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Publié le 19 Janvier 2026

Le livre à peindre

Juste pour le plaisir du ℬeau .☆´٭.❀•.

 

Un livre élégant. Un livre réconfortant. À feuilleter et à peindre pour explorer avec poésie les couleurs. Se laisser surprendre par cette petite aventure joyeuse et douce des camaïeux et des harmonies. Se délecter des noms même des nuances de couleurs : ardoise, fauve, perle, terre d’ombre, azur, roi, turquoise, abricot, aubergine, fushia, bordeaux, grenat, vermillon, sapin, ocre, bonbon, cuisse de nymphe, framboise…

 

De belles illustrations, quelques citations (de Proust, Flaubert, Matisse…), des pages d’exploration guidée, pour débutants comme confirmés, pour apprendre et se détendre, que je n’ai pas encore osé mouiller.

 

Un ℬijou de ma ℬibliothèque signé Théa Méneur et dont je vous dévoile quelque peu l'intérieur sur Instagram.

 

Le livre à peindre

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

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Publié le 15 Décembre 2025

Les tops de 2025

Voici mes coups de cœurs littéraires de l'année

 

 

  1. La très catastrophique visite du zoo de Joël Dicker 
  2. Les promesses orphelines de Gilles Marchand 
  3. Où les étoiles tombent de Cédric Sapin-Defour 

 

Au printemps, j'ai adoré lire les aventures de Joséphine et le comique de situation plein de malice et de tendresse de Joël Dicker. Je recommande son livre à tous, petits (à partir de 8 ou 9 ans) et grands. J'ai aussi été pleine de gratitude pour Gilles Marchand qui m'a permis de m'évader dans l'histoire de vie et d'amour de Gino, pendant les Trente glorieuses. Et à défaut de mieux comprendre où nous allons, j'ai mieux compris d'où nous venions. Enfin, j'ai trouvé des mots qui résonnent, et peut-être qui soignent, en lisant le témoignage émouvant de Cédric Sapin-Defour. J’ajoute à ma liste d’incontournables deux livres un peu à part et pas encore chroniqués ici : le recueil de poésie de Marion Fritsch L’amour, les mots, la vie et Le livre à peindre de Théa Meneur.

 

Et pour retrouver mon top de 2024 c'est par ici.

 

Publié le 31 Octobre 2025

Les promesses orphelines

Qu'est-ce que réussir sa vie ? C'est sur cette question que s'ouvre le nouveau roman de Gilles Marchand (dont j'ai déjà lu Des mirages plein les poches et Le soldat désaccordé). Le point de départ de l'écriture de ce roman d'amour au long court : le projet français de construction d'un aérotrain, qui aurait pu révolutionner l'histoire des transports.

 

Gino, fils d'immigré italien, va grandir et vivre pendant les Trente glorieuses, cette folle époque où tout semblait possible : aller sur la lune, remplir son chariot de supermarché d'aliments surgelés, s'équiper d'un lave-linge, construire un aérotrain... Nous le suivons tout au long de sa vie à partir de ses dix ans et de son arrivée dans la campagne orléanaise. Gravitant autour de lui, nous faisons connaissance avec ses parents, son frère, sa "tante", Roxanne, les habitués du café du village. Nous croisons aussi des personnages qui ont réellement existés, notamment Jean Bertin, ingénieur, et Daniel Ermisse, pilote de l'aérotrain. Le récit est entrecoupé de pages de "réclame" : d'authentiques textes de publicités d'époque où l'on peut constater la foi dans le progrès technologique mais aussi la misogynie ambiante. Gino se passionne pour les avancées techniques de son temps et, plus encore, il est épris de Roxanne, qui elle, a des envies de théâtre et de cinéma. Ils se sont "rencontrés dans une boule à neige", à la fête foraine annuelle. Et Gino, doux rêveur, décide qu'elle sera la femme de sa vie. S'accrochant à l'intuition de son cœur et à ses idéaux de progrès. Il fera tout "pour en être" de ce projet de train révolutionnaire évoluant sur coussin d’air. Et les coupures de journaux alimenteront son enthousiasme tout comme les connaissances du lecteur. Sa fraîcheur et sa modestie charment le lecteur. Car Gilles Marchand sait fabriquer des personnages attachants, à la fois pleinement dans leur époque et un peu en marge de celle-ci. Les Trente glorieuses, dans ses changements de mode de vie, sa musique et ses espoirs, sert de décor à l'histoire mais résonne aussi particulièrement pour la génération d'après. Comme l'auteur, j'ai grandi dans un monde où tout cela était acquis. Le progrès a pris le nom d'internet. Et aujourd'hui résonnent des mots plus inquiétant qu'inspirant, comme "intelligence artificielle" ou "perturbateurs endocriniens". Alors, la question de "la dame de l'Institut français d'opinion publique" venant régulièrement s'enquérir du degré de bonheur des personnages nous est aussi posée à nous, lecteur : "Diriez-vous que vous êtes très heureux, assez heureux ou pas très heureux ?".

 

Une écriture justement belle et rythmée se met au service d'une histoire de vie et d'amour qui nous raconte aussi une époque. On vibre avec Gino et on comprend un peu mieux de quoi peut être fait le bonheur.

 

Je savais que je ne serais pas celui qui irait dans l’espace, mais je voulais être de ceux qui allaient lancer la fusée. J’étais prêt à gratter l’allumette, à appuyer sur le bouton, et tant pis si la lumière allait sur les autres.
Et j’ai touché du doigt l’inatteignable.
Et le progrès s’est pris un choc pétrolier dans la gueule.
Et puis un TGV.
Tout ça, c’est un peu la même histoire.
C’est la mienne, en tout cas.
J’ai failli réussir ma vie.

Mon enfance s’est achevée comme ça. Des étés très longs, des hivers très longs. Les années 1950 se terminaient, les années 1960 s’apprêtaient à débouler, tapies dans un angle du calendrier. Le monde continuait de changer à toute allure. Je le contemplais depuis la fenêtre de ma chambre. J'ai eu douze ans, j'ai eu treize ans, j'ai eu quatorze ans. Même champ, mêmes arbres, mêmes nuages paresseux dans le ciel. Et pourtant, partout ailleurs, c'était la course au progrès. On parlait d'acheter un téléviseur, un aspirateur, un lave-linge.
On nous disait qu'il fallait être heureux. Alors, on tâchait de l'être pour ne pas fâcher la vie.

Nous nous sommes rencontrés dans une boule à neige. Une boule à neige avec un couple de danseurs à l’intérieur.

Il a sorti une bouteille de champagne qu'il gardait depuis des années pour fêter ça. Je n'ai pas pu m'empêcher de rire : Gino avait une fête en réserve. C'est cela peut-être la clef du bonheur : garder une bouteille au frais parce que l'on sait que la fête viendra.

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 20 Octobre 2025

Voyage voyage

Voici ma quatrième lecture de la rentrée littéraire. Un court roman signé Victor Pouchet, dont la première de couverture est illustrée par un photomontage de Clémentine Mélois.

 

Orso et Marie s'aiment mais se heurtent à un chagrin brutal. Pour "se changer les idées", Orso les lance dans un road-trip improvisé dans leur vieille Renault 21 Nevada aux sièges plein de miettes, tentant de déjouer la tristesse par l'absurde. Tout plutôt que l'attente et le désoeuvrement. Jusqu'à visiter le musée du Poids, le musée de l'Amiante, Lourdes ou encore Saint-Tropez. Ce roman d'amour et de petite aventure est un mélange de drôlerie, de lumière et de tendresse. Ses protagonistes se demandent comment continuer à éprouver de la joie malgré l'insouciance qui s'en va. Pour apprivoiser leur douleur, celle de ne peut-être jamais connaître la parentalité, pas de recette miracle, mais une confiance l'un envers l'autre. Cette échappée douce-amère, non pas en thalasso ou sur les plages de Sardaigne mais au grès de haltes dans des musées incongrus et des hôtels de zones industrielles, est synonyme pour eux de délicatesse, de décalage et de résilience. Ils trouveront un certain début de réconfort en laissant un temps derrière eux les impératifs professionnels et la maltraitance médicale, et en allant à la rencontre, comme le dit l'auteur, d'un "merveilleux de proximité".

 

Pour qu’une rencontre amoureuse advienne, il faut un accident. Il en existe toute une variété, allant du plus minime (deux regards se croisent dans le métro) au plus sensationnel (pour sauver le monde d’une attaque extraterrestre, une biologiste surdouée doit collaborer avec un ancien agent du Los Angeles Police Department, un faut bourru au cœur tendre). Disons que la première entrevue entre Marie et Orso, cinq ans plus tôt, se situait quelque part entre les deux.

Le professeur poursuivait : pendant longtemps, les variations de mesure étaient grande d'une province à l'autre. Pour s'assurer qu'un volume de seigle à Paris soit identique à un volume de seigle à Clermont-Ferrand, que le seigneur ne se fasse pas léser lors lors du paiement des impôts sur la tonne de sel et le boisseau de chêne, il était impératif de trouver un système fiable. Des scientifiques avaient alors eu l'idée d'inventer le kilo, puis le litre, puis des moyens de plus en plus précis pour mesurer tout cela. Marie faisait de son mieux, mais elle avait du mal à suivre. Pourrait-on faire un tableau d'équivalence du poids des choses qui nous arrivent ? Quel poids avait sa tristesse par rapport aux autres tristesses du monde ? Et quelle balance utiliser pour le savoir ?

Marie, elle non plus, n'aurait pas su dire exactement quel avait été le plus beau jour de sa vie. A cette question, les gens répondent en général du tac au tac "le jour de la naissance de mes enfants", et elle éprouvait plus douloureusement encore le fait de ne pas en avoir. Elle avait des souvenirs heureux, bien sûr, mais connaîtrait-elle un jour le plus beau ? (...) Il s'était souvenu que, le dimanche matin, il se levait parfois un peu plus tôt qu'elle. Il lui apportait un café au lit, l'embrassait sur les lèvres pour la réveiller. (...) Quand leurs jambes tiraient un peu, ils remontaient chez eux, et c'était bien de rentrer, fatigués de bonne fatigue, de danser en chaussettes sur le parquet ou de s'affaler sur le canapé en mangeant des choses piochées au hasard dans le frigo.

Suite ci-après

"C'est un dimanche ultra-dominical", disait Orso. Et peut-être que ce jour-là, dont il semblait pourtant y avoir si peu à dire, était le plus beau de leur vie.

Quand on aperçoit enfin une étoile filante après avoir attendu longtemps le dos collé dans l'herbe froide, quand 11h11 s'affiche sur l'écran de notre téléphone, quand on jette une pièce au fond d'un puits, quand on a frotté comme il le fallait la lampe enchantée et qu'un génie en surgit, quand on réussit à deviner sur quelle joue est tombé notre cil, quand on dit tous les deux les mêmes mots en même temps, quand on a un pigeon d'intercession entre les mains, il convient de formuler un voeu. C'est alors qu'on hésite. Il ne faut pas se tromper, car il arrive que ces voeux se réalisent. Qu'est-ce qu'on peut souhaiter pour de vrai et pour toute la vie ? Que les gens qu'on aime nous aiment et continuent à nous aimer. Qu'aucun d'eux ne souffre ni ne meure.

Suite ci-après

Qu'il fasse beau à l'automne pour la fête sur les quais. Qu'on ait la chance de voir un jour ces paysages du bout du monde qui sont pourtant au bout du monde. Que l'opération encore à venir se passe bien et que les médecins soient gentils. Que ça aille très vite mieux ensuite et pour toujours. Que les mirabelles du jardin soient nombreuses et extrêmement sucrées. Que nos désirs très impossibles le soient un peu moins. Que les malheurs se dissolvent dans des phrases insensées et qu'on continue à rire au mauvais moment. Que les murs de la maison tiennent malgré le vent. Que l'argent coule à flots et que la banque nous rembourse les agios. Qu'on sache transformer nos peines en histoires et que d'autres histoires remplacent les précédentes.

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 3 Octobre 2025

Où les étoiles tombent

Où les étoiles tombent est le deuxième livre de Cédric Sapin-Defour, auteur de Son odeur après la pluie qui avait fait parler de lui en 2023 et qui évoquait sa relation avec son chien Ubac. Ici encore, il s'agit d'un récit intime, bouleversant, qui raconte le jour où sa compagne Mathilde a été victime d'un accident de parapente et les mois qui suivront pour elle et lui, en tant qu'aidant inquiet, dévoué, admiratif aussi. Car, comme le disent les italiens pour parler des étoiles filantes, les étoiles tombent. Mais elles continuent de briller.

 

En août 2022, au nord-est de l'Italie, le couple, féru de sport et d'évasion en montagne, s'élance dans les airs. Mais Mathilde va rapidement chuter. Le récit revient sur les minutes et les heures de ce jour noir, tout en étant entremêlé du récit des jours d'après. Les allers-retours temporels permettent ainsi une respiration bienvenue. Au départ, Mathilde est dans le coma, polytraumatisée, avec notamment 11 vertèbres et 20 côtes cassées. On ne sait si elle pourra remarcher. De son côté, Cédric est évidemment en proie au désarroi, à l'angoisse, à la culpabilité, à la peine. Et il commence à consigner leur quotidien dans un carnet de bord. Soutenu par l'amour et l'amitié. C'est bien écrit, d'un ton juste et humble. C'est l'histoire d'une reconstruction, d'une renaissance. C'est aussi en filigrane une sorte d'hommage au système de santé et aux soignants. C'est terriblement émouvant.

 

PS : Mon exemplaire est déjà dans d’autres mains que les miennes mais je ne manquerai pas d’ajouter quelques citations supplémentaires par la suite.

 

Bientôt, nous a dit l'ergo, tu pourras te déplacer où tu veux en fauteuil électrique. Dans ta salle de bain et son miroir. Tu trouveras face à toi une dame abîmée qui pourrait te faire peur. N'aie crainte, ne t'enfuies pas, supporte son regard. Comme tous les êtres du miroir, elle ne fait que passer.

J'ai enfin eu Christophe Rulh au téléphone. Il a une voix calme et ce qu'il faut d'accent pyrénéen pour rappeler que la vie peut être drôle. Les Pyrénéens sont comme les Québécois, le plus illustre des docteurs ou le plus zélé des croque-morts, quand il nous parle, on attend une blague. Nous convenons de nous voir dans la semaine. "Vous avez fait le plus dur, reste le plus long, me dit-il. Elle est si passe-partout, cette phase de médecin, qu'elle s'est faufilée par une venelle dont je croyais être le seul à connaître l'accès. Je l'accueille.

Où les étoiles tombent
Où les étoiles tombent
Où les étoiles tombent
Où les étoiles tombent
Où les étoiles tombent
Où les étoiles tombent
Où les étoiles tombent
Où les étoiles tombent
Où les étoiles tombent

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 23 Septembre 2025

La bonne mère

Première lecture de la rentrée littéraire 2025. Premier roman signé d'une autrice dont le nom sent bon le sud : Mathilda Di Matteo. Une histoire de femmes, de relation mère-fille, de masculinité toxique et de patriarcat qui traverse le pays comme les classes sociales. Clara et sa mère Véro prennent tout à tour en charge la narration de leur histoire. La jeune fille, tout en retenue, rêve de « monter à Paris » et de s'insérer dans la bonne société, auprès de gens cultivés et ambitieux. Elle suit des études à Sciences-Po et y rencontre Raphaël, de bonne famille, pro start-up et stand-up. La mère est une cagole. C'est-à-dire une femme « qui affiche une féminité provocante et vulgaire », comme nous le précise ce cher Robert. Et ce Raphaël, qu'elle surnomme « le girafon », elle le trouve trop poli pour être honnête. Entre elles, l'amour se mêle à la défiance et l'huile autobronzante se dilue dans les rues ruisselantes de la capitale. Pourtant, face aux dangers de relations hommes-femmes plus que foireuses, elles sauront se retrouver. Car il y a aussi un père dans cette histoire. Plus qu'une histoire de transfuge de classe au style percutant comme je l'imaginais au premier abord, La bonne mère parle en réalité de santé mentale et de violence conjugale. J'ai adoré la première partie, moins la suite. Ce n'est pas forcément le sujet dont j'avais envie qu'on me parle. Par contre le ton vif et solaire mérite clairement qu'on s'y attarde.

 

Les lèvres sont pourpres. Ma fille a pris quinze centimètres en partant de la bouche. J'ai envie de lui dire fais attention. Attention aux regards qui changent et qui te changent en même temps, qui passent des yeux à la bouche et puis aux mains, les mains qui se baladent entre ton dos et tes jambes que tu peux plus prendre à ton cou sans te faire une entorse. Ma fille, attention au stiletto à double tranchant, celui entre danger et pouvoir. Et puis surtout à la lune, à l'adrénaline ou à l'alcool qui te font oublier de tenir tes clés dans la main, ou de te retourner, de changer de trottoir et faire de grandes enjambées, parce que plus le pouvoir est grand, plus les pas sont courts, et c'est comme ça qu'y te feront tomber.

Suite juste après

Gare aussi aux beaux parleurs, aux mots d'amour, ceux qui t'attrapent quan tu baisses la garde et qui cherchent qu'à le voler. J'aimerais lui chuchoter un truc comme ça, joli, comme un rite de passage. Lui dire de grandir pas trop vite en lui pinçant sa petite joue pailletée. Mais je suis pas poétesse ou philosophe. A la place, je lui mets du mascara sur les yeux et la musique un peu plus fort.

Ce ciel bleu quand je frotte mes assiettes, et puis elle, en plein dans ma face, perchée sur sa basilique en haut de sa falaise. Le regard au loin de celle qui sait. De celle qui protège. Sur la photo, on la devine par la fenêtre. On voit pas ses yeux, mais elle et moi, on se connaît. En tient son mioche, tranquille, même si le Petit Jésus avec ses deux mains en l'air il a une tronche à vouloir sauter dans le vide. A part être là et le tenir par les fesses, qu'est-ce qu'elle peut bien faire ? Alors d'accord, le sien de minot finira crucifié. J'ai pas dit qu'il fallait tout faire comme elle. Y en a pas une qui le sait, de toute façon. Comment être une bonne mère.

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

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