Publié le 9 Octobre 2020

Le livre

Il ne pouvait pas en être autrement. L'anniversaire de mon grand approchant, j'avais une excuse toute trouvée pour craquer sur le dernier né de la collection Mes p'tits docs de chez Milan. Et quel dernier né ! Le centième titre de la collection était l'occasion pour les éditions Milan de mettre à l'honneur la chaîne du livre et l'occasion pour moi d'évoquer avec mes enfants mon domaine d'activité. Je me suis donc procuré ce bel objet au titre doré.

 

Cette collection conçue par Stéphanie Ledu propose depuis 15 ans des documentaires narratifs destinés aux enfants de 4 à 7 ans environ. Les textes et illustrations sont instructifs, le papier indéchirable et les thématiques abordées très variées. J'ai déjà chroniqué sur le blog deux titres de cette collection (Le bébé et Le chocolat), sans parler des titres empruntés à la médiathèque, comme La police ou encore Le bricolage. Nous avons également à la maison plusieurs "Mes docs à coller" qui reprennent la trame du documentaire initial dans un format différent et avec des autocollants à coller au fil des pages pour rendre l'enfant acteur de ses découvertes (sur la plage, la piscine, les dinosaures, les pompiers, etc.).

 

Mais venons-en au titre qui nous intéresse. Dans un premier temps, le sujet du livre est abordé sous un angle historique. On remonte aux origines du livre avec l'apparition de l'écriture et de ses premiers supports. On évoque ensuite l'invention et l'évolution de l'imprimerie et ses conséquences sur la diffusion culturelle. Dans un second temps sont présentées les étapes de la création du livre jusqu'à son arrivée entre les mains du lecteur : autrement dit, ce qu'on appelle la chaîne du livre. Tout est très bien expliqué, sans fausse note. On peut d'ailleurs retrouver un poster à télécharger sur le site web créé à l'occasion de la sortie de ce livre pour s'en donner une idée. J'ai apprécié la distinction faite entre fiction et documentaire. Pour pinailler un peu, j'aime à penser qu'on aurait pu mentionner également les BCD et CDI des établissements scolaires, mais on va considérer qu'ils sont englobés sous l'entité "bibliothèque". Ce livre sur le livre est intéressant et regorge de vocabulaire (du volumen au bibliobus en passant par l'illustratrice). Je suis contente de l'ajouter aux albums de la bibliothèque de mes enfants.

 

Sur cette image est représentée une chose très étonnante. Elle n'a pas de bouche, mais te chuchote des histoires. Elle t'accompagne partout et te fait voyager même si tu restes immobile. Elle ne tombe jamais en panne...

Le livre
Pour en voir plus, rendez-vous sur Instagram !

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Publié le 2 Octobre 2020

Merci à L'école des loisirs

 

pour le partage de cette jolie fable

 

signée Caroline Solé et Gaya Wisniewski

 

 

Thao et le Hamö secret

Après leur titre couronné de succès Akita et les grizzlys, Caroline Solé et Gaya Wisniewski collaborent de nouveau à L'école des loisirs et enrichissent la collection Mouche adressée aux enfants de 6 à 8 ans.

 

Dans ce court roman, nous faisons la connaissance de Thao, un petit garçon aux joues ponctuées de taches de rousseur. Il habite avec ses parents dans une petite maison de pêcheur en bord de mer. Ces derniers, depuis plusieurs mois, entassent des cailloux dans la cave sans réussir à se mettre d’accord sur leur utilité : son père voudrait construire un muret autour du jardin tandis que sa mère préfèrerait agrandir la maison. Un soir, Thao s'endort inquiet des chamailleries de ses parents et des dégâts que pourraient causer les pierres : pourraient-elles endommager le sol de la cave ou envahir sa chambre ? En pleine nuit, il descend à la cave pour évaluer le problème. Là, il va découvrir un petit trou dans le sol et, en tentant de le reboucher, va entendre une voix s'adresser à lui ! Il va finir par plonger dans ce trou et découvrir un monde sous-marin extraordinaire. Aurélia, sa nouvelle et gélatineuse amie plancton, l'aidera à prendre du recul sur sa situation. Le lendemain, il n'en dira rien à ses parents mais eux auront quelque chose de grave à lui annoncer.

 

Caroline Solé nous explique ainsi très simplement et délicatement comment un enfant est une éponge à émotions, sensible au désamour de ses parents, mais aussi comment il peut trouver en lui une force, une réassurance. La maison sous-marine qu'il construit en rêve est le symbole du foyer, non pas au sens de la maison familiale qui n'existera bientôt plus, mais au sens des liens indéfectibles qui l'unissent à ses parents. Le foyer : Lieu où l'on fait du feu. Lieu servant d'abri à des personnes, où habite, où vit une famille. Source d'un rayonnement, lieu à partir duquel se développe, se répand quelque chose. Sans doute beaucoup d'amour.

 

La douceur colorée des aquarelles de Gaya Wisniewski illustrent l'histoire à merveille et insuffle au fil des pages une ambiance à la fois ténébreuse et lumineuse à souhait. Les illustrations s'invitent tantôt au beau milieu des caractères textuels, tantôt sur une page entière voire une double-page. On se surprend à rêver pouvoir rejoindre ce Hamö, un espace où la phosphorescence bleutée du plancton irradie dans le noir des profondeurs et où les cailloux peuvent devenir une maison où l'on dort à la belle étoile en comptant les crevettes et les poissons.

 

 

🐠

 

- Que vas-tu faire avec toutes ces pierres ? demande Aurélia, essoufflée, qui a dû attendre un courant pour le rejoindre.
- Je vais construire ma propre maison ! s'exclame fièrement Thao.

Thao et le Hamö secret
Thao et le Hamö secret
Thao et le Hamö secret
Thao et le Hamö secret