Publié le 12 Mars 2021

  • Contes à croquer d'Alain Gaussel et Caroline Dall'Ava, paru en 2020. Simplement feuilleté, n'ayant pas attiré mon grand.

 

 

 

  • L'été des Perséides de Séverine Vidal dont la parution initialement prévue en 2020 a été reportée à janvier 2021. Je n'ai lu que les premières pages et ne me prononce donc pas sur ce roman pour adolescents.

 

 

 

  • Petite sœur d'Iris de Moüy : un album jeunesse sur le thème de la fratrie paru en 2014 à L'école des loisirs. Il nous parle d'un garçon devenu grand frère qui a hâte de pouvoir jouer avec sa petite sœur. Il lui donne alors patiemment son biberon, lui fait boire du lait, beaucoup de lait, en espérant la voir vite grandir. Au fur et à mesure des pages, la simple silhouette en noir et blanc du jeune garçon évolue dans des décors plus élaborés et colorés, enrichit par la présence de sa petite sœur devenue suffisamment grande pour l'accompagner dans ses jeux. Ils rêvent ensemble à des créatures et des voyagent extraordinaires. Et finalement, la plus douce et précieuse des aventures, c'est de s'endormir ensemble.

 

 

 

  • Dans l'enclos des hanches de Lysiane Rakotoson : un recueil de poésie sur le thème de la maternité. L'autrice évoque son vécu de la grossesse, de l'accouchement puis de la rencontre avec son enfant dans ses premières semaines de vie. Pour tenter de dire l'incroyable et l'indicible en mêlant douceur et violence de l'attente. Une langue sophistiquée et imagée qui a été difficile d'accès pour moi et ne m'aura pas transportée.

 

 

 

  • Même les monstres rangent leur chambre de Grégoire Mabire et Jessica Martinello : un album jeunesse qui vient de paraître aux éditions Mijade mais qui ne nous aura pas séduit, que ce soit au niveau des illustrations comme du propos. Je l'ai trouvé peu amusant, trop didactique ou moralisateur, autrement dit sans finesse. En outre, la chambre du petit garçon dont il est question dans l'histoire est pleine de jouets plutôt genrés. Pas une poupée ou une corde à sauter à l'horizon.

 

 

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

Partager cet article

Publié le 10 Mars 2021

Florida

Merci aux éditions Finitude pour le partage

 

de ce roman tout juste paru

 

 

Qu'elle n'a pas été ma surprise, après les confidences d'Olivier Bourdeaut au printemps 2018, de prendre connaissance de la sortie de son dernier roman ! Mes yeux ont pétillé à la lecture du communiqué de presse. Après la fantaisie mélancolique de son premier roman En attendant Bojangles et celle plus polardeuse de Pactum Salis, l'auteur revient avec un roman musclé qui s'épanouit dans la démesure.

 

Dans un style direct, presque essoufflé, Elizabeth nous raconte son histoire. Dans les années 1990, en Floride, sa mère l'inscrit pour son septième anniversaire à un concours de mini-miss. Elle le remporte, pour son plus grand malheur... À partir de ce premier concours, son corps ne lui appartient plus. Sa mère, durant plusieurs années, chaque week-end, met toute son énergie à tenter de faire remonter sa princesse sur la première marche du podium. Répétition des discours, des chorégraphies, séances de coiffure, d'épilation, de manucure, opération des oreilles... Les rouages de l'immodéré prennent place. La fillette ressent de plus en plus de rancœur envers celle qu'elle appelle "la Reine mère" et son "Valet" de père inconsistant. Un jour, elle trouve le courage de manifester son dégoût et sa colère. Pourtant, le mal est fait. Adolescente puis jeune adulte, confrontée aux désirs qui s'éveillent et dévorée par le besoin de reconnaissance de sa souffrance, elle tombe dans d'autres formes de démesure. Elle prend du poids et s'enlaidit. Maigrit et séduit. Puis, encouragée par le hasard d'une rencontre avec un aspirant photographe prénommé Alec, devient bodybuildeuse. Elle rejette le culte du corps féminin hyper-sexualisé qu'on lui a imposé dans son enfance. Elle tente de s'approprier un corps victime d'une ambition par procuration en le malmenant, différemment mais autant que dans son enfance : il devient musclé, façonné jusqu'à en être dénaturé, étrangement laid. L'histoire, à la fois grotesque et tragique, rend compte du cheminement d'une jeune femme partagée entre tristesse et colère, amour et haine de son image, obsession et reconstruction. Elle cherche de l'aide. Elle interpelle d'ailleurs le lecteur à de nombreuses reprises.

 

Olivier Bourdeaut, par le biais de cette satire d'une société glorifiant l'apparence, se met à nouveau dans la peau d'un jeune narrateur en proie à la folie maternelle. Pour autant, il se réinvente avec un style plus cru, plus féroce. C'est ambitieux, douloureux, cynique, dérangeant et pourtant, la fin laisse entrevoir de la lumière. En un mot : c'est réussi.

 

 

Si je n'étais pas assez belle pour gagner, il fallait que je devienne plus sexy, plus femme, plus provocante, en clair que je devienne plus excitante. Sur les photos de mon avant-dernier concours, c'est bien simple, je ressemble à une pute, une pute de douze ans. Et sur une de ces photos, ma souteneuse me tient par la main, et elle a de ces yeux, mon Dieu, de ces yeux. Si vous pouviez voir cette image, ça m'éviterait d'écrire tous ces mots.

Avant d'arriver au concours, nous sommes passées devant un cirque. Nous nous sommes arrêtées en face le temps d'un feu rouge. A l'entrée, il y avait des manifestants avec des pancartes qui parlaient de bien-être animal. Un slogan m'accroche l’œil : la souffrance derrière les paillettes. Lorsque nous sommes arrivées dans mon dernier château moche, il n'y avait pas de manifestants, ni de pancartes,. C'est la seule fois de ma vie où j'ai envié une otarie.

«Des seins, des sens et des poils, voilà ce qui tombe sur le corps d’une adolescente. Du sang, voilà ce qui tombe du corps d’une adolescente. La belle affaire, on a déjà beaucoup de choses à gérer, on est débordée, devoirs scolaires, alimentation, ambiance à la maison et paf voilà plein de gros dossiers sur le bureau.

Le diable dans sa grande perversité nous a dotés d'organes génitaux et d'une libido, le paradis. Dieu dans sa grande générosité nous a fourni une cervelle et un cœur, l'enfer.

Mon image se résume à des chiffres bleus lumineux entre mes doigts de pieds et les chiffres ne sont jamais bons, ce n'est jamais suffisant, c'est toujours trop, c'est l'histoire de l'engrenage. Cette insatisfaction permanente crée la hargne nécessaire pour continuer, mais rapidement j'ai l'impression de ne plus progresser. Je souffre, je jouis, je brûle mais je stagne. En treize mois, j'ai gagné cinq kilos de muscles.

Tu sais quoi, t’as qu’à l’écrire, ta vie, les gens adorent ça, lire les malheurs des autres, ça les fait bander de voir combien les autres ont dégusté. Elizabeth Vernn à l’infini, voilà le titre de tes mémoires, de mini-miss à mini-monstre. Tu va faire un carton. Pauvre petite fille, papa maman méchants avec moi, alors moi me faire vengeance. Moi, toute musclée, moi plus belle du tout. Oui, j’étais trop belle, c’était mon problème vous comprenez. Oh, mais c’est grave tout ça, vous voulez en parler. Oui oui, j’ai écrit un livre pour tout expliquer. Passionnant, je vais l’acheter, ça me changera d’Alexandre Dumas.

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

Partager cet article

Publié le 7 Mars 2021

 

 

La plus belle crotte du monde

Voici un album de Marie Pavlenko et Camille Garoche paru en septembre dernier chez Little Urban. L'occasion d'un anniversaire à venir était trop belle : j'ai craqué pour ce récit à la fois beau, drôle et engagé pour la cause animale !

 

"𝒟𝒶𝓃𝓈 𝓁𝒶 𝒸𝓁𝒶𝒾𝓇𝒾𝑒̀𝓇𝑒 𝒹𝓊 ℬ𝑜𝒾𝓈 𝒹𝑒𝓈 ℱ𝑒́𝑒𝓈

𝓈𝑒 𝓇𝑒́𝓊𝓃𝒾𝓉 𝓊𝓃𝑒 𝒸𝓊𝓇𝒾𝑒𝓊𝓈𝑒 𝒶𝓈𝓈𝑒𝓂𝒷𝓁𝑒́𝑒.

𝒬𝓊𝒾, 𝒹𝑒 𝓁𝒶 𝒷𝑒𝓁𝑒𝓉𝓉𝑒 𝑜𝓊 𝒹𝓊 𝓇𝑒𝓃𝒶𝓇𝒹, 𝒹𝓊 𝒷𝓁𝒶𝒾𝓇𝑒𝒶𝓊 𝑜𝓊 𝒹𝓊 𝓅𝓊𝓉𝑜𝒾𝓈,

𝒻𝒶𝒾𝓉 𝓁𝑒𝓈 𝓅𝓁𝓊𝓈 𝒷𝑒𝓁𝓁𝑒𝓈 𝒸𝓇𝑜𝓉𝓉𝑒𝓈 𝒹𝓊 𝓂𝑜𝓃𝒹𝑒 ?"

 

La magnifique couverture du livre avec son amusant titre au relief cuivré laisse place à une histoire tout aussi délicieusement malicieuse. Le récit s'ouvre sur une souris fière de sa minuscule crotte et qui met au défi l'écureuil de faire au moins aussi bien. S'ensuit alors un concours de la plus belle crotte au fur et à mesure du regroupement inopiné des animaux (de plus en plus gros) de la forêt. On apprend ainsi à nos dépends que celles de la belette forment des tortillons, que celles du putois sont compactes et bosselées, que le cerf est capable de déposer "un monticule dodu" sur un lit de mousse. Les illustrations, foisonnantes, mettent en valeur les couleurs automnales de la forêt et divers détails à observer au fil des pages : du scarabée à l'escargot en passant par les champignons, fougères et autres éléments de la faune et de la flore. Soudain, un épervier met fin à l'enthousiaste discussion de l'assemblée : un chasseur est là, fusil à l'épaule, prêt à tirer ! Une double-page nous le présente sur un agressif fond rouge. S'ensuivent des pages sans décor, sur fond blanc, focalisées sur la silhouette du chasseur. Puis, les douces et chaleureuses couleurs de la forêt réapparaissent sur la dernière double-page pour la "chute"... que je vous laisse découvrir. Sur un ton léger et enjoué, l'album se révèle clairement engagé pour la protection des animaux.

 

Un album coup de cœur qui mérite de rejoindre l'étagère des incontournables de la littérature jeunesse tel que La petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête. Un concentré d'espièglerie à découvrir sans hésiter à partir de 4 ans environ.

 

La plus belle crotte du monde
La plus belle crotte du monde
La plus belle crotte du monde
La plus belle crotte du monde

Publié le 4 Mars 2021

L'anomalie

Avec ce qu'on disait du dernier Prix Goncourt, "fusion de tous les romans de genre" écrit par le président de l'association de l'OuLiPo qui souhaitait "donner un sentiment de complétude" au lecteur, je m'attendais à être conquise. Il m'est finalement délicat d'en parler car je ne sais pas très bien ce que j'en pense ! Ou plutôt si, bien que l'ayant lu avec intérêt, j'ai été déçu par le dénouement : tout ça pour ça ? Les dernières lignes forment un calligramme obscur dont on devine une forme de sablier évoquant l'égrainement du temps. C'est original mais peu éclairant. On reste sur sa fin. En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d'hommes et de femmes, tous passagers d'un vol Paris-New York. Cet avion se pose deux fois, à trois mois d'intervalle, la première fois en mars et la seconde en juin. Tous les passagers ont donc un double. L'administration américaine s'affole. Le roman offre une galerie de neuf personnages dont le point commun est ce vol en question : du tueur à gages au chanteur nigérian homosexuel en passant par l'écrivain sans succès et le couple au bord de la rupture. D'abord assez intrigante, l'histoire vire à une succession de clichés décousus et une explication peu plaisante. Évidemment, Hervé Le Tellier sait écrire, mais on s'agace de la multiplicité des genres et des personnages, auxquels j'ai eu du mal à m'attacher. Un roman qui peut plaire à certains mais qui ne valait peut-être pas un tel écho.

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

Partager cet article

Publié le 25 Février 2021

Anne de Green Gables (T.2) : Anne d'Avonlea

Merci à Monsieur Toussaint Louverture

 

pour le partage de ce roman

 

paru ce mois-ci

 

 

Voici le deuxième tome (tome 1 par ici), dans une réédition magnifiquement travaillée, de la célèbre série anglo-canadienne Anne de Green Gables. Cette nouvelle traduction d'Isabelle Gadoin est proposée dans un véritable écrin de papier pour lequel rien n'a été laissé au hasard : de la qualité du grammage aux finitions chatoyantes de la couverture. Tout est là pour réjouir les amoureux de l'objet-livre et leur faire trouver une place de choix dans leur bibliothèque à l'héroïne Anne Shirley. L'objet relié et cartonné est sophistiqué, alliant tradition et modernité.

 

Anne, c'est une jeune orpheline rousse aux yeux verts débarquée dans le village d'Avonlea, sur l'Île-du-Prince-Edouard, dans sa famille d'accueil. Dans le tome 2, elle a 16 ans et est devenue institutrice. Entre son travail auprès des élèves et l'arrivée de Davy et Dora, jumeaux de six ans que sa mère adoptive Marilla recueille après le décès de leur propre mère, Anne va encore se retrouver dans des situations cocasses où son imagination et son humour lui seront bien nécessaires. Elle fera de nouvelles rencontres (avec le voisin Monsieur Harrison, Mademoiselle Lewis ou encore Paul, un de ses élèves). Toujours aussi romantique, pétillante et pleine de projets - celui de fonder la Société d'amélioration du village d'Avonlea notamment - nous la suivons pendant deux années de sa vie de jeune femme. Elle continue de décrire avec une densité poétique séduisante la nature l'environnant. Amitié, féminisme involontaire, démantèlement des préjugés sont quelques uns des thèmes phares du roman. Une lecture enthousiasmante et vivifiante. Et pour ceux qui voudraient la découvrir autrement : Anne with an "E" est en ce moment proposé sur Netflix.

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

Partager cet article

Publié le 22 Février 2021

Je veux le même !

𝑷𝒐𝒖𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒔'𝒊𝒅𝒆𝒏𝒕𝒊𝒇𝒊𝒆𝒓 𝒂̀ 𝒖𝒏 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒂𝒈𝒆 𝒅𝒆 𝒇𝒊𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒄'𝒆𝒔𝒕 𝒔𝒂𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒒𝒖'𝒐𝒏 𝒆𝒙𝒊𝒔𝒕𝒆 𝒂𝒖𝒙 𝒚𝒆𝒖𝒙 𝒅𝒖 𝒎𝒐𝒏𝒅𝒆. Quand on a la peau couleur chocolat ou caramel, les cheveux crépus ou les yeux bridés, il est légitime de se chercher des modèles. Cantonner les personnages "non-blancs" à une représentation d'étrangers exotiques s'est invisibiliser une partie de la population occidentale. Parce que la diversité imprègne notre société, un couple de parents congolais résidant en Suisse a décidé que leurs filles devaient trouver des personnages de fiction référents ayant les mêmes caractéristiques physiques qu'elles. Dans cette perspective, ils viennent tout juste de donner naissance aux éditions Beth story, qui défendent des valeurs telles que le multiculturalisme, la tolérance et l’ouverture d’esprit. Pour déconstruire les stéréotypes et favoriser l'acceptation de soi, quoi de mieux que de mettre entre les mains de tous les enfants des albums aux petits héros divers et variés ? Belotie Nkashama (à l'écriture) et Amélie Buri (pour les illustrations) se sont donc attelées à cette tâche. J'ai le plaisir de vous présenter leur premier album jeunesse : 𝑱𝒆 𝒗𝒆𝒖𝒙 𝒍𝒆 𝒎𝒆̂𝒎𝒆 !

 

D'un petit format facilement manipulable, le livre propose un récit s'inscrivant dans le quotidien d'une famille ainsi qu'un petit jeu sur la dernière page. Plus qu'une simple histoire, 𝒍'𝒂𝒍𝒃𝒖𝒎 𝒑𝒆𝒓𝒎𝒆𝒕 𝒂𝒖𝒙 𝒆𝒏𝒇𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒏𝒐𝒊𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝒔'𝒊𝒅𝒆𝒏𝒕𝒊𝒇𝒊𝒆𝒓 𝒆𝒕 𝒂𝒖𝒙 𝒆𝒏𝒇𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒃𝒍𝒂𝒏𝒄𝒔 𝒅𝒆 𝒔𝒆 𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒕𝒆 - 𝒔𝒂𝒏𝒔 𝒆𝒏 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒖𝒏 𝒔𝒖𝒋𝒆𝒕 𝒆𝒏 𝒔𝒐𝒊 - 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒅𝒊𝒗𝒆𝒓𝒔𝒊𝒕𝒆́ 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒄𝒊𝒆́𝒕𝒆́. Les petites filles présentées dans l'album, tout comme leur papa, portent des tenues occidentales classiques et évoluent dans un environnement qui n'est pas marqué culturellement (par rapport au repas servis, aux jouets...). En revanche, on peut noter le turban et l'écharpe colorées de la maman portant un troisième enfant sur son dos. Mon grand n'a pas du tout commenté la couleur de peau des personnages. Par contre, il m'a demandé à plusieurs reprise qui était qui : les prénoms des petites filles ne sont en effet pas courant.

 

Ces petites filles, parlons-en ! Il s'agit de 𝑲𝒂𝒃𝒊𝒃𝒊 𝒆𝒕 𝑴𝒃𝒊𝒚𝒂. Deux sœurs dont la plus petite vient de fêter son anniversaire. 𝑲𝒂𝒃𝒊𝒃𝒊 est ravie d'essayer son nouveau vélo avec son papa. Sa sœur en est un peu envieuse. Une fois à table pour le dîner, c'est au tour de 𝑲𝒂𝒃𝒊𝒃𝒊 d'être jalouse de 𝑴𝒃𝒊𝒚𝒂 : elle voudrait le gobelet rose de sa grande sœur ! Papa propose alors un jeu : à partir de maintenant, les filles devront s'échanger toutes leurs affaires. Ainsi, "les jouets de l'une deviendront ceux de l'autre". Les fillettes sont enthousiastes. Pourtant, le jeu ne va pas s'avérer s'y drôle...

 

Les thèmes de la jalousie, du partage et aussi implicitement de l'âge nécessaire pour jouer à tel ou tel jeu sont au coeur de l'histoire. On sent que le texte a fait l'objet d'attention. Le vocabulaire est varié (vélo / bicyclette, "fait mine de", ...). Les illustrations simples et colorées permettent de facilement se projeter dans le quotidien de la famille. On peut même prolonger le plaisir de la lecture avec des coloriages disponibles sur le site de l'éditeur. Le livre est par ailleurs disponible en version numérique et traduit en plusieurs langues (anglais, portugais, lingala, etc.). De quoi diffuser le modèle de ses jolies petites filles aux cheveux crépus au-delà de nos frontières.

 

𝑬𝒕 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒊𝒃𝒖𝒆𝒓 𝒂̀ 𝒔𝒂 𝒅𝒊𝒇𝒇𝒖𝒔𝒊𝒐𝒏,

𝒑𝒂𝒓𝒄𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒋𝒆 𝒅𝒆𝒗𝒊𝒏𝒆 𝒒𝒖𝒆 "𝒕𝒖 𝒗𝒆𝒖𝒙 𝒍𝒆 𝒎𝒆̂𝒎𝒆 !",

𝒓𝒆𝒏𝒅𝒆𝒛-𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒔𝒖𝒓 𝒎𝒐𝒏 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒕𝒆 𝑰𝒏𝒔𝒕𝒂𝒈𝒓𝒂𝒎 :

𝒍𝒆𝒔 𝒆́𝒅𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝑩𝒆𝒕𝒉 𝒔𝒕𝒐𝒓𝒚 𝒎𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒎𝒆𝒕𝒕𝒆𝒏𝒕

𝒅𝒆 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒈𝒂𝒈𝒏𝒆𝒓 𝒖𝒏 𝒆𝒙𝒆𝒎𝒑𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒂̀ 𝒍'𝒖𝒏 𝒐𝒖 𝒍'𝒖𝒏𝒆 𝒅'𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒗𝒐𝒖𝒔 !

 

Je veux le même !
Je veux le même !