Publié le 18 Septembre 2014

Un album à nouveau pour les tout-petits :

 

 

 

La quatrième de couverture :

 

C’est l’histoire cette fois d’un hippopotame, padam padam, qui va prendre son bain, tagada tsoin tsoin. Mais tandis qu’il batifole, il chante comme une casserole, et cela déplaît fortement au serpent, puis à la gazelle, et même à l’abeille. De très mauvaise humeur, les trois décident de faire taire l’hippo…

 

 

Mon avis :

 

Un hippopotame qui va prendre son bain dans son maillot rose en chantant à tue-tête : les autres animaux en ont plein la tête ! C'est qu'il chante un peu faux, notre hippo. Le serpent, la gazelle puis l'abeille, à défaut d'avoir chacun réussi à le faire taire, vont décider de s'y mettre à trois pour fermer son clapet. Mais lorsque le lion arrive devant la mare, "les quenottes archi-aiguisées", le problème devient tout autre !

 

Le texte chantant et construit comme une litanie permet d'impliquer l'enfant dans la lecture : "C’est l’histoire d’un hippopotame, padam padam, qui va prendre son bain, tagada tsoin tsoin." On s'imagine chanter, parler avec différentes voix pour séduire les tout-petits. Les illustrations sont réussies : les expressions des animaux sont drôlissimes ! La chute est sympatique. Humour, légèreté et efficacité font de cet album une lecture rafraîchissante qui donne le sourire !

 

 

 

 

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13e album

 

 

De Lestrade, Agnès.

Plantevin, Guillaume.

C'est l'histoire d'un hippopotame...

Ed. Sarbacane

2014/32 p.

 

Publié le 18 Septembre 2014

Allez, zou !

La quatrième de couverture :

 

Aujourd’hui est un grand jour : l’oiseau va quitter le nid. Allez zou, courage, c’est parti ! Notre oisillon se lance, sous le regard bienveillant de ses parents, mais… il ne sait plus comment faire ! Par chance, tous les voisins vont l’aider : les chauves-souris lectrices, les zèbres musiciens, les singes moqueurs, le lion superbe, les pingouins malins – chacun y va de son précieux conseil, pour un départ réussi dans la vie.

 

 

Mon avis :

 

C'est l'histoire d'un petit oiseau bleu pour qui le grand jour est arrivé : il va sauter et s'envoler ! Toute la famille est réunie pour l'occasion alors plus de temps à perdre, sous le regard bienveillant des parents, il faut s'élancer : allez, zou ! Sauf qu'une fois la tête en bas, filant dans le vide, pas facile de rassembler ses moyens et de se rappeler les bons conseils. Heureusement, les voisins de l'immeuble vont tour à tour aider notre oisillon à se ressaisir. Les chauves-souris, le lion, les pingouins... vont finir par lui redonner confiance. Le texte est bref. Graphiques et pleines de peps, les illustrations longilignes de cet album grand format offre un jeu sur la verticalité qui plaira aux plus jeunes. Un album pour les petits à la fois qui rêvent et qui appréhendent de s'envoler du nid.

 

 

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12e album

 

 

Sananikone, Edward.

Petit, Aurore.

Allez, zou !

Ed. Sarbacane

2014/40 p.

 

Publié le 17 Septembre 2014

Un roman commémorant le centenaire de la Première Guerre mondiale :

 

 

 

La quatrième de couverture :

 

Adrien et Hadrien ont treize ans et habitent tous les deux la Picardie. Ils ont les mêmes préoccupations : l'école, la famille, les filles... Une seule chose les sépare : Adrien vit en 2014 et Hadrien en 1914. Grâce à une boîte aux lettres mystérieuse, les deux adolescents vont s'échanger du courrier et devenir amis. Mais la Grande Guerre est sur le point d'éclater pour Hadrien et leur correspondance pourrait bien s'interrompre de façon dramatique...

 

 

Mon avis :

 

C'est plutôt une agréable découverte que ce roman ! Sans que le procédé ne soit révolutionnaire (cf. le film Entre deux rives par exemple), j'ai apprécié le postulat inexpliqué de l'échange de courrier à travers les époques. Oscillant entre fantastique et historique, ce récit à quatre mains - les auteurs ayant chacun pris en charge la narration par un des personnages - est juste et bien mené. Le tandem a judicieusement opté pour une alternance entre narration et échanges épistolaires.

 

Le lecteur suit en parallèle les déboires de deux jeunes adolescents de 13 ans. Hadrien vit en 1914 et espère obtenir son certificat d'études. Adrien vit en 2014 et se désespère de voir son amie de toujours soudain tomber dans les bras d'un grand blond de troisième. Les personnages sont sensibles, courageux et attachants et livrent leurs élans avec sincérité. Certaines anecdotes font alors sourire. Ils ne réalisent pas tout de suite la distance temporelle les séparant et c'est une belle amitié qui naît sous les yeux du lecteur. La fin du récit, bien que prévisible, est assez émouvante.

 

Par ailleurs, un des aspects originaux du roman réside dans le choix du récit de la vie rurale d'avant-guerre. Nous sommes au début de l'année 1914, la guerre ne sera déclarée que le 3 août. On comprend alors l'enjeu majeur de cette correspondance. La présence d'illustrations à la fin de certains chapitres (photographies d'époque, pages d'anciens manuels scolaires, couverture de magazine...) permet au lecteur d'être au plus près du cadre de vie et des propos d'Hadrien. C'est sûr, les moeurs et les conditions de vie ne sont plus les mêmes ! Travail, éducation, santé, vie quotidienne, moyens de communication... Quand Adrien demande à son correspondant son numéro, Hadrien s'étonne : ils n'ont pas encore le téléphone chez eux ! Pourtant, au-delà de ces différences, leurs préoccupations ne sont-elles pas les mêmes ? Cette aventure éclairera finalement l'avenir d'Adrien d'un jour nouveau.

 

NB : un dossier pédagogique est disponible via le site de l'éditeur.

 

 

Edgar, Silène.

Beorn, Paul.

14-14

Ed. Castelmore

2014/350 p.

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 16 Septembre 2014

Un album célébrant le centenaire de la Première Guerre mondiale :

 

 

 

La quatrième de couverture :

 

Avril 1917. A l'école, Fulbert, onze ans, doit imaginer une lettre de soutien aux soldats dans les tranchées. Il a alors une idée : porter en secret sa rédaction à son père qui se trouve justement au front, sur le Chemin des Dames. La présence d'un enfant jette le trouble sur le champ de bataille : de part et d'autre, en français et en allemand, on crie : Halte au feu ! Feuer einstellen !

 

Une histoire inspirée du monument aux morts du village de Gentioux, dans le Limousin, représentant un enfant qui lève le poing devant l'inscription : MAUDITE SOIT LA GUERRE.

 

 

Mon avis :

 

Rien de très marquant pour moi dans cet ouvrage qui accompagne la multitude de titres sortis sur cette thématique ces derniers mois. Le texte est accessible, les illustrations grandes et efficaces. Nous sommes en 1917 et Monsieur Bonneau demande à ses élèves de rédiger une lettre s'adressant à un soldat sur le frontFulbert décide alors d'apporter lui-même la lettre écrite en classe à son père. Le jeune écolier - aidé par le destin - parvient à réaliser son projet avant de rentrer chez lui retrouver sa mère inquiète. Nous sommes ainsi portés par le périple improbable de Fulbert - qui ne sauvera malheureusement pas son père pour autant - et qui se termine sur une double-page où apparaît le monument aux morts de Gentioux ayant inspiré le récit. Enfin, une double-page documentaire clôture l'ouvrage. Un album classique qui dresse le portait d'une guerre aux multiples visages.

 

 

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11e album

 

 

Daëninckx, Didier.

Pef.

Maudite soit la guerre

Ed. Rue du monde

Coll. Pas comme les autres

2014/43 p.

 

Publié le 15 Septembre 2014

Je viens de lire :

 

Un miracle en équilibre de Lucia Etxebarria (ici),

Lotte, fille pirate de Sandrine Bonini (ici),

L'Oeuf d'Anna Sommer et Noyau (ici),

Le ciel d'Anna de Stian Hole (ici),

L'Homme-qui-dessine de Benoît Séverac (ici),

Maudite soit la guerre de Didier Daëninckx et Pef (à venir).

 

 

Je suis en train de lire :

 

14-14 de Silène Edgar et Paul Beorn.

 

 

Je prévois de lire

 

La dose de Melvin Burgess,

Le fantôme de Canterville de Barbara Brun.

 

 

Et vous ?

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 14 Septembre 2014

Et pourquoi pas un polar préhistorique ?

 

L'Homme-qui-dessine

 

 

La quatrième de couverture :

 

L’Homme-qui-dessine a été chargé par les siens de parcourir le monde pour mieux le connaître. Au cours de son voyage, il est fait prisonnier par une tribu d’Hommes-qui-savent dont les membres sont inexplicablement assassinés. L’Homme-qui-dessine a sept nuits, jusqu’à la prochaine lune, pour prouver son innocence...

 

 

Mon avis :

 

Benoît Séverac nous propulse 30 000 ans en arrière, dans les Pyrénées, à l'époque cruciale ou les Sapiens sapiens vont cohabiter puis prendre l'ascendant sur les hommes de Néandertal. Le lecteur suit l'aventure de Mounj, l'Homme-qui-dessine d'une tribu de néandertaliens en train de s'éteindre et par laquelle il a été chargé de parcourir le monde pour mieux le connaître et y trouver d'autres "Hommes-droits". Pour ramener un témoignage de ses découvertes, il dessine son parcours sur des écorces de bouleau. Un jour, il découvre par hasard le corps d'un "Homme-qui-sait" (Sapiens sapiens) qui vient d'être assassiné. Capturé par la tribu des Hommes-qui-savent qui pensent avoir pris sur le fait le responsable d'une série de meurtres, Mounj va cependant faire preuve de finesse et obtenir un sursis de 7 nuits pour mener l'enquête, trouver l'assassin et ainsi prouver son innocence. Il pourra par la suite compter sur un soutien inattendu en la personne d'un des deux fils du chef de clan.

 

Pensant avoir démêlée l'intrigue avant le personnage, j'ai tout de même été agréablement surprise par le dénouement. L'écriture simple mais jamais bêtifiante de Benoît Séverac fait mouche et mêle habilement le genre du polar et le retour dans ce passé qui a vu émerger la naissance des sociétés. Il est d'ailleurs intéressant et touchant de voir les personnages développer les notions de filiation, de sacré et de beau (cf. la citation ci-dessous). C'est ainsi que l'ouvrage sensible et bien documenté de Benoît Séverac, au-delà d'un polar réussi, nous ramène à des considérations contemporaines. Comme le souligne Francis Duranthon (paléontologue et directeur du Muséum d'histoire naturelle de Toulouse) dans sa préface : "L'étranger, quel qu'il soit et d'où qu'il vienne, est aussi notre frère humain".

 

 

Quelques extraits :

 

  • "En les regardant, il ressent une joie semblable à celle qu'il a eue, il y a quelques jours, alors qu'il profitait du soir qui tombait calmement sur le petit vallon. Il reconnaît ce plaisir au fond de lui mais ne le comprend pas mieux. Une nouvelle fois, il est démuni, à cours de mots. Il observe les femmes en train d'admirer leur travail. - C'est beau, dit une femme à sa fille. il comprend, à leurs sourires, qu'elles éprouvent le même sentiment que lui, mais il ne comprend pas ce mot, "beau". Il ne l'a jamais entendu, et ne saurait le traduire dans sa langue." (p. 103)

 

  • Et pour découvrir un second extrait, c'est par ici !

 

 

Séverac, Benoît.

L'Homme-qui-dessine

Ed. Syros

2014/211 p.

 

Rédigé par Nota Bene

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