Articles avec #je veille tag

Publié le 3 Mai 2016

En ce beau weekend prolongé qui commence, je vous invite dans un premier temps à profiter du soleil et des sourires radieux que vous trouverez sur votre chemin. Et si jamais une averse venait à ponctuer la fin des festivités, lisez les propos d'Hervé Le Crosnier dont je publie ci-dessous un extrait, vous y gagnerez un peu de baume au coeur.

 

HLC

 

Le gros problème, c’est que la tendance est à réduire l’apprentissage du numérique à l’apprentissage du code. Le code est utile pour le citoyen du XXIe siècle, mais on ne peut pas se limiter à cela. Beaucoup d’informaticiens adoptent des comportements non-éthiques sur Internet, en faisant du traçage, du big data… Ce qui montre qu’il ne suffit pas de savoir coder, il faut aussi une réflexion sur l’éthique, la responsabilité, la culture du numérique.

Le deuxième problème, c’est l’autorité du professeur. Pas au sens du “je visse les boulons”, mais plutôt au sens de son autorité morale par rapport à celles de Mark Zuckerberg ou de Bill Gates. On assiste aujourd’hui à une décrédibilisation permanente du prof face à Internet. Si le prof commence à vouloir parler de Facebook à ses élèves, il passera pour un has-been. Et effectivement, les seuls qui peuvent jouer là-dessus à l’heure actuelle sont les professeurs documentalistes. On se trouve face à une situation difficile qui a besoin d’échos culturels. On a besoin de penseurs, d’intellectuels, de livres sur cette question du numérique. Il ne s’agit pas de se soumettre à une technique qu’on veut ignorer mais plutôt d’une nouvelle forme de culture, d’organisation de la société, sur lesquelles le citoyen a quelque chose à penser et à dire.

Interview d'Hervé Le Crosnier réalisée par Noé Roland le 02 mai 2016

Publié le 6 Avril 2016

Dans le cadre de la réforme du collège, le collectif Où est le prof doc ? vient d'éditer un guide pratique sous forme de questions-réponses afin que chacun puisse s'approprier les arguments parfois complexes de défense de la profession, notamment dans la perspective des négociations avec les chefs d'établissements.

 

Publié le 30 Mars 2016

En ce moment les initiatives fleurissent chez les profs docs. Après le boycott de la SPME, l'opération cartes postales "Prof doc en colère" ou encore la lettre au recteur d'Orléans-Tours, voici maintenant la lettre ouverte à notre ministre et l'article de Jean-Pierre Veran Professeurs-documentalistes : "évolutions statutaires et reconnaissance accrue ?" à découvrir.

 

 

 

 

Publié le 19 Mars 2016

A l'heure où l'expertise des enseignants-documentalistes est plus que jamais niée, notamment par la mise en place de la réforme du collège, l'ADBEN des Pays de la Loire s'engage afin de défendre leur mandat pédagogique. Un logo symbolisant leur revendication a été créé et peut être librement repris sur les réseaux. Des cartes postales adressées au président de la République sont également diffusées afin de souligner le rôle que peuvent - et devraient - jouer les professeurs-documentalistes dans l'éducation aux médias.

 

De même, les collègues de l'académie d'Orléans-Tours font entendre leur voix et demandent au recteur des éclaircissements sur les conditions d'exercice de leur mission pédagogique. Leur lettre est à lire sur Les trois couronnes.

 

L'union fait la force, continuons de nous mobiliser !

 

Prof doc en colère recto

 

Publié le 10 Mars 2016

Les éditions Nathan et Syros proposent aux fans de prolonger l'expérience U4 et de participer à un grand concours d'écriture ouvert à tous. Pour cela, il suffit d'écrire une fan fiction autour de l'unviers de U4. La meilleure sera publiée dans un recueil inédit, aux côtés des quatre auteurs ! La date limite de dépôt des textes est fixée au 1er juin 2016. Pour en savoir plus sur les modalités de participation, rendez-vous sur la page dédiée.

Concours d'écriture U4

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je veille

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Publié le 25 Septembre 2015

Les booktubers : qui sont-ils ?

 

Fairy Neverland, Bulledop, Margaud liseuse, Nine... ces pseudos ne vous disent rien ? Il est temps que vous vous mettiez à la page et découvriez la nouvelle génération de prescripteurs littéraires : les booktubers. Booktube, contraction de "book" (qui signifie livre en anglais) et "Youtube", désigne la nouvelle communauté littéraire présente sur la plateforme américaine. Le phénomène a commencé a émerger dans les pays anglo-saxons et hispaniques en 2009 mais c'est surtout depuis 2014 que les booktubers français ont pris leur essorCet univers majoritairement jeune, féminin et axé sur la littérature young adult participe à développer la sphère littéraire sur le web.

 

Fairy Neverland

 

 

Les chroniques des booktubers : que proposent-ils ?

 

Les booktubers alimentent leur vlog (blog sous forme de vidéos) ou chaîne en parlant de leurs coups de coeur livresques, de leurs déceptions, de leurs achats et découvertes, etc. Ils se filment la plupart du temps chez eux, devant des étagères pleines de livres, et proposent des critiques personnelles sous forme de monologues face caméra. Les opinions sont le plus souvent fondées sur les émotions procurées par leurs lectures. Les chroniques peuvent parfois porter sur des ouvrages anglophones dont la traduction française n'est pas encore disponible ainsi que sur des adaptations cinématographiques ou télévisuelles de romans à succès. A l'instar des blogs traditionnels, en somme. D'ailleurs, les booktubers tiennent la plupart du temps en parallèle un blog, un compte Instagram, Facebook, Twitter ou autre. Ils s'attachent à entretenir une certaine interactivité avec le public.

 

Le plus : selon moi, ces jeunes adultes contribuent à dynamiser et moderniser les pratiques de lecture. Ainsi, les adolescents notamment s'identifient aux booktubers et s'ouvrent à leurs prescriptions, permettant parfois un pont entre la littérature jeunesse et la littérature adulte. Parler d'un livre en amateur par le biais de la vidéo et du web c'est replacer la lecture dans un contexte quotidien qui n'est pas réservé à une élite.

 

Le moins : on ne peut nier que les montages vidéos tout comme les propos tenus sont d'une qualité inégale selon les booktubers. Les plus jeunes (la vingtaine) qui tous (ou presque) déclarent que leur passion a pour origine un certain Harry Potter font sourire. Leurs références sont parfois limitées et l'argumentation peu construite, basée essentiellement sur leur ressenti de lecture. Cest d'ailleurs révélateur d'un certain conformisme, en plus de l'égo-centrisme inérant aux réseaux sociaux. En un mot, on constate un certain amateurisme.

D'autres, avec quelques années de plus mais quelques abonnés de moins, proposent un regard plus élaboré et qualitatif. Ceci dit, quels qu'ils soient, c'est aussi leur force : livrer leur avis avec passion et sincérité comme n'importe quel ami pourrait le faire et permettre à chacun de se retrouver dans un processus de partage voire de sociabilisation grâce à un loisir commun qui peut trop vite souffrir d'une image ringarde et solitaire.

 

Margaud Liseuse

 

 

Le jargon des booktubers : quel vocabulaire utilisent-ils ?

 

Les booktubers disposent, à l'instar des blogueurs, d'un jargon propre. D'ailleurs, certains y consacrent des vidéos afin d'éclairer les néophytes (exemple avec celle de Nine). Ainsi, on parle de pile à lire, de swap, de tag, de bookhaul, de bookshelf tour, d'unboxing, de wrap up, de read-a-thon...

 

Les lectures de Nine

 

 

Les prescriptions des booktubers : quels enjeux pour les médiateurs du livre ?

 

Modernisant le loisir qu'est la lecture, ces booktubers rassemblent des milliers de spectateurs et intéressent désormais les éditeurs, à qui ils peuvent offrir une certaine visibilité médiatique ainsi que des retours sur la réception des livres par le public. Tout comme avec les blogueurs influents, des partenariats se mettent en place. En effet, les médias sont indispensables pour vendre des livres aujourd'hui et certaines émissions de télévision ou radio ont un impact non négligeable sur les ventes. Pour autant, les cibles visées ne sont pas forcément les mêmes et les chaînes des booktubers permettent aux éditeurs de s'adresser à un public plus jeune.

 

Au niveau des bibliothécaires et des professeurs-documentalistes, les initiatives sont encore rares autour de ce phénomène. Nicolas Beudon, bibliothécaire, recense dans un article de son blog Le recueil factice quelques initiatives, en faisant le constat que les bibliothèques publiques ont dans l'ensemble un train de retard vis-à-vis du numérique. S'inscrivant dans l'ère des réseaux sociaux, il y a tout à parier que les professeurs-documentalistes se chargeront d'ici peu d'intégrer ce phénomène dans leurs pratiques pédagogiques (la preuve ?!).

 

Bulledop

 

 

Quelques booktubers à découvrir :

 

Parmi les français les plus populaires :

 

La bibliothèque de MisterKev

 

Pour plus d'originalité et de maturité :

 

Miss Book

 

Pour avoir un aperçu de ce qui se fait (de déjanté) outre-atlantique :

 

Polandbananas Books

 

 

Plus d'infos sur :

 

 

 

​Et vous, connaissiez-vous cette tendance ? Suivre certains booktubers vous tente-il ?

Avez-vous des chaînes à conseiller ? Vous voyez-vous les intégrer à vos pratiques professionnelles ?