Publié le 2 Novembre 2026

Le Petit Nicolas : je reviens !

Avec sa manière bien à lui de regarder le monde des adultes, entouré de ses copains d'école, Le Petit Nicolas a accompagné l'enfance de plusieurs générations de lecteurs. Le retrouver pour de nouvelles bêtises et de petits événements qui, à hauteur d'enfant, deviennent de grandes aventures, c'est une douce joie. Anne Goscinny et Jean-Philippe Arrou-Vignod réussissent, au fil de douze chapitres inédits, à faire revivre cet univers avec fidélité. Les personnages conservent leur spontanéité, leur drôlerie et leur innocence qui font tout leur charme. De même, les illustrations de Fursy Teyssier prolongent joliment cette impression de retrouvailles. Dans la lignée du trait de Sempé, elles préservent l'expressivité et la tendresse qui participent tant au charme du Petit Nicolas.

 

Pour autant, le monde de notre petit écolier évolue. L'école devient mixte : une joyeuse et audacieuse bande de filles fait son entrée dans la classe et dans la cour de récréation, venant bousculer les habitudes des inséparables copains. Et le changement ne s'arrêtent pas aux portes de l'école : à la maison aussi, l'organisation quotidienne se modifie car désormais, Maman travaille aux Galeries Modernes. Voilà qui permet à Papa de démontrer ses facultés d'adaptation.

 

J'ai particulièrement apprécié la manière dont ces nouveautés s'intègrent naturellement à l'univers du Petit Nicolas. Elles accompagnent les évolutions de la société et renouvellent les ressorts comiques, sans jamais sacrifier ce qui fait le charme de la série. Les auteurs ne cherchent pas à transposer Nicolas dans notre monde moderne, avec ses écrans et ses préoccupations contemporaines. Ils font évoluer son univers de l'intérieur, en respectant son atmosphère et son époque. Le monde autour de Nicolas évolue, mais Nicolas, lui, reste délicieusement fidèle à lui-même.

 

Papa a replié son journal et m'a assis sur ses genoux.
- Tu sais, Nicolas, il a dit, les filles, on s'en fait toute une histoire. Mais finalement, regarde : ta maman et moi par exemple, on ne fait pas un si mauvais binôme que ça, tu ne trouves pas ?
Il m'a passé la main dans les cheveux avant d'ajouter :
- Pour la géographie, inutile de demander à ta mère, elle ne sait même pas replier une carte Michelin. Alors apporte-la-moi, cette leçon, qu'on l'apprenne une bonne fois pour toutes.

Le Petit Nicolas : je reviens !
Le Petit Nicolas : je reviens !
Le Petit Nicolas : je reviens !
Le Petit Nicolas : je reviens !

Rédigé par Nota Bene

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