Anecdote de doc 149
Publié le 10 Septembre 2019
En cette rentrée scolaire, je reprends une activité professionnelle après une parenthèse enchantée de pouponnage. Pour être honnête, j'ai aussi pu réaliser la difficulté réelle de passer deux mois d'été H24 à gérer ses deux enfants en bas âge. L'anticipation de la reprise professionnelle est une étape délicate car on appréhende la séparation : il faut conjuguer courage, tendre détermination, sérénité et prise de recul pour laisser sa toute-petite entre les mains d'une quasi inconnue. Toutefois, la rentrée scolaire en elle-même est aussi une source de bien-être, un équilibre entre la femme et la maman qui s'ajuste enfin. Je me laisse l'opportunité de reprendre en douceur, sans objectifs démesurés. Je prends le temps de me reconnecter et d'être à l'écoute. J'entends notre cher ministre, quoi qu'on en pense, faire preuve d'une tendre poésie en nous désignant (nous, membres de l'éducation nationale) comme "un peuple de colibris". Dans les pages du Monde, je découvre le nom d'une profession en pleine essor : graphothérapeute. Au sein du lycée, je suis séduite par la présentation des travaux artistiques de certains élèves et relève ici le titre de l'exposition qui leur est consacrée : "Beau comme une rencontre fortuite". Je ne suis pas du genre à prendre des bonnes résolutions à chaque mois de janvier mais lors des rentrées scolaires je m'assigne plus ou moins consciemment un cap à suivre. Cette année, écrire. Me ménager du temps pour moi pour être mieux disponible pour les autres. Et écrire. Pour moi, pour les autres, ici et ailleurs. En jouant aussi des images et des sons. Trouver le temps d'écrire et garder en tête ces mots : élargir le champ des enthousiasmes.
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