Publié le 5 Novembre 2008

Pour en revenir à l'éducation aux médias :

Je vous invite à consulter une brochure du CEM (Conseil de l'éducation aux médias) très bien faite : Comprendre la publicitéOn y aborde le fonctionnement de la publicité, ses codes, les représentations qu'elle véhicule, ses différents supports (affiche, presse, radio, télévision, net et autres), ses limites au niveau juridique, ses effets sur les jeunes...

 

 

Cet outil permet, via les enseignants, de "sensibiliser les élèves et les étudiants au langage publicitaire et à son décodage" afin qu'ils puissent "appréhender de manière critique et citoyenne les messages publicitaires, quelle qu’en soit leur nature ou leur forme, et [adopter] à leur encontre une attitude libre et responsable".


[Apparté]

Qu'est-ce que le CEM ? Créé en 1995 par la communauté française de Belgique, le CEM (Conseil de l'éducation aux médias) a entre autre pour mission de stimuler des actions, des recherches, des expériences pédagogiques, susceptibles de promouvoir et d’évaluer l’éducation aux médias. 
Il édite divers outils d’éducation aux médias à destination des enseignants du fondamental et du secondaire.





Un clin d'oeil en image :

Hé oui, les bibliothèques communiquent ! Vu sur CulturePub, une bibliothèque canadienne fait sa pub : ici et .

 

 

 

 

"Créée en 1987, quelques mois après la naissance de M6, Culture Pub a été pendant dix-huit ans l'une des émissions phares de la chaîne. Avec Capital, Zone Interdite, Turbo... elle a contribué à forger l'image de M6 et à son indiscutable succès sur le marché de la télévision. Produite dès 1989 par CBTV, l'émission a toujours été présentée par Christian Blachas qui a eu successivement comme co-présentateurs et rédacteurs en chef Anne Magnien (pendant huit ans), Vladimir Donn, Olivier Domerc et Thomas Hervé".

L'esprit de Culture Pub : "le décryptage de la société à travers le prisme de la publicité et un ton toujours distancié".

 

 

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 5 Novembre 2008

 

 

"En transmettant des savoirs, les manuels scolaires proposent des représentations de la société. Ils peuvent véhiculer des stéréotypes susceptibles d’alimenter les discriminations. C’est la raison pour laquelle la haute autorité a fait réaliser une étude sur " la place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires ". Les résultats de cette étude conduisent le Collège de la HALDE à adresser des recommandations au Ministère de l’Education nationale et aux éditeurs."Recommandations du Collège de la HALDE sur l’élimination dans les manuels scolaires des stéréotypes susceptibles d’alimenter les discriminations.

 

 

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 4 Novembre 2008

Du divertissements instructif en veux-tu en voilà sur le site québécois Je protège mon identité sur Internet. Dans le menu de gauche, rubrique Amusez-vous, vous trouverez des questionnaires, une grille de mots-croisés, une "histoire dont vous êtes le héros"... pour repérer et adopter les bonnes pratiques qui permettent de surfer en toute sécurité.

Il est également intéressant de consulter le glossaire du site (rubrique Apprenez les mots) où l'on trouve quelques définitions de termes tels que : cheval de Troie, hyperlien ou encore wiki.

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 3 Novembre 2008

 

Un des objectifs du prof-doc est l'éducation aux médias. On ne le répètera jamais assez : dans notre actuelle société de l'information soumise à la dérive de "l'info-pollution", la sensibilisation - voire l'éducation - au décryptage médiatique est primordiale. Le professeur documentaliste est bien placé pour en préparer une approche transdisciplinaire. Voici quelques pistes et ressources à retenir...

Vidéo sur Curiosphère.tv : double regard sur l'actualité au collège
Un professeur documentaliste et un professeur d'histoire-géographie et éducation civique ont créé un « pôle média » au collège Jean Monnet de Torcy. Durant la semaine de la presse, les élèves se sont vus proposer un exercice : comparer le traitement d'une même information par les journaux télévisés de TF1 et de France 2, au moment des élections législatives espagnoles qui ont suivi l'attentat de Madrid.

Sur le site du CLEMI (Centre de Liaison de l'Enseignement et des Médias d'Information)
> "Le CLEMI est chargé de l’éducation aux médias dans l’ensemble du système éducatif. Il a pour mission d’apprendre aux élèves une pratique citoyenne des médias. Cet objectif est atteint en établissant des partenariats constants entre enseignants et professionnels de l’information. Tous les enseignants, quels que soient leur niveau et leur discipline peuvent venir se former au CLEMI."

Sur SavoirsCDI
> textes institutionnels, enquêtes, ressources pour activités pédagogiques, sitographie...

Sur  le site de l'UNESCO
> kit d'éducation aux médias à l’intention des enseignants, des élèves, des parents et des professionnels. "Le kit est en grande partie le produit du projet MENTOR lancé par l’UNESCO avec le soutien de la Commission européenne. Qu’est-ce que doit être l’éducation aux médias ? Qui doit l’assurer ? Comment l’intégrer dans les programmes scolaires ? En dehors de l’école, est-ce que les familles ont leur mot à dire ? Faut-il que les professionnels y participent et de quelle manière ? Quelles stratégies doit adopter le public pour gérer les avantages et les limites des médias ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles les auteurs tentent de répondre. [...] Le kit comprend des manuels à l’intention des enseignants, des élèves et des parents, ainsi qu’un manuel des relations éthiques avec les professionnels et un manuel de maîtrise de l’Internet." 

Sur Educasources
> sitographie assez complète (2006)

Sur le site canadien de Réseau Education-Médias
> "L'objectif principal du Réseau est de fournir aux adultes les informations et outils nécessaires pour éclairer les jeunes sur la manière dont les médias fonctionnent et affectent leur façon de vivre, et leur faire mesurer jusqu’à quel point ils sont bien informés, en tant que citoyens et consommateurs. Le Réseau fournit aussi, aux adultes comme aux jeunes, de nombreux documents de référence offrant une variété de points de vue sur les grandes questions que posent les médias."

 

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 2 Novembre 2008

 

Que se cache-t-il derrière la notion de Web invisible ?

 

Plongez ici dans les profondeurs du web...

 


Web invisible = Web profond = Web caché, traduction du terme anglais deep Web.


C'est l'ensemble des pages non localisées et/ou non indexées par les moteurs de recherche classiques. Autrement dit et pour reprendre la métaphore usuelle : la partie immergée de l'
iceberg. Selon les sources, on estime que son étendue équivaut de 250 à près de 600 fois plus que le Web visible ou de surface.


Qu'elles pages ne seraient pas localisées et/ou indexées ?

 

  • Les pages à accès restreint, ou protégées par mot de passe (Intranet, Extranet, espaces réservés aux membres...)
  • Les pages dont le référencement est volontairement interdit à l'aide d'un fichier robots.txt
  • Les pages utilisant une technologie trop complexe pour les outils (Flash, Javascript…)



Ainsi, ce n'est pas parce que l'on fait une requête - aussi pertinente soit-elle - sur Google (au hasard) que nous pourrons avoir une quantité exhaustive de réponses ! Le fantasme du moteur ou métamoteur tout-puissant est donc à oublier. Les pages populaires ne sont pas forcément les plus pertinentes... D'où l'importance de forger son esprit critique, de relativiser les ressources qui semblent mises à disposition et de prendre conscience de l'étendue du Web dans son ensemble.


C'est là qu'apparaît l'idée du Web sémantique : 

Aujourd’hui, le contenu du web est fait pour des lecteurs humains, mais pas pour des ordinateurs. Comme il y a de plus en plus de pages web et que les moteurs de recherche ne comprennent pas le sens des documents, leurs recherches sont - ou du moins deviendront - de moins en moins efficaces. Le concept du Web sémantique repose sur l'idée de permettre une recherche intelligente basée sur des définitions que les ordinateurs puissent « comprendre ». Il faut mettre à disposition un langage de recherche qui rende le contenu du Web intelligible. Autrement dit, qui lui donne un sens, c'est la signification du mot « sémantique ». C'est Tim Berners-Lee qui a fait émerger ce concept en 2001. Depuis, lentement mais sûrement, le W3C s'est attelé à la définition de standarts et ontologies.


Pour aller plus loin, des références utiles :

La définition du Petit dictionnaire des concepts info-documentaires de Pascal Duplessis et Ivana Ballarini sur SavoirsCDI,
Une approche du Web invisible par Christophe Asselin sur Intelligence-center,
La Théorie du noeud papillon de Ghislain Chasme sur DocspourDocs,
Une introduction au Web sémantique sur Internenettes.
 

Rédigé par Nota bene*

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Publié le 2 Novembre 2008

 Le Grand prix du roman de l'Académie française a été décerné à Marc Bressant pour son roman La dernière conférence (aux éditions Le Fallois). Il succède à Vassilis Alexakis, le lauréat 2007. Son ouvrage décrit le monde clos de la dernière conférence internationale avant la chute du mur de Berlin, avec ses enjeux diplomatiques et intrigues personnelles. Tromelin, chef de la délégation française, porte dans son journal de bord un regard d'ethnologue sur ses collègues des deux blocs. Marc Bressant est en réalité le nom de plume de Patrick Imhaus : diplomate qui a notamment été l'ambassadeur de France en Suède et a également dirigé TV5-Monde pendant 8 ans. Il est l'auteur de  Mémoires d'un vieux parapluie (sous le nom de Mangin, en 1990), de l'Anniversaire (1993), d'Un siècle sans histoire (1995) et de la Cinquième porte (2004).

 

Le Prix Femina a quant à lui été attribué à Jean-Louis Fournier pour Où on va, papa ? (aux éditions Stock). Il succède ainsi à Eric Fottorino, le lauréat 2007. L'ouvrage de J-L Fournier est aussi en lice pour le prix Goncourt qui devrait être remis le 10 novembre prochain. Comme une lettre d'amour à ses deux fils lourdement handicapés de naissance, les 150 pages du livre n'en sont pas moins pleines d'humour provocant qui évitent la condescendance. Jean-Louis Fournier est l'auteur de nombreux succès depuis 1992 : Grammaire française et impertinenteIl a jamais tué personne mon papa (1999), Les mots des riches, les mots des pauvres (2004), Mon dernier cheveu noir (2006). Autant de livres où il a pu s’entraîner à exercer son humour noir et tendre.

 


La quatrième de couverture de Où on va, papa ? :


"Cher Mathieu, cher Thomas,

Quand vous étiez petits, j'ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.
Je ne l'ai jamais fait. Ce n'était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu'à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures... "

Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J'avais honte ? Peur qu'on me plaigne ?
Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c'était pour échapper à la question terrible : « Qu'est-ce qu'ils font ? »
Aujourd'hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j'ai décidé de leur écrire un livre.
Pour qu'on ne les oublie pas, qu'il ne reste pas d'eux seulement une photo sur une carte d'invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n'ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d'ange, et je ne suis pas un ange.
Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d'une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d'eux avec le sourire. Ils m'ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.
Grâce à eux, j'ai eu des avantages sur les parents d'enfants normaux. Je n'ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n'avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu'ils feraient plus tard, on a su rapidement ce que ce serait : rien.
Et surtout, pendant de nombreuses années, j'ai bénéficié d'une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j'ai pu rouler dans des grosses voitures américaines."

 

Rédigé par Nota bene*

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