Celles dont je n'ai pas parlé

Publié le 23 Avril 2018

La délégation norvégienne d'Hugo Boris : une vraie déception malgré une originalité certaine. L'intrigue se traîne, les descriptions sont trop nombreuses, qui plus est dans un univers forestier et nordique qui ne me parle pas du tout. J'ai peiné à éprouver de l'empathie pour les personnages mis en scène (des chasseurs passionnés). Je me suis accrochée (en sautant des passages, ce que je ne fais que très rarement) pour le plaisir de découvrir la fin originale promise. En effet "le dernier cahier de ce livre n'est pas massicoté. Il ne s'agit pas d'un défaut de fabrication" nous prévient l'éditeur. Malheureusement, à part le geste surprenant et excitant à effectuer en arrivant à la page 265, la chute escomptée n'est pas au rendez-vous. Dommage... car à sa décharge, l'auteur a fait bien mieux depuis !

 

La délégation norvégienne

 

 

Ils vécurent philosophes et firent beaucoup d'heureux de Marianne Chaillan : parcouru seulement... et plutôt divertissant ! De Descartes à Socrate en passant par Nietzsche, nombre de philosophes sont mobilisés pour illuminer les dessins animés Disney et nous les faire redécouvrir sous l'angle d'une philosophie abordable. On peut toutefois regretter des chapitres qui font la part belle aux résumés des intrigues et ne poussent finalement pas assez loin les réflexions amorcées.

 

Ils vécurent philosophes et firent beaucoup d'heureux

 

 

L'amour après de Marceline Loridan-Ivens : une vraie déception que j'ai du mal à expliquer étant donné la renommée de cette personne. La rescapée des camps de la mort nous livre ici un surprenant récit qui revient sur les années d'après-guerre et les flirts vécus au fil des rencontres. Auto-centrée, inconséquente... sont le genre d'adjectifs qui me viennent à l'esprit pour décrire la personnalité émergeant de ces pages. J'ai abandonné ma lecture à mi-parcours, regrettant cet achat fait pour le lycée. Peut-être suis-je passé à côté du message qui semble pourtant émerger dans certains paragraphes ? Voici un extrait qui semblait prometteur : "On a commencé à sortir ensemble, à s'embrasser, se bécoter, je le laissais faire, de plus en plus pressant, je savais où nous allions, ou plutôt où il fallait aller, ça ne m'intéressait pas, ça me faisait peur, mais bien au-delà de la crainte de la première fois, bien au-delà du risque de tomber enceinte, je fuyais mon propre corps, sa mise à nu, à jamais associée pour moi à l'ordre d'un nazi, à son regard humiliant tandis qu'on nous rasait la tête et le sexe, à son verdict : la mort ou le sursis. Jamais, avant le camp, je ne m'étais déshabillée devant quelqu'un, jamais je n'avais vu le corps de femmes nues, ni celui de ma mère, ni celui de mes soeurs. J'ai découvert le mien en même temps que je l'ai su condamné. J'en ai fait une quantité négligeable. Secondaire. Il fallait juste qu'il tienne, qu'il soit sec et solide. J'ai tout vu de la mort sans rien connaître de l'amour. "

 

L'amour après

 

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

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