Articles avec #je lis aussi des bd tag

Publié le 23 Février 2012

Dernière lecture à bulles en date

(BD achetée pour le lycée)

 

Fahrenheit 451 - Ray Bradbury, Tim Hamilton - 9782203032941 - 9782203032941

 

 

La quatrième de couverture :

 

En 1953, Ray Bradbury eut à travers son roman Fahrenheit 451, devenu depuis un classique de la science-fiction, l'une des visions les plus effroyables de l'avenir.

Dans cette première adaptation autorisée en bande dessinée, réalisée en étroite collaboration avec Ray Bradbury, Tim Hamilon a su créer une oeuvre d'art véritablement saisissante. La prise de conscience par le héros des méthodes d'un gouvernement violemment obscurantiste s'y accompagne de la découverte de l'importance de la lecture en tant que liberté individuelle.

 

 

Mon avis :

 

Sur le site PlanèteBD, on qualifie l'adaptation du dessinateur de "très intéressante" : "Jouant avec une colorisation restreinte, le trait de l'auteur navigue entre un trait fin et un rendu parfois proche de la saturation." Pour ma part, le dessin ne m'a pas séduit. Je tenterais de le qualifier de trop "sec".

 

Ceci dit, Fahrenheit reste Fahrenheit et la trame originale est tellement forte que l'adaptation reste un réel moment de plaisir. On retrouve le cheminement des pensées de Guy Montag, pompier organisateur d'autodafés, qui prend peu à peu conscience que la quête du bonheur est vouée à l'échec sans l'existence du libre-arbitre : "Vous comprenez pourquoi on les déteste et on les redoute tant, ces livres ? Parce qu'ils montrent les pores sur le visage de la vie."

 

Bradbury, Ray & Hamilton, Tim.

Fahrenheit 451

Ed. Casterman

Coll. Ligne rouge

2010/155 p.

 

Publié le 2 Novembre 2011

De nouveau une BD lue pendant les vacances :

 

4183_c

 

 

La quatrième de couverture :

 

"Un sac poubelle éventré, un journal intime qui dépasse, et voilà Louis sauvé de sa panne d'inspiration. L'écrivain a enfin trouvé son sujet dans les pages du cahier. Une jeune femme, Léa, raconte comment subitement elle perd la mémoire des appareils ménagers : impossible de faire fonctionner une machine à café ou un grille pain ! Cette situation ne fera pas rire son mari qui voit s'ammonceler les piles de linges sales... Devant tant d'originalité, le roman devient vite un succès. Mais Louis ne cesse de se demander qui est cette Léa et ce que cache cette "amnésie ménagère"..."

 

 

Mon avis :

 

Un titre intriguant. Un album ouvert au hasard qui offre d'élégants dessins crayonnés en noir et blanc si travaillés et réalistes qu'ils ne peuvent pas laisser indifférents. Sur les avis enthousiastes de Soukee et Caro, je m'y mets.

 

L'histoire est sensible et intime et l'attention du lecteur maintenue au fil des pages. Pourtant, la chute tant attendue n'est pas totalement convaincante à mon sens : trop rapide, probablement. L'originalité - servie par des dessins magnifiques - est là. Il m'a cependant manqué une touche d'émotion. Le scénario est signé Eric Corbeyran, comme pour Elle ne pleure pas elle chante (dont l'étrangeté du titre et le thème du récit rejoignent ceux de Léa). Les dessins sont du coréen Gwangjo. En bref, une belle BD qui s'avérait prometteuse mais qui m'a laissée frustrée.

 

 

9782505008613_19782505008613_2

 

Scénario : Eric Corbeyran

Dessin : Gwangjo

Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur

Ed. Dargaud

2010

 

Publié le 1 Novembre 2011

Ces dernières vacances ont été joyeusement occupées : repas entre amis et collègues, séjours chez la famille, visite du musée de l'imprimerie de Nantes, séance de cinéma... Et pour garder le moral en cette veille de rentrée, je me dis que le meilleur reste à venir : les vacances de Noël ! En attendant, prenons ici le temps de chroniquer quelques livres... Pour commencer, une BD de Julien Neel.

 

366x520 - Chaque chose

 

 

La quatrième de couverture :

 

 

 

Mon avis :

 

Cette BD plus ou moins autobiographique s'ouvre sur le personnage de Julien, un jeune homme qui se rend à l'hôpital pour rendre visite à son père. Le trajet est alors l'occasion de se rappeler ses souvenirs d'enfants suite au divorce de ses parents. Il se rappelle de vacances particulières où il va passer l'été avec son père déguisé en monsieur Nounours pour une campagne de publicité.

 

Cette lecture me laisse un bon souvenir : celui d'un récit bien mené aux transitions entre le présent et le passé particulièrement bien amenées. Les vignettes aux dessins plutôt simples et colorés sont disposées sur un fond noir qui apporte une ambiance intime au récit. Le ton est tendre et pudique. L'auteur de la série Lou ! (je n'avais pas fait le rapprochement avant de lire la BD !) nous livre ici une tranche de vie pleine d'émotions et de sourires nostalgiques, sans pour autant être triste. Une BD à découvrir !

 

 

Neel, Julien.

Chaque chose

Ed. Gallimard jeunesse

Coll. Bayou

2006/104 p.

 

Publié le 31 Janvier 2011

Un roman graphique trouvé au hasard de mes rangements des bacs à BD du lycée.

Une adaptation poignante du roman d'Amélie Sarn.

 

 

 

Lettre ouverte au scénariste et au dessinateur :

 

"Il est de ces textes que l'on n'écrit pas mais que l'on crie. De ces textes que l'on a portés si longtemps qu'ils sont indissociables d'une partie de votre âme. C'est le cas d'Elle ne pleure, elle chante. Un texte intérieur et intime. Pourtant, ce texte, Eric et Thierry vous avez su, je ne sais comment, le porter avec moi et mieux encore, le faire vivre autrement. J'ai écrit les mots, vous avez éprouvé des sensations que vous avez retransmises avec votre propre langage, votre grammaire, votre vision. Peut-être vos peurs. Mon cri est devenu le vôtre. Je dois bien avouer que j'avais la trouille. Avais-je vraiment envie de partager cette histoire ? Les images ne risquaient-elles pas d'être crues ou trop violentes pour moi ? Non. Tes mots et ton découpage, Eric, tes dessins, Thierry sont la pudeur même. Et pourtant tout est dit. A présent, je ne suis plus seule. On ne pouvait pas m'offrir plus beau cadeau. Merci."

 

Amélie Sarn

 

 

Mon avis :

 

Je n'avais aucune idée de la lecture dans laquelle je m'embarquais en lisant la première planche. Ce sont le format, la première de couverture ainsi que le dessin qui m'ont donné envie de découvrir cette BD. J'en ressors décontenancée.

 

Quand on annonce à Laura que son père est dans le coma apparaît un drôle de mot  : joie. On comprend ensuite le pourquoi d'un tel mot, qui veut en fait traduire un infini soulagement. Laura va se rendre au chevet de son père et déverser à son oreille tout ce que son coeur gardait enfouie depuis si longtemps. Elle va se délester du poids des non-dits suite au drame subit entre 6 et 12 ans. Le lecteur se retrouve alors confronté à une intimité meurtrie, oscillant entre tristesse, dégoût, révolte et désespoir.

 

Le dessin est d'une grande pudeur et d'une grande sensibilité. Les auteurs gagnent à traiter tout en retenue le sujet si délicat de l'inceste. Les décors sont discrets, les détails délaissés au profit des émotions. Je dirais même que le trait est assez féminin. Ce livre laisse indiscutablement son empreinte sur le lecteur. Je le recommande. En outre, une adaptation cinématographique semble être sur le point d'aboutir. On remarque que ce roman graphique est publié dans la collection Mirages (Ed. Delcourt), tout comme la toute aussi poignante adaptation BD du roman de Guillaume Guéraud Je mourrai pas gibier.

 

 

D'après le roman d'Amélie Sarn
Scénario : Eric Corbeyran
Dessin : Thierry Murat
Elle ne pleure pas, elle chante
Ed. Delcourt
Coll. Mirages
2004
 

Publié le 27 Décembre 2010

Une BD offerte à l'une de mes soeurs à Noël et lue avant d'être emballée... Je l'avoue ! ^^

 

 

La quatrième de couverture :

 

Zoé a un boulot pas drôle : elle est hôtesse d'acceuil dans les salons de l'automobile ou du fromage et doit faire bonne figure, debout toute la journée avec des chaussures qui font mal aux pieds. Le jour où elle rencontre Thomas Rocher, écrivain à succès, la vie semble enfin lui sourire. Mais pourquoi Thomas ne sort-il jamais de son grand appartement parisien ? L'amour peut-il vivre en huit-clos ? Et quel est dans cette histoire le rôle d'Agathe, la belle, froide et machiavélique éditrice de l'écrivain ?

 

 

Mon avis :

 

Bien sûr je connaissais déjà Pénélope Bagieu pour ses BD Joséphine et Ma vie est tout à fait fascinante, véritables gourmandises de filles ! Ici la dessinatrice se lance dans un premier long récit. Elle y affirme son esprit frais, drôle et piquant. J'ai bien aimé le dessin minimaliste et l'atmosphère particulière dégagée par la palette de couleurs utilisée (gris, bleu, violet, rouge) tout comme j'ai aimé le scénario proposé. La BD est d'ailleurs sélectionnée pour le Festival d'Angoulême, comme essaye de le "réaliser" Pénélope Bagieu elle-même. Cette une BD que je recommande !

 

 

bagieu_thomas

 

Dans le même style, il y a aussi l'illustratrice Margaux Motin, tout à fait hilarante et dont j'apprécie encore davantage le dessin, dont j'ai lu J'aurais adoré être ethnologue et La théorie de la contorsion (autre cadeau de Noël à mon actif !). Je vous les conseille : c'est chicklitt spirit à souhait mais avec une distance ironique qui rend le tout pertinent et dans l'air du temps ! Il est juste dommage que l'on n'y retrouve QUE des dessins tirés des blogs. Une autre référence à connaître dans cet esprit : Alice Dufay, professeur d'arts plastiques à Caen, et sa BD Le temps s'écoule à la vitesse d'un escargot.

 

 

Plus d'infos sur :

 

 

 

Bagieu, Pénélope.

Cadavre exquis

Ed. Gallimard

2010/130 p.

 

Publié le 9 Décembre 2010

 

Rappelez-vous, on me l'a offerte lors d'un Private Chrismas swap...

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

De Versailles à l´Âge de pierre, les nouveaux voyages des kids dans le vent qui sautent dans le temps ! Marvin et Adèle ont fait une sacrée trouvaille dans une brocante un peu naze : un téléphone portable qui permet de voyager dans le temps rien qu´en tapant l´année de sa destination sur le clavier ! Du coup, plutôt que de faire son exposé sur les Gaulois en galérant dans les manuels, autant leur rendre visite directement, non ? Et quand on cherche LA robe qui fera bisquer de rage les copines au bal costumé, autant aller la piquer à Versailles ! Sauf que tout n´est pas si simple ! Bienvenue pour une nouvelle leçon d´Histoire bien secouée toujours menées par les professeurs Zep, Stan et Vince ! Inutile de remonter le temps pour se marrer. Ça se passe ici, maintenant, avec les Chronokids !

 

 

Mon avis :

 

J'ai au départ trouvé le côté "on va en profiter pour leur apprendre deux ou trois choses du programme d'histoire" un peu dérangeant. Puis, à y regarder de plus près, on se rend compte que l'auteur ne se prend pas au sérieux et que les incohérences historiques fusent... et c'est ça qui est drôle ! C'est une BD assez sympa qui se lit facilement. On y retrouve l'humour potache de Zep. Pas un coup de coeur pour moi... mais pourquoi pas.

 

 

Scénariste : Zep.

Dessinateurs : Stan et Vince

Les chronokids

Ed. Glénat

2010/48 p.