A l'attention de tous ceux qui n'ont pas encore eu la chance de rencontrer un bon livre jeunesse
Publié le 27 Janvier 2011
Je me permets de relayer l'article d'Emmyne qui offre à lire un courrier d'Alain Serres adressé "aux critiques littéraires et à tous ceux qui n'ont pas encore eu la chance de rencontrer un bon livre jeunesse".
Il saisit ici l'occasion de répondre aux propos de François Busnel qui déclarait en novembre dernier dans l'Express : "Je n'ai jamais cru aux vertus de ce que le monde de l'édition appelle la "littérature jeunesse". Sans doute est-ce une tare, mais ce "secteur" m'est toujours apparu comme une invention marketing destinée à écouler une production souvent mièvre et à soutenir des maisons en mal de chiffre d'affaires."
Pour Alain Serres, responsable de la maison d'édition Rue du monde, la littérature jeunesse représente au contraire "une forêt de livres où l'on appréhende le monde sensible dans sa complexité et ses contradictions. De vrais livres où, dès le plus jeune âge, l'enfant élabore son point de vue, confronte ses doutes, ses hypothèses, projette sa personnalité en construction, se pense, cherche, apprend son métier de lecteur en lisant entre les lignes ou même entre le texte et l'image. Ce chemin de papier proposé aux enfants est bien celui de la littérature, loin de tout enfermement éducatif ou didactique, de toute démagogie ou condescendance."
