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Publié le 11 Septembre 2014

Un album coloré :

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

Lotte n’est pas une fille comme les autres : dès qu’elle met un pied hors de la ferme de ses parents, en pleine savane africaine, elle file dans son repaire secret retrouver son ami le toucan, Igor l’oiseau de feu - grand danseur de son état. Elle n’a peur de rien, Lotte : ni d’Achille le lion ni d’Horace l’énorme éléphant. Avec eux, elle mène une existence de pirate entre réel et imaginaire, explorations magiques et collections de trésors trouvés dans la nature. Jusqu’au jour où la rivière, la vraie, déborde encore plus que son imagination…

- Un album coloré à la gloire de l’imaginaire échevelé des enfants
- Une belle amitié entre un toucan et une enfant sauvage de la jungle
- Une aventure à suspense, qui culmine dans une émotion magnifique

 

 

Mon avis :

 

Dans cet album, on découvre l'univers exotique et chatoyant de Lotte et de son meilleur ami Igor le toucan. Lotte vit dans "une ferme reculée de la savane" avec ses parents mais elle est le plus souvent en quête d'aventures dans la jungle, où elle y a une cabane près de la rivière. L'album s'emmêle en effet quelque peu dans les paysages : on se croirait tantôt au Costa Rica, tantôt en terres africaines. En tout cas, la végétation luxuriante des illustrations colorées nous fait goûter au plaisir de l'évasion et du voyage. Lotte est une petite fille pétillante, "sauvage" comme elle aime se qualifier, débrouillarde, énergique, imaginative... et on se prend à envier sa vie insouciante de Robinson.

 

Le jour où son père lui apprend qu'une autre famille va venir s'installer à côté de chez eux, Lotte entre dans une colère noire et décide d'aller définitivement habiter dans sa cabane avec Igor. C'est sans compter sur le déluge qui s'annonce et la rivière prête à déborder... Après nous avoir transporté dans un tourbillon de couleurs, la jolie fin innatendue nous fait fondre. C'est donc un bel album auquel j'apposerais un dernier qualificatif : lu-mi-neux.

 

 

 

 

Un extrait :

 

"Tous les jours, accompagnée d'Igor, j'explore, je pars à l'aventure. Je me faufile, je grimpe, je nage et parfois même, je prends des risques."

 

 

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8/10

 

 

Bonini, sandrine.

Spiry, Audrey.

Lotte, fille pirate

Ed. Sarbacane

2014/sans pagination

 

Publié le 6 Août 2014

Un bel album découvert il y a plusieurs mois et dont je prends enfin le temps de parler :

 

 

 

La quatrième de couverture :

 

"Quand j’ai pris mon oiseau dans ma main pour la première fois, c’est qu’il s’était blessé. Il était petit alors, et son cœur dans ma main palpitait : c’était vivre. Lorsque mon oiseau chante, et il chante souvent, ce n’est pas avec des mots connus, c’est avec des mots à lui, mais je n’ai pas besoin de comprendre pour savoir exactement ce qu’il dit, et ce qu’il ne dit pas, parfois. Parce que son chant c’est lui, et lui, c’est mon oiseau."

 

 

Mon avis :

 

De magnifiques et délicates illustrations qui ressemblent à des empreintes réalisées au tampon. Un texte qui résonne de justesse et de tendresse et qui pourrait constituer les paroles d'une douce chanson. Un propos sur l'amitié et/ou l'amour qui nous touche et fait s'envoler des papillons dans notre ventre. Un premier album de Christian Demilly et Marlène Astrié chaleureux, un brin mélancolique, aérien. Il fait d'ailleurs partie de la liste des "bonnes lectures du Salon".

 

"Ce n'est pas parce qu'il est mon oiseau que je l'aime ;

c'est parce que je l'aime qu'il est mon oiseau."

 

 

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7/10

 

Demilly, Christian.

Astrié, Marlène.

Mon oiseau...

Ed. Grasset jeunesse

Coll. Lecteurs en herbe

2014/40 p.

 

Publié le 3 Juin 2014

Mi-album, mi-documentaire :

 

La science du caca

 

 

La quatrième de couverture :

 

Des fientes d’oiseaux dans la peinture, du caca de cachalot dans le parfum, des crottes de poules qui font de l’électricité... D’hier à aujourd’hui, découvre vingt utilisations étonnantes des excréments des animaux à travers le monde.

 

 

Mon avis :

 

En ces temps (passés) de polémique, je me suis offerte une petite provocation à travers la lecture de cet album vitaminé plutôt drôle et instructif. Il nous fait découvrir de surprenantes utilisations des excréments d'animaux à travers le monde et les époques. J'ai apprécié le marque-page fabriqué à partir de bouse d'éléphant joint à l'album ! Ceci dit, les informations sont lapidaires et l'album se lit relativement vite. On reste un peu sur sa faim.

 

 

Marais, Frédéric.

La science du caca

Ed. Gulf Stream

2014/sans pagination

 

Publié le 30 Mars 2014

Un album d'un format particulièrement grand,

en hommage aux soldats de la Première Guerre mondiale :

 

14-18 : une minute de silence à nos arrières grands-pères courageux

 

 

Mon avis :

 

"Chère Adèle, il n'y a plus de mots pour décrire ce que je vis". C'est sur ces mots que s'ouvre l'album. Il se poursuit par une série d'illustrations saisissantes aux tons sépia, s'enchaînant par associations d'idées : de l'obus qui explose au lapin aux aguets, du pou à la tranchée enneigée... Les portraits des poilus aux "gueules cassées" porte l'horreur à son paroxysme. Ils sont difficilement soutenables.

 

En fin d'ouvrage, on découvre une enveloppe contenant une lettre d'Adèle. Plus qu'une réponse aux mots de Gustave qui ouvraient l'album, j'ai interprété la lettre comme celle qui pouvait précéder ses mots. La femme du poilu nous fait part de son dur quotidien, de ses angoisses mais aussi de son espoir de revoir celui qu'elle aime. Elle s'inquiète du silence de Gustave "Tes dernières lettres m'inquiètent. Pourquoi tu ne me racontes plus rien ? [...] Dans ta dernière lettre, ces deux mots "ça va" m'ont glacé le sang". Elle termine par cet impératif : "RENTRE VIVANT" !

 

Feuilleter cet album revient à respecter une minute de silence. Comme l'explique l'éditeur : "Cette minute de silence correspond aux conditions presque réelles de lecture de l'album". C'est donc un véritable et percutant hommage aux soldats de la Grande Guerre, dénonçant l'atrocité de la guerre, que propose Thierry Dedieu.

 

 

Dedieu, Thierry.

14-18 : une minute de silence à nos grands-pères courageux

Ed. du Seuil

2014/sans pagination

 

Publié le 26 Mars 2014

Dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale :

 

 

 

La quatrième de couverture :

 

C'est la guerre. On voit quelque chose qui pourrait être un désert, dans lequel il y a deux trous. Dans les trous, deux soldats. Ils sont ennemis.

 

 

Mon avis :

 

Un soldat, livré à lui-même au fond de son trou, s'interroge. Il est ici depuis bien longtemps et doit faire face aux intempéries, à la faim, à la peur, à la solitude. Cette interminable attente va le mener à s'interroger sur le silence de son commandement et surtout sur l’autre, l’ennemi, celui que son manuel décrit comme une "bête sauvage". Il doit avoir une famille lui aussi. Et attendre la fin de la guerre. Non ?

 

En partenariat avec Amnesty International et l'Historial de la Grande Guerre de Péronne, les éditions Sarbacane proposent un album signé Davide Cali et Serge Bloch. Réel hymne à la paix et à la tolérance, il dénonce l'absurdité de la guerre et la manipulation idéologique. Sans ancrage historique explicite, on y retrouve tout de même une évidente référence aux tranchées de la Première Guerre mondiale. Les tenants et aboutissants humains de cette guerre de position interminable et bêtifiante sont ainsi magistralement traités dans cet album aux traits faussement naïfs. Les illustrations épurées, sur fond blanc la plupart du temps, allient traits simples, photographies et touches de kaki et de rouge. Leur simplicité apparente est au service du propos : non, la guerre n'est pas qu'une histoire de méchants et de gentils. C'est donc un album à mettre entre toutes les mains pour sensibiliser à l'importance d'éviter tout manichéïsme et prôner la bienveillance.

 

 

 

 

Cali, Davide.

Bloch, Serge.

L'ennemi

Ed. Sarbacane

2007/64 p.

 

Publié le 20 Février 2014

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La quatrième de couverture :

 

Il était une fois une jeune fille à la beauté sans pareille. Elle s'appelait Kongjwi et vivait auprès d'une méchante marâtre et de sa fille. Un jour de bal, abandonnée à son lot de corvées, Kongjwi trouve une aide inattendue et peut à son tour rejoindre la fête, parée du plus sompteux des vêtements. Mais en chemin, elle perd l'un de ses souliers de soie. Le jeune gouverneur de la province le ramasse et, subjugué par sa beauté, se met en tête de retrouver cette Cendrillon d'Asie.

 

 

Mon avis :

 

Réécriture coréenne du conte de Charles Perrault, cet album grand format aux couleurs pétillantes nous offre un monde asiatique imaginaire où se mèle traditions et féérie. La marraine la bonne fée se démultiplie, se changeant en vache noire descendue du ciel, en grenouille bienveillante et autres moineaux sauveurs. Les fameux souliers de verres de Cendrillon se transforment en ballerines de soie. L'originalité de cette version en reste là. Par ailleurs, les rôles féminins et masculins sont assez caricaturaux. Les illustrations quant à elle sont jolies et travaillées mais le rose fluo récurrent m'a paru aggressif. N'étant pourtant pas la dernière à me laisser séduire par le rose et les paillettes d'habitude, j'ai trouvé que cette utilisation du fluo n'était ici pas spécialement approprié. Un album intéressant pour accéder à une version différente du conte de Cendrillon mais loin d'être incontournable donc.

 

 

Yeong-hee, Lim

Caillou, Marie

Kongjwi, l'autre Cendrillon

Ed. Père Castor

2013/32 p.

 

 

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3/10