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Publié le 2 Décembre 2019

Le Salon du livre et de la presse jeunesse 2019

Dans mes illustrations, la loi de la gravité est beaucoup moins importante que sur terre. J'ai toujours dessiné mes personnages comme s'ils venaient à peine de se poser, en cours d'atterrissage.

Cette citation est extraite de l'interview de Rébecca Dautremer par Marine Landrot dans le dernier numéro de Télérama (n°3646) qui met à l'honneur la littérature jeunesse à l'occasion du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. L'interview est très intéressante (il y est question de féminisme, de cause animale, de processus créatif...) et les pages de suggestions d'achats de livres pour enfants proposent de belles références. Il y a aussi un article sur la lecture du théâtre, "parent pauvre de l'édition jeunesse". Mais c'est tout et c'est bien peu. Frustrant pour une passionnée comme moi. À lire également, quelques articles dans Libération (édition du 27 novembre) qui donne la parole à des auteurs de littérature jeunesse. Celui de Marie-Aude Murail, intitulé De quoi l'enfer est pavé et abordant la question de la censure est accessible en ligne.

Les enfants jouent à on dirait que je serais… indien, adulte, chien, princesse, corsaire, voleur… et du sexe opposé. Protéiforme avant tout et sans tabou. Quand j’écris, je veux être aussi libre qu’un enfant qui joue.

À écouter cette fois, les podcasts de France culture : Littérature jeunesse, le rêve ou la conscience ? pour entendre Jérôme Leroy et Vincent Villeminot nous parler des dystopies pour la jeunesse, Apprendre à prendre le temps pour  s'intéresser au thème du temps dans la littérature jeunesse et à la lecture comme acte de résistance par la décélération et enfin La littérature jeunesse, baromètre de la crispation et du changement ? daté de septembre dernier.

 

Je vous invite également à visionner l'émission La Maison des maternelles du mercredi 27 novembre intitulée Comment leur donner le plaisir de lire ? avec les invitées Malika Doray (auteur et illustratrice jeunesse) et Emmanuelle Beulque (directrice éditoriale des éditions Sarbacane). On peut aussi écouter la prise de parole du ministre de la culture Franck Riester qui souligne la nécessité de préserver la littérature jeunesse. Loin d'en être spécialiste, il a le mérite de se prêter au jeu et d'évoquer ses souvenirs d'enfance accompagnés de Babar et des Barbapapa. J'ajoute que le mois dernier l'équipe de l'émission recevait Rébecca Dautremer pour son album Midi pile qui vient d'être récompensé par la Pépite du livre illustré du SLPJ. Pour sa 35ème édition, le SLPJ décerne d'ailleurs désormais un nouveau prix nommé La Grande Ourse, qui récompense et met en lumière un auteur "pour la force de son œuvre destinée à la jeunesse". Il s’agit cette année de Gilles Bachelet. En outre, une pépite supplémentaire nommée "Fiction junior" vient s'ajouter aux trois pré-existantes "Fiction ado", "Livre illustré" et "Bande dessinée" décernées par les enfants et adolescents en ouverture du salon. La Pépite d'or est quant à elle remise par un jury de critiques littéraires en clôture du salon ! Il s'agit cette année de Sans foi ni loi de Marion Brunet. Tout cela correspond à une liste de 24 titres sélectionnés pour les Pépites et dans lesquels piocher des idées de cadeaux de Noël qui sortent du lot des néanmoins qualitatifs 83 millions d’exemplaires de livres jeunesse vendus en France en 2018 ! Ils correspondent à un tiers du marché du livre, tous genres confondus. Cette année, le salon avait pour thème "L'éloge de la lenteur" et pourtant, il aura sans doute été difficile pour en voir le maximum de s'appliquer à la mettre en pratique : ceux ayant eu la chance de déambuler dans ses allées auront croisé près de 450 exposants et 250 auteurs représentant environ 3000 séances de dédicaces ! Je m'y étais rendue avec plaisir en 2011, 2012 puis 2014 pour les 30 ans... à quand ma prochaine visite ?

 

 

L'éloge de la lenteur c'est faire en sorte que le rythme s'apaise mais que l'intensité ne faiblisse pas.

Victor Pouchet, auteur et programmateur à La Maison de la Poésie

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je veille

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Publié le 17 Octobre 2019

Yves Grevet se prêtant au jeu de la démonstration du fonctionnement de l'application Syros live

Yves Grevet se prêtant au jeu de la démonstration du fonctionnement de l'application Syros live

Il y a quelques semaines j'étais invitée par l'éditeur Syros jeunesse à l'événement nantais organisé à l'occasion de ses 35 ans d'existence. Réunissant principalement des prescripteurs du livre, il était l'occasion de revenir sur l'ancrage historique de la maison pour mieux éclairer les choix éditoriaux d'aujourd'hui.

 

L'ouverture au monde dans sa diversité

Fondé en 1984, le secteur jeunesse de la maison Syros a tout d'abord proposé, en nouant un partenariat avec l'association "L'arbre à livres", des productions destinées à accueillir les enfants et les parents d’origine étrangère et à faire découvrir les différentes cultures, notamment par le biais de livres bilingues (voire trilingues). Aujourd'hui, la maison s'attache notamment à éditer des contes originaires de tous les pays et à développer la collection Tip tongue pour faire apprendre les langues étrangères (plus grande source de stress à l'école, avant même l'apprentissage des mathématiques !).

 

L'ouverture au monde dans sa réalité

Dès 1986, Joseph Périgot lance et dirige la collection "Souris noire", qui propose pour la première fois aux jeunes la lecture de polars et à travers ceux-ci les sensibilise à une certaine critique sociétale sous-jacente. Avec cette collection, les jeunes sont confrontés à des histoires "où les morts sont bien morts". Je me rappelle encore des couvertures noires et du logo jaune à l'étrange rongeur découvert à la bibliothèque de quartier ! Il existe maintenant des grands formats hors-série polar (à l'instar de Little sister) mais aussi un catalogue dense en terme d'anticipation, même pour les plus jeunes, avec les collections "Soon" et "Mini soon" notamment (L'école est finie par exemple). On peut citer également des albums et documentaires engagés tels que L'agneau qui ne voulait pas être un mouton de Didier Jean et Zad, publié avec le concours d'Amnesty international.

 

Aujourd'hui et demain

Rattaché à Nathan jeunesse depuis 2002, Syros jeunesse propose aujourd'hui un catalogue riche de près de 400 titres mettant en avant des albums, des contes, quelques documentaires, des romans pour enfants, pré-adolescents et adolescents, principalement des polars et des dystopies d'auteurs français. Ses têtes d'affiche sont : Yves Grevet, Jean-Christophe Tixier, Florence Hinckel ou encore Marie Leymarie. La maison a à cœur de poursuivre sur sa lancée : offrir un espace de création où des talents peuvent s'engager pour une émancipation de la jeunesse contre les injustices, dans la tolérance et le respect de l'altérité. On peut mettre en lumière à ce propos la sortie de l'album Je suis Camille de Jean-Loup Felicioli, sur un sujet encore tabou : la transidentité. L'aventure continue en 2020 avec de beaux textes à paraître, notamment la suite de la série Lou après tout de Jérôme Leroy et Je te plumerai la tête de Claire Mazard, dont je vous reparlerai dans quelques semaines ! En attendant, je vous souhaite d'épanouissantes (re)découvertes chez Syros !

 

Pourquoi ce nom ? Au hasard de la géographie grecque, symbole de la démocratie. Pourquoi ce logo ? L'hippocampe est un symbole de protection représenté dans l’art grec, notamment dans les cortèges des divinités marines (Neptune et Amphitrite, Thétis et les Néréïdes...).

Pourquoi ce nom ? Au hasard de la géographie grecque, symbole de la démocratie. Pourquoi ce logo ? L'hippocampe est un symbole de protection représenté dans l’art grec, notamment dans les cortèges des divinités marines (Neptune et Amphitrite, Thétis et les Néréïdes...).

Syros jeunesse : 35 ans d'ouverture aux autres et de frissons

Publié le 24 Avril 2018

Bookstagram, contraction de "book" et "Instagram", désigne la communauté littéraire présente sur le réseau social de partage instantané de photos et vidéos. Cet univers majoritairement jeune et féminin (comme celui de booktube) participe à développer la sphère littéraire sur le web.

 

Bookstagram

 

LES FEEDS DES BOOKSTAGRAMERS : QUE PROPOSENT-ILS ?

 

Les bookstagramers alimentent leur feed (équivalent du "mur" de Facebook) en postant des clichés de leurs lectures en cours, de leurs coups de cœur livresques, de leurs bibliothèques... Ils tiennent la plupart du temps en parallèle un blog, une chaîne booktube, un compte Facebook ou autre. Ils s'attachent à entretenir une certaine interactivité avec leurs followers. Ils apportent de la valeur à leurs recommandations littéraires grâce à des publications soignées : la mise en scène du livre est ici primordiale.

 

Bookstagram
@_halfbl00dprincess
Bookstagram
@pollyandbooks
Bookstagram
@GamonGirls

 

Le plus : ils contribuent à dynamiser et moderniser les pratiques de lecture. Ainsi, les adolescents notamment s'identifient aux bookstagramers et s'ouvrent à leurs prescriptions. Parler d'un livre en amateur par le biais d'une photo c'est replacer la lecture dans un contexte quotidien qui n'est pas réservé à une élite et livrer une critique littéraire qui n'est pas indigeste (le nombre de caractères étant limité à 2200, mots-dièse compris).

 

Le moins : on ne peut nier que l'aspect travaillé des photos tout comme les propos tenus sont d'une qualité inégale selon les bookstagramers. En outre, les clichés publiés sont révélateurs d'un certain conformisme, en plus de l'égo-centrisme inérant aux réseaux sociaux. Ongles manucurés, tasse de café, lunettes négligemment apparentes et autres branches fleuries sont légion et satiriquement pointés du doigt dans cet article du Monde : #Bookstagram ou le livre en majesté.

 

Ceci dit, c'est aussi leur force : livrer leur avis avec passion et permettre à chacun de se retrouver dans un processus de partage voire de sociabilisation grâce à un loisir commun qui peut trop vite souffrir d'une image ringarde et solitaire. La mise en scène qui sublime l'objet qu'est le livre n'empêche pas une sincère envie de partager. Moi qui suis très sensible à la couverture des livres, je comprends ce besoin esthétique. Il convient ensuite de suivre des comptes qui conviennent à notre sensibilité et nos besoins.

 

 

LES PRESCRIPTIONS DES BOOKSTAGRAMERS : QUELS ENJEUX POUR LES MÉDIATEURS DU LIVRE ?

 

Modernisant le loisir qu'est la lecture, ces bookstagramers rassemblent des milliers de spectateurs et intéressent désormais les éditeurs, à qui ils peuvent offrir une certaine visibilité médiatique ainsi que des retours sur la réception des livres par le public. Tout comme avec les blogueurs influents, des partenariats se mettent en place. En effet, les médias sont indispensables pour vendre des livres aujourd'hui et certaines émissions de télévision ou radio ont un impact non négligeable sur les ventes. Pour autant, les cibles visées ne sont pas forcément les mêmes et les comptes des bookstagramers permettent aux éditeurs de s'adresser à un public souvent plus jeune.

 

 

​Et vous, connaissiez-vous cette tendance ? Suivre certains bookstagramers vous tente-il ?

Avez-vous des comptes à conseiller ? Vous voyez-vous les intégrer à vos pratiques professionnelles ?

 

Publié le 15 Décembre 2016

Afin de donner la parole aux profs docs, l’APDEN Nantes lance sa webradio !

Le premier épisode de l'émission "Contre-plongée" est en ligne.

 

 
 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je veille

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Publié le 15 Juin 2016

Quelques sujets de la fameuse épreuve de philosophie d'aujourd'hui :

  • Travailler moins, est-ce vivre mieux ? (Série S)
  • Le désir est-il par nature illimité ? (Série L)
  • Pour être juste, suffit-il d'obéir aux lois ? (Séries technologiques)

 

 

Et encore une fois, un très bon dessin de Martin Vidberg :

 

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je veille

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Publié le 11 Mai 2016

Maxime Chattam invité de l'émission Les maternelles sur France 5 le 06 mai 2016 : début d'interview à écouter le sourire aux lèvres pour tous les amoureux de la littérature jeunesse.

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je veille

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