Publié le 18 Juillet 2011

Je me permets de vous faire profiter des références apportées par le dossier pédagogique de ma dernière lecture en date : Nouvelle vie TM et autres récits.

 

www.actusf.com

Ce site qui vient de fêter ses 10 ans se veut "le site web de l'actualité de la science-fiction" et assume également une activité d'éditeur.

 

www.cafardcosmique.com

Ce site spécialisé dans les littératures de l'imaginaire décernait chaque année un prix ; alors qu'il a récemment fermé, sa base de données reste néanmoins consultable.

 

www.noosfere.com

Ce site est celui d'une association dont le but est de promouvoir la science-fiction et propose notamment une encyclopédie du genre.

 

www.sfmag.net

Ce site est la version Internet d'un magazine bimestriel qui aborde "toutes les dimensions de l'imaginaire".

 

Pour ma part, j'y ajoute également le site suivant :

www.pochesf.com

Ce site se propose de faire, à terme, l'inventaire des principales collections proposant des livres au format poche relevant de l'Imaginaire.

 

 

Par ailleurs, pour rappel, un court texte très intéressant pour saisir immédiatement les principales différences entre science-fiction, fantasy et fantastique : La parabole du chat de Denis Guiot, directeur de collection chez Syros. Sans oublier mon ancien article sur Les récits de l'Imaginaire.

 

Rédigé par Nota bene*

Publié dans #Je lis, #Club SF

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Publié le 17 Juillet 2011

 

Fin de la trilogie des Jeux de la faim...

 

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La quatrième de couverture :

Contre toute attente Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. et le président Snow a été très clair : Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du District Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

 

Mon avis :

Me replonger dans l'histoire des Hunger games était pour moi un plaisir attendu et ce 3e tome était sur le haut de la pile de mon "sac de lectures de vacances". Par contre, le début m'a demandé un temps d'adaptation pour me remémorer ce qui s'était passé dans les tomes précédents.

Dans ce 3e opus donc, une guerre s'est ouverte entre les Districts et le Capitole. Katniss et Gale ont rejoints les rebelles. Peeta a été fait prisonnier. On demande à Katniss d'assumer son rôle de meneuse de la Révolte et d'endosser totalement l'image du gai moqueur, symbole de rébellion et d'espoir. Elle est alors suivie en continu par une équipe de télévision qui filme ses moindres faits et gestes et qu'une équipe de réalisateur s'occupe de projeter sur la chaîne nationale piratée. La guerre des images se juxtapose à la guerre contre le Capitole.

Le roman est assez captivant et se révèle être une digne fin de trilogie. Toutefois, j'ai été un peu déçue. D'une part par le personnage de Katniss, du genre à s'apitoyer un peu sur son sort et à se complaire dans l'indécision, et d'autre part par la fin du roman. En effet, on ne connait ni beaucoup de détails de l'organisation de la société d'après-guerre ni l'histoire de certains personnages. Je pense ici à l'entraîneur Haymitch. Bref, à lire pour clôturer la série en attendant l'adaptation au cinéma.

 

Mes critiques des tomes 1 et 2 :

 

 

Collins, Suzanne.

Hunger games : La révolte

Ed. Pocket jeunesse 

2011/417 p.

 

Rédigé par Nota bene*

Publié dans #Je lis

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Publié le 17 Juillet 2011

Acheté en librairie il y a quelques temps...

 

Comme un roman

 

 

La quatrième de couverture :

Les droits imprescriptibles du lecteur

  1. Le droit de ne pas lire
  2. Le droit de sauter des pages
  3. Le droit de ne pas finir un livre
  4. Le droit de relire
  5. Le droit de lire n'importe quoi
  6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
  7. Le droit de lire n'importe où
  8. Le droit de grappiller
  9. Le droit de lire à haute voix
  10. Le droit de nous taire

 

Mon avis :

Je connaissais bien sûr les Droits imprescriptibles du lecteur (la preuve). Mes préférés sont d'ailleurs le 3, le 5, le 6, le 7 et le 9. Mais je n'avais jamais eu entre mes mains l'essai dans son intégralité. Ce n'est plus le cas désormais et je suis plutôt contente d'avoir lu le texte de Daniel Pennac non seulement avec mon regard de lectrice mais aussi mon regard de professionnelle du livre et de l'éducation.

En effet, ce professeur de Lettres porte ici un regard critique sur la vision que les adultes ont de la lecture et nous livre ses pensées sur les phénomènes qui font que les jeunes ne liraient plus. De son expérience de lecteur mais aussi de fils, de père et de professeur, Daniel Pennac nous livre un manifeste pour l'amour de la lecture. Il évoque la prime enfance et le plaisir de s'endormir bercé par une histoire puis l'adolescence et ses fameuses presciptions scolaires.

L'essai est divisé en quatre parties :

  1. Naissance de l'alchimiste
  2. Il faut lire (le dogme)
  3. Donner à lire
  4. Le qu'en-lira-t-on (ou les droits imprescriptibles du lecteur)

 

J'ai dévoré ce livre sans sauter de pages ni de lignes. Avec humour, perspicacité et tendresse, l'auteur désacralise la lecture et nous invite à réfléchir à la manière pédagogique de l'appréhender en tant que parents et enseignants. Les trois premiers chapitres sont finalement aussi intéressants - si ce n'est plus - que les développements des reconnus droits du lecteur. Mention spéciale pour l'avis au lecteur : "On est prié (je vous supplie) de ne pas utiliser ces pages comme instrument de torture pédagogique." Ah ? Dommage...

 

Extraits :

 

  • "Ainsi découvrit-il la vertu paradoxale de la lecture qui est de nous abstraire du monde pour lui trouver un sens." (p. 19)

 

  • "Seulement, nous autres "pédagogues" sommes usuriers pressés. Détenteurs du Savoir, nous le prêtons contre intérêts. Il faut que ça rende. Et vite ! Faute de quoi, c'est de nous-mêmes que nous doutons." (p. 55)

 

  • "Une seule condition à cette réconciliation avec la lecture : ne rien demander en échange. Absolument rien. N'élever aucun rempart de connaissances préliminaires autour du livre. Ne pas poser la moindre question. Ne pas donner le plus petit devoir. Ne pas ajouter un seul mot à ceux des pages lues. Pas de jugement de valeur, pas d'explication de vocabulaire, pas d'analyse de texte, pas d'indication biographique... S'interdire absolument de "parler autour". Lecture-cadeau. Lire et attendre. On ne force pas une curiosité, on l'éveille. Lire, lire, et faire confiance aux yeux qui s'ouvrent, aux bouilles qui se réjouissent, à la question qui va naître, et qui entraînera une autre question. Si le pédagogue en moi s'offusque de ne pas "présenter l'oeuvre dans son contexte", persuader ledit pédagogue que le seul contexte qui compte, pour l'heure, est celui de cette classe. Les chemins de la connaissance n'aboutissent pas à cette classe : ils doivent en partir ! Pour le moment, je lis des romans à un auditoire qui croit ne pas aimer lire. Rien de sérieux ne pourra s'enseigner tant que je n'aurai pas dissipé cette illusion, fait mon travail d'entremetteur." (p. 140-141)

 

  • "Chères bibliothécaires, gardiennes du temple, il est heureux que tous les titres du monde aient trouvé leur alvéole dans la parfaite organisation de vos mémoires (comment m'y retrouverais-je, sans vous, moi dont la mémoire tient du terrain vague ?), il est prodigieux que vous soyez au fait de toutes les thématiques ordonnées dans les rayonnages qui vous cernent... mais qu'il serait bon, aussi, de vous entendre raconter vos romans préférés aux visiteurs perdus dans la forêt des lectures possibles... comme il serait beau que vous leur fassiez l'hommage de vos meilleurs souvenirs de lecture ! Conteuses, soyez - magiciennes - et les bouquins sauteront directement de leurs rayons dans les mains du lecteur. C'est si simple de raconter un roman. Trois mots suffisent, parfois." (p. 144)

 

  • "Parler d'une oeuvre à des adolescents, et exiger d'eux qu'ils en parlent, cela peut se révéler très utile, mais ce n'est pas une fin en soi. La fin, c'est l'oeuvre. L'oeuvre entre leurs mains. Et le premier de leurs droits, en matière de lecure, est le droit de se taire." (p. 152)

 

  • "Dans les premiers jours de l'année scolaire, il m'arrive de demander à mes élèves de me décrire une bibliothèque. [...] Et un lecteur ? Décrivez-moi un lecteur. [...] Les plus "respectueux" d'entre eux me décrivent Dieu le Père soi-même, une sorte d'ermite antédiluvien, assis de toute éternité sur une montage de bouquins dont il aurait sucé le sens jusqu'à comprendre le pourquoi de toute chose. D'autres me croquent le portait d'un autiste profond tellement absorbé par les livres qu'il se cogne contre toutes les portes de la vie. D'autres encore me font un portait en creux, s'attachant à énumérer tout ce qu'un lecteur n'est pas : pas sportif, pas vivant, pas marrant, et qui n'aime ni la "bouffe", ni les "fringues", ni les "bagnoles", ni la télé, ni la musique, ni les amis... et d'autres enfin, plus "stratèges", dressent devant leur professeur la statue académique du lecteur conscient des moyens mis à sa disposition par les livres pour accroître son savoir et aiguiser sa lucidité. Certains mélangent ces différents registres, mais pas un, pas un seul ne se décrit lui-même, ni ne décrit un membre de sa famille ou un de ces innombrables lecteurs qu'ils croisent tous les jours dans le métro." (p. 154)

 

  • "Le devoir d'éduquer, lui, consiste au fond, en apprenant à lire aux enfants, en les initiant à la Littérature, à leur donner les moyens de juger librement s'ils éprouvent ou non le "besoin des livres". Parce que, si l'on peut parfaitement admettre qu'un particulier rejette le lecture, il est intolérable qu'il soit - ou qu'il se croie - rejeté par elle." (p.169-170)

 

 

Pennac, Daniel.

Comme un roman

Ed. Gallimard

Coll. Folio 

1992/197 p.

 

Publié le 5 Juillet 2011

 

La prof-doc, l'esthéticienne et la coiffeuse

Après une intense année scolaire, l'éminent membre de l'Education nationale que je suis est en vacances. Du coup, ni une ni deux, je profite de ce début de semaine pour faire une petite remise en beauté.

 

1er RDV : chez l'esthéticienne. Ca cherche à faire la conversation, une esthéticienne.

- "Alors, vous êtes en vacances ?"

- "Oui, oui effectivement."

- "Ah c'est bien ! Pour combien de temps ?"

- "Ben j'ai la chance d'être dans l'Education nationale donc j'ai deux mois de vacances..."

- "Ah daccord ! C'est super... Et vous êtes prof de quoi ?"

C'était la question qui tue. Stratégie "on se la joue modeste et pas compliquée" :

- "Ben en fait je suis documentaliste."

- "Ah daccord.

[...] Vous allez peut-être trouver la question bête mais ça consiste en quoi en fait vraiment votre travail ?"

Echec stratégique.

 

2e RDV : chez la coiffeuse. C'est un peu comme une esthéticienne, une coiffeuse.

- "Vous terminiez plus tôt cet après-midi ?"

- "Heu non en fait je suis en vacances."

- "Ah super, pour combien de temps ?"

- "Ben j'ai la chance d'être dans l'Education nationale donc j'ai deux mois de vacances..."

- "Ah daccord ! Et vous êtes prof de quoi ? En collège ou en lycée ?"

C'était la question qui tue. Stratégie "on se la joue mentense effrontée et pas compliquée" :

- "Prof de Lettres en lycée professionnel."

- "Sur [biiiiip] ?"

- "Ben non en fait sur [biiipp]."

- "Ola !"

Et ensuite j'enchaîne subtilement sur le fait que oui j'ai 45 min. de route à faire chaque matin et chaque soir pour aller travailler... diversion réussie. Mais est-ce satisfaisant ?

 

 

Publié le 30 Juin 2011

La fin de mon année de néo-titulaire approche à grands pas. Un petit bilan s'impose. Que d'expérience accumulée encore cette fois ! Et rien ne vaut celle du terrain. L'année a été riche en enseignements :

 

Insertion dans l'établissement

Je me suis relativement bien intégrée à l'équipe éducative et ce en partie grâce à plusieurs facteurs non négligeables : 

  • la taille humaine de l'établissement,
  • l'accueil de l'équipe Vie scolaire,
  • l'accueil de la plupart des membres de l'équipe pédagogique,
  • la proximité du CDI avec la Vie scolaire et la salle des profs,
  • le fait de travailler sur quatre jours et de manger au self le midi, ce qui permet de croiser la plupart des collègues,
  • mon statut de secrétaire de l'Amicale du personnel.

On découvre au fil des mois le passé de l'établissement et les relations entre les gens. Mais comme m'a dit un jour l'un des CPE, il faut voir comme une chance notre statut de professeur-documentaliste : à la fois bienvenue dans le bureau de la Vie scolaire et dans la salle des profs.

 

Adaptation au niveau des élèves

Là j'ai eu à faire à une autre paire de manches car de manière générale :

  • les élèves du lycée sont des élèves n'ayant pas un rapport évident avec le système scolaire,
  • ils ne sont ni curieux de découvertes culturelles ni de grands lecteurs,
  • ils ne viennent au CDI que pour profiter des postes informatiques,
  • ils ont un niveau scolaire très faible,
  • ils ont une méthodologie et une motivation plus que relative et sont donc "dissipés",

Ils n'en sont pas pour le moins attachants pour certains mais ils restent globalement difficile de les amener dans de bonnes conditions jusqu'aux exigences des examens ou de les intéresser réellement à quelque chose. 

L'image de professeur-documentaliste ("Ouai ben vous êtes quand même pas une vraie prof quoi.") n'est pas toujours évidente à gérer. Le défi n'en est donc que plus grand à relever pour les années à venir. Je pense revoir mes exigences à la baisse et remettre en question certaines façons de faire... La suite au prochain épisode ! Pour autant, l'année se termine aussi (et heureusement !) avec des sourires et des anecdotes dans un coin de la tête.

 

Il est temps maintenant de vous souhaiter à toutes et tous de belles vacances ensoleillées !

Profitez-en bien pour revenir en pleine forme à la rentrée !

 

 

Petit retour en arrière :

De la PLC 2 au statut de néo-tit'

De la PLC 1 à la PLC 2

Image du Blog nonauxstereotypes.centerblog.net

 

Rédigé par Nota bene*

Publié dans #Je prof-doc

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