Publié le 7 Janvier 2009
Le thème de cette 20ème semaine du 23 au 28 mars 2009 est inchangé. Cette année les enseignants et leurs élèves sont à nouveau invités à aborder le thème « Une info, des médias ». Informations sur DocspourDocs
Publié le 7 Janvier 2009
Le thème de cette 20ème semaine du 23 au 28 mars 2009 est inchangé. Cette année les enseignants et leurs élèves sont à nouveau invités à aborder le thème « Une info, des médias ». Informations sur DocspourDocs
Publié le 7 Janvier 2009
Lu et à lire sur le blog d'Olivier Ertzscheid : la lettre écrite par Philippe Meirieu au ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, en date du 27 décembre 2008.
Quelques extraits :
Au sujet de la tendance politique actuelle du "retour aux fondamentaux" :
"Au lieu de travailler à mobiliser tous les élèves sur les savoirs, on se résigne petit à petit au darwinisme scolaire systématique : les déversoirs sont là pour récupérer les inadaptés !"
"À terme, c’est toute l’institution scolaire qui risque de se réduire comme une peau de chagrin, avec l’habillage traditionnel du « retour aux fondamentaux » ! Évidemment, nul n’est hostile aux fondamentaux… Mais la question est de savoir ce qui est fondamental ! Par exemple, je fais partie de ceux qui militent, depuis toujours, pour que l’École fasse de « l’entrée dans l’écrit » une priorité absolue. Toutefois, « entrer dans l’écrit », ce n’est pas seulement savoir tracer des lettres et les agencer, maîtriser l’orthographe et la grammaire, réussir ses dictées… c’est aussi entrer dans l’intentionnalité d’une communication différée, accepter de laisser une trace de soi, renverser des contraintes de la langue en ressources pour la pensée. Cet apprentissage-là doit s’effectuer en même temps que celui des « mécanismes » de l’écriture, dans une école ambitieuse qui s’appuie sur la diversité et la coopération des élèves, qui ne passe pas son temps à « dépister » les problèmes ou les lacunes de chacun, mais qui sait repérer les points d’appui et inventer des situations stimulantes."
Au sujet de la suppression des IUFM :
"En réalité, je crains que ce dernier [le corps enseignant] ne soit en train de perdre son identité : des hommes et les femmes qui avaient l’ambition de participer à un projet national fort se sentent réduits progressivement à un ensemble de prestataires de service plus ou moins arrosés d’heures supplémentaires et de primes diverses. À cet égard, votre décision de supprimer les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres et de laisser s’installer une multitude de masters assortis d’un concours réduit à des épreuves académiques - sans aucune formation validée attestant de la capacité à transmettre des savoirs à des élèves concrets - est une catastrophe. Quand on célèbre partout les vertus de la formation par alternance, vous la supprimez pour les professeurs. Quand on travaille, dans le monde entier, sur l’acquisition de vraies compétences professionnelles, vous les passez par pertes et profits. Quand on aurait besoin de professeurs maîtrisant aussi bien les savoirs qu’ils doivent transmettre que les conditions pédagogiques de cette transmission, vous minimisez les premiers et ignorez les secondes. Quand on s’accorde sur la nécessité de faire de la scolarité obligatoire un continuum cohérent, vous contribuez à creuser le fossé entre le premier et le second degré. Quand on observe, dans les collèges et les lycées, les immenses difficultés pédagogiques des professeurs, vous laissez entendre qu’au-delà de l’école primaire, les savoirs académiques suffisent. Quand il faudrait redonner à l’École de la République une unité symbolique forte tout en prenant en compte la diversité des élèves, vous laissez le système de formation se déchirer et la formation s’atomiser… tout en éloignant cette dernière des situations concrètes d’enseignement. Certes, les IUFM n’étaient pas parfaits, mais leur disparition risque de condamner bien des enseignants à osciller entre la dépression (pour eux) et la répression (pour leurs élèves). Il est peut-être encore temps d’arrêter le massacre… mais il faut faire vite ! Rien ne serait plus grave pour notre avenir collectif que de laisser croire à l’opinion publique que le métier d’enseignant est, avec celui de mage, le seul qui ne nécessite ni techniques maîtrisées, ni projet construit dans la durée et inscrit dans une réflexivité collective. Professionnellement et symboliquement, une démocratie qui dénie à ses professeurs leur identité de « transmetteurs-émancipateurs » est gravement menacée."
Au sujet de la réforme des lycées :
"Il faut cesser de juxtaposer des réformes dictées par le seul souci de réduire l'importance de la fonction publique, de faire des économies à court terme ou de satisfaire tel ou tel lobby proche du pouvoir. Il faut se demander à quelles conditions nos enfants peuvent affronter sereinement le monde, en comprendre les problèmes et construire ensemble une société plus solidaire. Il faut se redonner des finalités claires qui puissent servir de référence à toutes les initiatives éducatives. Bref, il faut identifier ce que pourrait être un « socle commun » de l'éducation républicaine... et non simplement, comme nous l'avons aujourd'hui, un « socle commun » de l'enseignement minimal. Y êtes-vous prêt Monsieur le Ministre ?"
Au sujet de la pédagogie :
"Cela dit, nous avons de vrais désaccords. En matière pédagogique, vous semblez dénier, en effet, cette réalité que les pédagogues se coltinent depuis toujours : il y a des élèves qu’aucune injonction ni menace de sanction ne peuvent mettre au travail, des élèves qui, malgré toutes nos bonnes intentions, « ne veulent pas ». Cette « résistance » à notre projet peut engendrer résignation, rejet ou exclusion ; mais elle peut aussi, en articulant le principe d’éducabilité et la confiance dans la possibilité d’un sujet à engager sa liberté d’apprendre, stimuler notre inventivité pédagogique pour offrir à nos élèves les situations les plus variées et mobilisatrices possibles"
Conclusion :
"Il faut vraiment et radicalement changer de politique… Pas pour cultiver l’immobilisme, mais parce que les défis éducatifs d’aujourd’hui requièrent une mobilisation collective sans précédent. Et pour que nos enfants soient vraiment instruits et formés, démocratiquement, à participer à une société démocratique".
Une lettre si riche qu'il est difficile d'en sélectionner des extraits courts ! Je ne sais pas si le corps enseignant pourrait avoir meilleur défenseur que Philippe Meirieu... Et maintenant, quelle réponse ?
Publié le 5 Janvier 2009
Extrait du film Un automne à New York (avec Richard Gere et Winona Ryder) où j'ai pu découvrir une réplique digne d'un roman de gare :
[Précision : le personnage féminin est ici la fille de "Will" (Richard Gere)]
Publié le 5 Janvier 2009
Le Café pédagogique propose aux enseignants et étudiants de bien commencer l'année avec une sélection des sites incontournables concernant chaque discipline.
"Un guide ne sert pas qu'à se repérer. Comme une sorte de carte, en définissant des priorités, en hiérarchisant son territoire, il dessine également un nouvel espace qui lui est propre. Ce guide 2009 n'échappe pas à la règle.
"Guide du web pédagogique" est sans doute une appellation ambitieuse. Les sites éducatifs sont très nombreux or, justement, le parti pris de ce Guide est de s'en tenir à l'essentiel ou plutôt à l'indispensable. Alors que chaque numéro du Café pédagogique mensuel propose plus d'un millier de liens, nous nous en sommes tenus dans ce Guide à un maximum de 13 sites par discipline.
[...]
Se dessine ainsi le paysage du web pédagogique français. Un univers encore largement créatif, personnalisé, mouvant, spontané, responsable.
A l'image de l'Ecole de demain ? "
Les profs-docs y sont bien sûr représentés. De SavoirsCDI à Netvibes en passant par Ricochet et Les trois couronnes, vérifiez que vous connaissez bien ces ressources clés ! Pensez aussi à parcourir la rubrique "Pédagogie".
Publié le 5 Janvier 2009
Pascal Duplessis a publié hier sur DocspourDocs une réflexion de didactique ayant pour titre : "Evaluer, noter, publier : gestes professionnels et enjeu de professionnalisation pour les professeurs-documentalistes".
"Il me semble qu’un retour aux origines de la profession et un rappel de son arrière-plan idéologique est de nature à mieux saisir le sens de ce refus de la note en contexte d’apprentissage documentaire. Je voudrais ensuite montrer, à partir d’une distinction à remarquer entre l’évaluation, la notation et la transmission de la note à l’administration, comment c’est ce dernier geste professionnel qui, bien davantage que les deux autres, est particulièrement engageant pour la reconnaissance de l’enseignement info-documentaire."
Après un tour d'horizon historique de l'évolution de la profession dans son rapport à l'évaluation et à la notation, il formule donc sa pensée :
Publié le 5 Janvier 2009
Selon Red Hoffman, patron de LinkedIn et investisseur chez Facebook, ces trois plateformes de réseaux sociaux ne jouent pas réellement sur le même terrain. Dans un entretien donné sur LCI et décrypté sur le site des Infostratèges, il explique qu'au-delà des apparences, se sont des réseaux différents.
A propos des différences entre ces réseaux sociaux :
"L'idée, c'est que, malgré les apparences, ces réseaux sont très différents. Facebook, c'est la maison, le foyer, car l'idée de base est de rassembler dans un lieu virtuel vos proches, une petite partie de vos connaissances, ceux avec lesquels vous pouvez partagez les photos de vos enfants ou des soirées auxquelles vous allez. C'est en quelque sorte les gens que vous pourriez inviter à un barbecue dans votre jardin. Alors, bien sur, il peut y avoir parmi ces gens un collègue de travail mais certainement pas tous : Facebook est d'abord fait pour échanger et partager des informations personnelles."
(...)
"MySpace, c'est comme un bar, car vous faites en sorte d'y rendre votre profil le plus sexy possible, de montrer comme vos habits et la musique que vous écoutez sont cool pour vous valoriser auprès de personnes qui se promènent sur le site et doivent vous apprécier. C'est un lieu de rencontres."
(...)
"LinkedIn, c'est le bureau car il sert à rester en contact professionnellement, à mener des projets, à réussir sa carrière. C'est pour cette raison que pour lorsque l'on me dit que Facebbok et Linkedin sont concurrents, je ne suis pas tout à fait d'accord. Certes, dans les deux cas, vous avez un profil et une liste de contacts auxquels vous pouvez envoyer des messages.... Mais à y regarder de plus près, cela n'a rien à voir. Si vous voulez embaucher quelqu'un et que vous faites une recherche sur Facebook, cela ne donnera rien. Sur LinkedIn, vous aurez des réponses pertinentes car il a été conçu pour ça."
A propos de l'impact des réseaux sociaux sur les pratiques sociales :
"Les réseaux sociaux rendent explicites des choses et des relations qui ne le sont pas dans la vie réelle et cela change les pratiques sociales. D'un autre côté, nous tirons un avantage de cette transparence. Par exemple, si nous sommes en relation sur un site et que vous cherchez un spécialiste des réseaux sociaux, vous n'avez même pas besoin de me le dire : je le sais et je peux vous aider. Avant cela, vous auriez du demander à tous vos amis un par un : 'dis, tu ne connaîtrais pas quelqu'un ?". Alors, bien sur cette transparence est un peu bizarre mais il va falloir s'y habituer. Un peu comme au début du téléphone portable quand chacun est devenu joignable en permanence..."