuil. La peau à l'intérieur de mon cerveau est constellée de bleus qui ne s'effacent jamais. Je suis un homme-grenier. Je garde tout. Si on plantait une caméra au coeur de ma mémoire, on pourrait reconstituer ma vie, comme dans un studio de cinéma. De la joie sauvage à la colère noire en passant par la fréquence d'un battement de cils, tout est intact." (p. 25)

  • "La fille qui apparut sur le palier du deuxième étage était une championne du monde de chignon... Il penchait légèrement sur la gauche, lui donnant une allure de tour de Pise. Elle était plus pulpeuse qu'une armée d'oranges et devait mesurer un bon mètre quatre-vingts. Elle toussota, c'était un bon signe. Je fis une armée en matière plutôt réussie, avec un "Bonsoir excusez-moi de vous déranger" classique et rassurant, quand soudain le perroquet se mit à siffler comme une bouilloire orgasmique. Je lui ordonnai de se taire en claquant des doigts, mais ça ne fit qu'empirer les choses. - Vous voulez quoi au juste ? demanda-t-elle en crachant la fumée de sa cigarette." (p. 33)

  • "[...] Je poursuivis mon enquête en collant des affichettes contenant l'un ou l'autre des poèmes un peu partout dans le quartier. Le vent les décollait sans prendre la peine de les lire, la pluie faisait couler l'encre comme du mascara, mais je m'accrochais à mon élan." (p. 39)

 

  • ​"[...] ce perroquet avait un flair hors pair pour repérer les filles "un peu trop jolies". Il était aimanté par la beauté, et pas n'importe laquelle. Par le charme et par la grâce, par ces femmes qui ressemblent à s'y méprendre à des pâtisseries. Il arrivait même qu'il confonde et se cogne aux vitrines de certaines boulangeries. Sa dyslexie à lui..." (p. 44)

 

  • "Ce soir-là, je ne pus me résoudre à regagner mon appartelier. Besoin d'échapper à moi-même. Arrêter de penser. Boire les étoiles au goulot était une technique pour bloquer la machine temporelle. Flouter le passé et le futur quelques heures pour se poser dans l'hyper-présent avec du whisky déguisé en Coca, du rhum caché dans les feuilles de menthe. [...] Penché au-dessus du comptoir, j'entendais les rires se planter dans mon dos. J'étais bien trop vieux pour être si con, trop jeune pour être si vieux." (p. 73)

 

  • "[...] La grande aventure d'une certaine normalité. L'ordre des choses. Les plans de chimie amusante, celle qui changeait les rêves d'enfants en rêves d'avoir des enfants. Et c'est l'intensité folle de cet espoir détruit qui me plombait aujourd'hui." (p. 75)

 

  • "Il existe des femmes dont le mystère s'évente d'un seul coup lorsqu'elles se mettent à rire. Comme si quelqu'un allumait des néons de salle de bains au milieu d'une forêt de conte de fées." (p. 91)

 

  • "Les fées-romones" (p. 92)

 

  • "Un éclair de peut-être, violemment joyeux." (p. 92)

 

  • "Je ne supportais plus de porter mes vêtements de l'année passée, du coup, en ce faux dimanche de printemps, je me présentai au rendez-vous avec la bombe d'amour en moi du présent. Un pantalon plus serré, des chaussures plus pointues, une veste plus ajustée,. Un look globalement plus aérodynamique pour se faire croire qu'on avance." (p. 117)

 

  • "Elle portait un sac de 150 kilos de doutes sur les épaules. [...] Elle avait toujours ses petits airs d'arbre en fleur, avec ce je ne sais quoi de feuille morte au fond du regard. Une douceur brûlée." (p. 118)

 

  • "- J'y arrive pas. Si je pouvais, je me couperais en deux !

      - C'est déjà ce que tu fais un peu, sauf qu'il y en a deux qui se coupent en quatre pour toi et qu'aucune des deux ne voudra d'une moitié de toi." (p. 122)

 

  • "Stopper l'amouragie." (p. 153)

 

  • "Alors je suis parti avec mes derniers sacs remplis de disques, livres, DVD et de regrets. Lourds à s'en couper la circulation sanguine au bout des doigts. Elle m'aida à les descendre dans la cage d'escalier. le taxi Espace arriva. Une bruine lustrait le pavé, on aurait dit une couche de vernis sur le trottoir." (p. 154)

 

 

Malzieu, Mathias.

Le plus petit baiser jamais recensé

Ed. Flammarion

2013/157 p.

 

Publié le 22 Janvier 2014

BD enfin empruntée à une copine :

 

 

 

La quatrième de couverture :

 

Mon ange de bleu

Bleu du ciel

Bleu des rivières

Source de vie

 

 

Mon avis :

 

Moi qui suis encore une bleue dans l'univers du neuvième art, j'ai passé un très bon moment à la lecture de cette première publication de Julie Maroh. Cette bande-dessinée m'avait déjà interpellée lors du Festival d'Angoulême en 2011 et, évidement, après la présentation de son adaptation cinématographique au Festival de Cannes, elle est devenue incontournable. Je me suis donc laissée emporter par ce récit rétrospectif tout en nuances de gris.

 

Gris, comme la fatalité qui s'abat sur nous dès la première planche : "Mon amour, quand tu liras ces lignes, j'aurai quitté ce monde". Celle qui les écrit, c'est Clémentine. Celle qui les lit, c'est Emma. Leur romance bleu pastel commence avec un regard... et des cheveux. Bleus. Clémentine, lycéenne, va tomber amoureuse d'Emma, étudiante à la chevelure et à la sexualité assumée. Elle le raconte dans son journal intime. Au-delà des aléas inhérents à toute relation, Clémentine va devoir faire face à cette passion jusqu'alors inconnue qui l'envahit... et qui signifie devoir assumer sur elle le regard pesant de la société. En effet, dans les années 90, cet amour est encore hors-norme. Les gestes et les silences ont toute leur importance dans le récit de ces premiers émois qui conduiront les jeunes filles à se couper de la famille de Clémentine et à s'installer ensemble. Elles auront à gérer bleus et vague à l'âme. Des Emma-tomes, en somme. L'amour peut-il être éternel ? Clémentine tentera de répondre à cette question dans les dernières planches retrouvant peu à peu les couleurs du temps présent : "Il est dépendant de nous".

 

J'ai apprécié lire un récit intimiste et sensuel sans être voyeuriste, aux accents à la fois fleur bleue et engagé. Le dessin fin et doux jouant sur les ombres et les mises en valeur par touches de bleu m'a séduite. Son titre est incontestablement de ceux que j'aurais aimé inventer. Par ailleurs, la couverture souple de cette BD est plutôt d'une agréable prise en main. Désormais, le plus dur pour la jeune scénariste et dessinatrice au succès imposant va être de continuer à nous plaire et à nous surprendre ! Peut-être en changeant de ton et en nous faisant une peur bleue ?

 

 

La planche du coup de foudre :

 

 

Et "La vie d'Adèle" dans tout ça ?

 

On a confirmé ma pensée en m'indiquant qu'il était intéressant de lire la BD avant de voir le film. Reste donc pour moi à découvrir les incarnations de Clémentine et Emma à l'écran. Je regarderai le film avec une belle impression de lecture en tête... mais aussi avec la retenue - voire les critiques - formulées à l'encontre de scènes de sexe crues et infidèles à l'esprit initial. Dans tous les cas, je ne manquerai pas de faire une mise à jour complémentaire à ce billet en temps voulu !

 

[Mise à jour du 15 mars 2014]

J'ai vu le film assez rapidement après avoir lue la BD mais n'avait pas pris le temps jusqu'ici de vous en rendre compte. En quelques mots : la première partie du film est sensiblement la même que celle de la BD, outre le changement de nom du personnage de Clémentine qui devient "Adèle". La deuxième partie est cependant totalement réinventée par Abdellatif Kechiche : alors que l'on comprenait dès les premières pages de la BD que Clémentine était morte, la fin du film repose sur la séparation des deux jeunes filles sans pour autant qu'Adèle tombe malade. Alors que les tensions dans le couple provenaient de l'engagement militant d'Emma et de la présence de son ex, le film met en avant les différences sociales qui s'insinuent dans leurs rapports : on voit plusieurs fois Adèle manger sans grande élégance des spaghettis bolognaise devant la télé avec ses parents. A l'inverse, lorsqu'Emma invite Adèle à partager le dîner avec ses parents, on déguste huîtres et vin blanc tout en dissertant sur le peintre Gustav Klimt. D'ailleurs, la fameuse scène où la mère de Clémentine découvre en pleine nuit Emma nue devant son frigo - ce qui déclenche une fracture familiale - a été supprimée dans le film. Abdellatif Kechiche n'a d'yeux que pour Adèle et filme tour à tour en gros plan sa bouche, ses cheveux, ses fesses... Il en émane une extrème sensualité qui à mon sens s'inscrit dans la droite ligne du travail de Julie Maroh. Ceci dit, il est vrai qu'une scène de sexe est particulièrement longue et sans filtre. Dommage, c'est une inutile incursion dans une ultra-intimité qui ne nécessitait pas d'être portée à l'écran. En revanche, les plans fiévreux du réalisateur permettent de faire ressentir au spectateur toutes les facettes de la passion amoureuse. Le film est donc une magnifique réinterpréation de la BD et nous laisse emprunt d'une douce et torturée mélancolie. Un long-métrage à la sensualité assumée à savourer sans hésiter.

 

 

 

 

Maroh, Julie.

Le bleu est une couleur chaude

Ed. Glénat

2010

 

Publié le 4 Décembre 2013

Après la sortie du premier opusla semaine dernière a été marquée par la sortie en salle

de l'adaptation du deuxième volet des aventures de Katniss, la Fille du feu.

 

Hunger games : le deuxième film

Le film dure cette fois encore près de 2h30... mais ne m'a pas fait ressentir de longueurs injustifiées. Le roman m'a paru bien adapté : on y retrouve rythme, action, émotion, tiraillements et caractère sombrement dystopique. Le film se divise, tout comme le roman, en deux grandes parties. Ceux qui disent qu'il est long à entrer dans le vif du sujet n'ont donc pas lu le livre.

 

Autant le premier film me faisait déplorer quelques approximations - notamment par rapport aux personnages masculins - autant ce deuxième opus me semble mieux mené. Malgré des effets spéciaux parfois trop lourds et des ficelles trop grosses, il n'en reste pas moins certains beaux costumes et beaux paysages. Il nous laisse sur notre fin au réveil de l'héroïne (à la Matrix reloaded), laissant percevoir la rébellion sociale qui se mettra en marche dans le troisième tome.

 

Un film à voir comme un bon divertissement plutôt qu'un chef-d'oeuvre donc, pour celles et ceux qui souhaiteraient retrouver l'univers de leur lecture comme pour ceux qui souhaiteraient découvrir le phénomène Hunger games et se laisser embraser.

 

Hunger games : le deuxième film
Hunger games : le deuxième film

 

La bande-annonce du film :