Publié le 14 Mars 2014

Une première sur Nota bene : la critique d'un documentaire !

 

Zooptique

 

La quatrième de couverture :

 

La vision des animaux reste une énigme. Le chat peut-il voir la nuit ? Le taureau a-t-il vraiment peur du rouge ? Le chien est-il daltonien ? Comment les insectes utilisent leurs yeux à facettes ? Pour répondre à ces questions Zooptique nous propose de regarder le même paysage à travers les yeux de 20 animaux différents. Un étonnant voyage, entre science et imagination...

 

 

Mon avis :

 

Vous êtes-vous déjà demandé ce que voyait une mouche ou un escargot ? Le documentaire de Guillaume Duprat nous permet, après une introduction sur les "quatre clefs de la vision" (champ de vision, perception des mouvements, couleurs et lumière, acuité visuelle) de percevoir le monde à la façon de différents animaux. Le lecteur est invité à soulever des rabats qui laissent percevoir toujours la même scène mais vue différement par chacun des animaux évoqués dans le livre. Des explications complémentaires sont aussi présentes. On peut ainsi y découvrir que le chien est daltonien et voit flou au-delà de 5 m. ! Ce double niveau de lecture est appréciable et le système de rabat tout à fait ludique. De plus, la toute fin de l'ouvrage propose un pertinent récapitulatif des différentes visions. Envie de savoir quel animal voit le mieux ? Plongez-vous dans la lecture de Zooptique et vous ne regarderez plus les animaux du même oeil !

 

 

Duprat, Guillaume.

Zooptique

Ed. Seuil jeunesse

2013/40 p.

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 10 Mars 2014

 

 

La quatrième de couverture :

 

10 nouvelles fortes et cruelles

 

Lorsqu'elle découvre que son acteur préféré vient tourner près de chez elle, Pauline, une mère de famille discète, répond à une annonce pour être "silhouette" sur le tournage...

Puisque ses jours sont comptés, M. Duc n'a qu'une idée en tête : retrouver les personnes auxquelles il a fait du mal autrefois et leur demander pardon...

Dans le car qui l'emmène en colo, Guillaume, 14 ans, s'aperçoit qu'il a laissé son chat enfermé dans sa chambre. Il doit impérativement retourner le délivrer...

Que réservera le destin à ces héros ordinaires habités chacun de belles intentions ?

 

Dix histoires très différentes, dont les chutes tombent toujours comme des couperets.

Jean-Claude Mourlevat souligne avec humour noir et jubilation

l'absurdité de la destinée humaine et la vanité de nos élans.

 

 

Mon avis :

 

C'est à travers ce reccueil de nouvelles que je découvre Jean-Claude Mourlevat, dont le roman Le combat d'hiver ne m'a pas suffisament séduite pour que je persévère dans ma lecture. S'offrait donc avec Silhouette un moyen de faire enfin connaissance avec cet auteur reconnu : Jean-Claude Mourlevat nous livre ici 10 nouvelles plus pessimistes les unes que les autres dont la dernière est en quelque sorte la chute des 9 autres ! Dures, noires, parfois même impitoyables... les histoires de ce reccueil ne nous laissent pas d'échappatoire. Tout comme les personnages ordinaires et discrets de ses nouvelles, l'auteur nous a pris au piège et nous confronte à la lâcheté, au désir de vengeance, au manque de confiance en soi et aussi à la culpabilité de la nature humaine. Parfois clairement cruelles et/ou dérangeantes (Silhouette, Case départ, Pardon, Love), parfois mâtinées d'une certaine tendresse ou mélancolie (Ouessant, Dom Juan, Mon oncle Chris, Les jolis nuages), plus rarement voilées d'un léger comique (L'accord du participe, Un escroc), les nouvelles de Jean-Claude Mourlevat sont indéniablement dramatiques et nous laissent la gorge serrée d'une ironie amère.

 

 

Les nouvelles :

 

  • Silhouette (pour sa cruauté et pour la lettre qu'écrit le personnage principal)
  • Case départ
  • Pardon
  • Love
  • Ouessant
  • L'accord du participe
  • Dom Juan
  • Mon oncle Chris
  • Les jolis nuages
  • Un escroc (♥ pour le clin d'oeil au lecteur)

 

= mes coups de coeur (qui n'excluent pas un certain malaise !)

 

Mourlevat, Jean-Claude

Silhouette

Ed. Gallimard jeunesse

Coll. Scripto

2013/224 p.

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 10 Mars 2014

Je viens de lire/je suis en train de lire :

 

Kongjwi, l'autre Cendrillon de Lim Yeong-hee et Marie Caillou (ici),

Silhouette de Jean-Claude Mourlevat (critique à venir),

Zooptique de Guillaume Duprat (critique à venir),

Nox (T.1) : Ici-bas d'Yves Grevet (critique à venir).

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 3 Mars 2014

Cette deuxième période de l'année scolaire se termine sur un événement qu'il faut savoir apprécier :

LA VENUE AU COLLEGE DE L'AUTEUR YVES GREVET.

 

Initié par mes soins il y a plus d'un an, ce temps fort a permis de faire rencontrer aux élèves d'une classe de 3e et aux membres du Club SF une figure de la littérature jeunesse contemporaine. Accessible, modeste et intéressant, Yves Grevet a su être à l'écoute des élèves et rebondir sur les thématiques abordées lors de leurs prises de parole. C'est sans hésiter un écrivain à inviter dans vos CDI. D'autant plus quand on apprend de sa bouche que sa compagne est professeur-documentaliste ! Oui oui.

 

 

En quelques mots, les grandes étapes de la rencontre :

 

  • Mot de bienvenue du principal,
  • Introduction de la rencontre par les membres du Club SF (présentation du public présent, rappel des définitions de science-fiction et de dystopie, présentation rapide d'Yves Grevet et de ses oeuvres, lecture de l'incipit du roman L'école est finie),
  • Présentation des travaux de groupes réalisés par les élèves de 3e, chaque groupe ayant travaillé sur une des thématiques traversant le roman et ayant une question à poser à l'auteur,
  • Phase de questions sur le métier d'écrivain.

 

 

Malgré ma légère appréhension (car je n'ai pas cotoyé beaucoup les élèves concernés en amont de la rencontre : seulement 2h), tout s'est très bien déroulé. Les élèves ont su faire preuve d'attention mais aussi de réactivité. Yves Grevet était décontracté et à l'écoute. Les thèmes abordés ont été les suivants : le contrôle de l'état, la résistance passive et active, la collaboration, l'éducation du point de vue du narrateur et du point de vue des entreprises ainsi que la mal bouffe.

Par ailleurs, ce qui est aussi appréciable que la rencontre proprement dite avec les élèves, c'est ce qui se passe en off : les quelques élèves qui passent la porte avant l'heure pour vous aider à réaménager le CDI sans que cela ne soit prévu, l'accueil de l'auteur puis des journalistes, le déjeuner qui suit la rencontre et où on a le loisir de discuter avec l'invité du jour, le soir quand on rentre chez soi avec le sourire aux lèvres, le sentiment d'avoir accomplie sa mission et enfin une minute pour regarder les photos prises lors de la matinée et pour lire la dédicace écrite par l'auteur sur notre exemplaire personnel de "L'école est finie".

C'est grâce à des moments comme ceux-là qu'on se dit que l'on est à sa place et que - finalement - on trouvera l'énergie pour initier ce genre de projet de nouveau.

 

 

De la fiction à la réalité : rencontre avec Yves Grevet