Articles avec #je veille tag

Publié le 8 Avril 2009

 

 

 

Députés et sénateurs viennent de ratifier le texte controversé "Création et Internet" appelé aussi "Loi Hadopi", du nom de la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des Droits sur Internet. Défendue par la ministre de la Culture, Christine Albanel, créée dans le but de sanctionner le téléchargement illégal de musique ou de films sur internet, la loi Hadopi prévoit un dispositif de "riposte graduée" qui consiste notamment à suspendre l'accès à Internet après deux avertissements aux contrevenants. Elle prévoit en outre que tout "pirate" sanctionné paiera son abonnement pendant la suspension. Une majorité de l'opinion publique, ainsi que de nombreux collectifs, estime cette mesure disproportionnée et contraire au droit français et européen (cf. l'article de Noël Blandin sur le site de La République des Lettres).

Vu sur le blog Info-doc, la vidéo du moment : "HADOPI : Big Brother is coming to get you !"

 

 

 


[FR] HADOPI : Big Brother is coming to get you !
par germainpinpin
 



LE STATUT D'EDITEUR EN LIGNE

A cela, on peut toutefois ajouter que la loi HADOPI c'est aussi la création du statut "d'éditeur en ligne".

Le journal 20minutes.fr nous l'explique. Cela n’a pas directement à voir avec le téléchargement illégal mais fait tout de même partie de la loi. Cela permet à un site Web d’informations - qu'il soit comme Rue 89 ou Mediapart, ou le site d'un journal papier comme Lemonde.fr ou 20minutes.fr - d’obtenir 
un statut "éditeur en ligne" (une proposition du groupe de travail consacré au "choc d'Internet" des Etats généraux de la presse). Financièrement, compter parmi les éditeurs en ligne a des répercussions importantes. Ce statut ouvrira droit au régime fiscal des entreprises de presse et à l'exonération de la taxe professionnelle.

Plusieurs critères permettraient de savoir si un site Web est "éditeur en ligne" :

1. Avoir une mission d’information professionnelle,
2. Produire des contenus originaux, renouvelés, qui nécessitent un travail journalistique,
3. Employer régulièrement au moins un journaliste professionnel,
4. Exclure des outils de promotion ou des accessoires d’une activité industrielle ou commerciale.


Le texte de Dionis du Séjour prévoit un régime spécial pour le directeur de publication d'un éditeur en ligne. Dans la presse imprimée, celui-ci est responsable pénalement pour tout ce qui est publié dans les pages de son titre. Mais pour un site Web d'info bénéficiant du statut d'éditeur en ligne, cette responsabilité serait amoindrie car elle "apparaît délicate à mettre en œuvre pour les espaces de participation personnelle (forums de discussion, blogs) faisant appel à la contribution et à la participation des internautes."

En clair, la responsabilité du directeur de publication ne pourra être engagée, pour les contenus participatifs écrits par les internautes dans des forums ou blogs, que s’il est démontré "qu'il avait effectivement connaissance du contenu (litigieux, ndlr) mis à la disposition du public."
 

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 8 Avril 2009

Le site de l'ADBS (Association des professionnels de l'information et de la documentation) vient de mettre à jour son panorama des outils de recherche. Il s'agit, en fait, du prolongement de l'ouvrage Net recherche 2009 : le guide pratique pour mieux trouver l'information utile et surveiller le web écrit par Véronique Mesguich et Armelle Thomas. 

Très riche, ce guide s'articule autour de 7 parties :

- Outils de recherche par mots-clés,
- Guide de sources et outils spécialisés par thèmes,
- Recherche spécialisée info financière,
- Recherche spécialisée en sciences et techniques,
- La recherche via le "web social" ou "web 2.0",
- Outils de veille automatisée,
- Utilitaires.

Chaque partie propose ensuite une typologie des outils concernés avec, à chaque fois, une liste sélective de liens.

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 8 Avril 2009

Qui l'eut cru ? Après avoir été validé par le Sénat, le projet de loi Création et Internet vient d'être rejeté par le Parlement. Les députés UMP ne se sont pas mobilisés pour le vote. On ne sait jamais à quoi s'en tenir ! Ce rejet va donc déclencher une nouvelle navette parlementaire en procédure d'urgence : re-éxamen devant le Sénat, re-éxamen devant l'Assemblée nationale et re-discussions finales. A moins que le gouvernement ne préfère abandonner le projet de loi...

Voir l'article de France Info, de 20minutes.fr et le récit de la matinée par PC Inpact.

 

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 8 Avril 2009

 

Vu sur le blog Cap ! Ô Capes Doc, l'info suivante : un partenariat à été créé entre LeMonde.fr et Dailymotion pour la publication quotidienne, à 13h, d'un "JT du Web" durant comme son nom l'indique "60 secondes".

 


Voir :
 

 


Comment ce format court et dynamique est-il reçu par les internautes ?

A en croire les quelques réactions sur le site, pas très bien :

"Ca n'apporte pas grand chose mais c'est "mode"... hélas lemonde s'y met aussi."

"C'est nul, trop court, ça mélange le drame et le ridi- cul, ce n'est qu'une idée bâclée qui se veut d'avant garde. On avait 20 minutes en presse expresse qui se lisait en 10 minutes, maintenant on a 60 secondes. Ce n'est pas avec ça qu'on sauvera le déclin de la presse."

"C'est simpliste, ça a un coté surfait, je ne vois pas ce que cela apporte. Attention au piège de la forme, elle ne remplacera jamais le fond. Pour le moment, c'est pour moi injustifié. On est témoin une nouvelle fois de cette culture zapping. Quitte à être présent autant y mettre un peu de pertinence."


 

 

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 31 Mars 2009

Xavier Darcos, dans un communiqué daté du 31 mars, confirme le report de la réforme. Le ministère annonce la mise enplace de "concertations". La formation IUFM est donc reconduite en l'état à la rentrée 2009. De même, les épreuves du concours ne sont pas modifiées.
La seule chose qui change est l'inscription des étudiants à un M1, ce qui leur permettra de sortir de la formation 1ère année avec un diplôme et, au mieux, le concours en prime.

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 30 Mars 2009

 

 

Ce qu'on appelle le Mouvement de l'Education nouvelle est avant tout un faisceau de pratiques, d'expérimentations et de méthodes se souhaitant "innovantes", non pas tant dans le sens de "nouvelles" que "d'alternatives". Basé sur sur des méthodes dites "actives", ce mouvement s'est construit en réaction à la pédagogie traditionnelle.

Ce que l'on entend par pédagogie traditionnelle c'est une pédagogie magistrale, centrée sur le professeur, qui fonctionne par cours et découpage disciplinaire et repose sur une représentation structurée et impositive du savoir à assimiler. Elle induit une restitution normative, c'est à dire à l'identique, du savoir.

L'Education nouvelle repose sur certains principes :

 

 

  • Le puérocentrisme c'est à dire la prise en compte de la nature de l'enfant et une attention particulière portée à l'appropriation des savoirs,
  • La pratiques des méthodes actives c'est à dire le learning by doing où on privilégie la découverte, l'expérimentation et l'expression libre,
  • Un centrage sur l'enfant et une autorité partagée basée sur la contractualisation, la responsabilisation et l'autonomie.


Les principaux acteurs de l'Education nouvelle :

Claparède
Decroly
Dewey
Ferrière
Freinet
Montessori

Les méthodes :

La pédagogie active
La pédagogie par la découverte
Le travail autonome
La pédagogie par centres d'intérêt
Le travail libre par groupe
Le travail libre sur document

Pour aller plus loin :

L'article de Wikipédia
Le site de l'ANEN (Association nationale pour le développement de l'Education Nouvelle)
Le site de Laurent Gutierrez sur l'histoire du Mouvement de l'Education nouvelle en France
[A signaler sur ce dernier site, au niveau de la littérature jeunesse : une page consacrée aux albums du Père Castor de Paul Faucher]


 

Rédigé par Nota bene*

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