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Publié le 13 Janvier 2021

Sèche tes larmes, Petit Lapin !

Un peu dans le même esprit que l'album Au lit, mon Petit Loup ! présenté il y a quelques jours, ce livre cartonné signé Jörg Mühle propose une interactivité à la portée des jeunes enfants à partir de 18 mois environ. L'histoire est simple : Petit Lapin est tombé. Il a mal et pleure. Il a besoin d'être soigné et consolé. Tout l'intérêt réside dans la capacité du petit lecteur à s'identifier et à agir. Ainsi, il va pouvoir souffler sur sa blessure, lui mettre un pansement, réciter une formule magique, le moucher, le caresser, dépoussiérer ses vêtements, etc. C'est terriblement mignon et efficace.

 

Publié le 11 Janvier 2021

Châteaux à la loupe

Voici un album grand format des éditions Larousse trouvé sous notre dernier sapin de Noël. Ce cherche-et-trouve géant signé David Long et Harry Bloom comprend une loupe, ce qui renforce son caractère ludique. Un peu difficile d'accès pour mon loulou de 5 ans, il n'en reste pas moins une valeur sûre à proposer plus tard, notamment au cycle 3, vers 8 ans, lors d'un travail autour du Moyen-âge. Il mêle en effet des double-pages illustrées où retrouver certains éléments de décors ou personnages et des textes informatifs. On apprend notamment des choses sur l’évolution architecturale des châteaux-forts, la vie quotidienne des chevaliers, les grandes batailles du Moyen-âge, etc.

 

Publié le 5 Janvier 2021

Au lit, mon petit loup !

Sous notre dernier sapin de Noël se trouvait notamment cet album de Charlotte Ameling paru chez Milan. Ce livre d'éveil à toucher porte sur la thématique du coucher et peut d'ailleurs faire partie intégrante du rituel du soir des enfants dès 18 mois. Il met en scène un petit loup gris à la queue douce. Il est temps pour lui d'aller se coucher. Pour cela, le petit lecteur va devoir l'accompagner, réalisant un geste différent à chaque page : fermer son pyjama, caresser ses oreilles, lui faire un câlin, retrouver sa tétine, éteindre la lumière... En répétant ensuite à chaque fois, comme bien des parents : "Allez, maintenant, au lit, mon P'tit Loup !". Finalement, un bisou ne sera-t-il pas la clé d'un endormissement apaisé ? Ludique et tendrement malicieux.

 

Publié le 4 Janvier 2021

Ma première aventure : La découverte de l'Atlantide

Je vous présente aujourd'hui un nouveau titre du concept de livre-jeu de l'éditeur Game Flow dont l’enfant - à partir de 4 ans en étant accompagné d'un adulte - est le tout petit héros. Dans La découverte de l'Atlantide, l'enfant choisi le sous-marin dans lequel il souhaite s'embarquer et mener son aventure. Il est invité à le matérialiser par le biais d'une roue à l'intérieur du livre. Ensuite, place à la lecture. L'enfant part à la recherche de la ville engloutie de l’Atlantide et de son fabuleux trésor. Mais attention, la légende raconte qu’un dangereux Kraken garderait les lieux. Au fur et à mesure que l'on avance dans le récit, le petit héros doit faire des choix, ce qui influence le cours de son expédition. On lui indique alors le nombre de pages à tourner pour découvrir la suite de son parcours. Au cours de l'aventure, l'enfant peut améliorer la performance de son sous-marin ou subir des "fuites", matérialisées sur les autres roues. Encore une fois, quelle satisfaction, au bout de plusieurs tentatives, d'arriver à atteindre son objectif ! Une très bonne idée que d'avoir adapté le concept du "livre dont tu es le héros" à des enfants plus jeunes. Par ailleurs, les illustrations aux tonalités océaniques sont ici agréablement réussies. D'autres aventures existent : En quête du dragon (déjà chroniquée), L'odyssée du Phobos, Voyage en terre ocre (déjà chroniquée) et la dernière en date La course des Casse-tout.

 

Publié le 17 Décembre 2020

Sur la branche

Claude Ponti, c'est un incontournable illustrateur jeunesse contemporain aux sourcils broussailleux et aux yeux malicieux. Ses albums (aux illustrations quelque peu vintage désormais) ont été lu par plusieurs générations d'enfants, des années 1980 à aujourd'hui. Ses personnages fétiches sont notamment Blaise le poussin, Tromboline et Foulbazar. L'ensemble de son œuvre, majoritairement publiée à L'école des loisirs, a reçu en 2006 le Prix Sorcières Spécial.

 

À Nantes, on entretient un lien particulier avec son œuvre, puisqu'elle égaye depuis 2013 le Jardin des plantes municipal. Au détour des allées, Claude Ponti, en collaboration avec l’équipe des espaces verts, y a disséminé des "togobans", des animaux endormis, une "solombre", des pots de jardinage plus ou moins chevelus... des créations en plein air surprenantes et ludiques.

 

Voici quelques uns de ses albums que j'ai eu entre les mains et qui méritent une mention sur le blog :

 

  • Le jour du Mange-poussin (1991) : sur les peurs enfantines
  • L'arbre sans fin (1992) : sur la mort et le deuil
  • Le chien invisible (1995) : sur l'amitié
  • Tromboline et Foulbazar : le petit frère (2001) : sur les rapports entre frères et sœurs
  • Mille secrets de poussins (2005) : sur la farce
  • Sur la branche (2008) : sur la famille et aussi l'importance d'observer le banal

 

Je vais ici vous parler plus en détail du dernier cité, celui que je préfère : Sur la branche. Idéal à découvrir vers 4 ans, cet album nous perche dans un arbre, à la hauteur de la branche où ont dormi tous les membres de la famille Brosselevant. Et ils sont nombreux ! Aux premières lueurs de l'aube, Madame Brosselevant ouvre un œil et fait, comme chaque matin, l'inventaire de son petit monde. Il y a Pioussouf, Lilly-Faisselle, Pierre-Kiroul, Bloudy... mais, il en manque un, non ? Sur la base d'une seule illustration, un décor peuplé d'oiseaux, évoluant au fil des pages, les enfants cherchent à reconnaître de quel oisillon parle l'auteur. La page est envisagée comme une scène, s'offrant ainsi au regard et à la curiosité de l'enfant, à l'instar du premier album de Claude Ponti paru en 1986 : L’album d'Adèle. Cet album capte l'attention des enfants : lecteurs petits et grands se prennent au jeu et cherchent activement à identifier chaque oisillon. Les adultes y trouvent leur compte en décryptant les noms choisis avec humour. Le dessin est mignon, fourmillant de détails et de couleurs. La lecture est stimulante et prétexte à l'échange entre l'adulte et l'enfant. La chute est adorable et sent bon comme une journée qui commence bien.

 

Sur la branche

Publié le 1 Décembre 2020

Michka

Voici un classique album jeunesse du Père Castor daté de 1941 qui célèbre les valeurs inhérentes à l'esprit de Noël. Le conte de Marie Colmont, illustré par Feodor Rojankovsky, est à destination des enfants de maternelle. Il nous raconte l'histoire de Michka. "[C'est] un petit ours. En peluche. Avec le dessous des pattes en velours rose, deux boutons de bottines à la place des yeux, trois point de laine à la place du nez." Il est las du mauvais caractère de sa maîtresse Elisabeth, une petite fille gâtée et capricieuse. Un soir, il part dans la forêt pour goûter à la liberté et vivre comme tous les autres ours. Quand il rencontre le renne de Noël, il l'aide à faire sa distribution. Mais arrivé devant la dernière maison, l’ourson constate que le sac du renne est vide : de ce fait, demain matin, un petit garçon malade ne trouvera rien dans les bottes qu’il a déposées devant sa cheminée. À moins que Michka ne sacrifie sa liberté. L'album est un peu désuet aujourd'hui : les illustrations sont jolies mais pas tout à fait au goût et le fait que le petit garçon soit malade paraît bien larmoyant. En outre, le texte est dense. Le vocabulaire est daté mais a le mérite d'être riche (exemple : "une petite fille impérieuse et maussade"). La fin douce-amère, qui met quand même en scène le sacrifice de la liberté tout juste expérimentée par Michka, est aussi une célébration des valeurs de générosité, de solidarité et de responsabilité.

 

 

À feuilleter ci-dessous :