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Publié le 11 Septembre 2020

Récapitulatif de mes lectures d'été

À la ligne : feuillets d'usine de Joseph Ponthus

 

♥ EN BREF, C'EST BIEN ? Ce premier livre, dévoré fin juin, est mon coup de cœur de l'été ! J'ai adoré, tant sur le fond que sur la forme.

 

 

Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa

 

♥ EN BREF, C'EST BIEN ? Un long roman à l'écriture fluide qui nous laisse les larmes aux yeux une fois refermé.

 

 

 Noire précieuse d'Asya Djoulaït

 

♥ EN BREF, C'EST BIEN ? C'est moderne, bien écrit, criant de réalisme et plutôt drôle parfois.

 

 

Lettre d'amour sans le dire d'Amanda Sthers

 

♥ EN BREF, C'EST BIEN ? C'est un bon souvenir de lecture, plein de pudeur et de douceur.

 

 

Que sont nos amis devenus ? d'Antoine Sénanque

 

♥ EN BREF, C'EST BIEN ? Je n'ai pas accroché du tout et ai abandonné. Cela m'a semblé un peu cynique et désabusé.

 

 

Woman world d'Aminder Dhaliwal

 

♥ EN BREF, C'EST BIEN ? C'est drôle et intelligent mais ce n'est pas un coup de cœur. Les gags auraient gagnés a être moins redondants et la réflexion aurait pu être plus poussée.

 

 

Broadway de Fabrice Caro

 

♥ EN BREF, C'EST BIEN ? C'est drôle, intelligent et c'est porté par le style "au fil de la pensée" d'un narrateur pathétique et touchant : du bon Fabrice Caro.

 

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♥ SANS OUBLIER QUELQUES LIVRES JEUNESSE COMME :

 

 

 

Les critiques sont en ligne ou ne vont pas tarder à l'être.

 

Bonne lecture !

 

Publié le 4 Septembre 2020

Woman world

Voici une bande dessinée d'Aminder Dhaliwal traduite et recommandée par Clémentine Beauvais. Dans cette histoire, suite à différents événements qui n'ont pas vraiment d'importance car ils ne sont que le prétexte nécessaire au contexte du récit, les femmes restent les seules survivantes de l'humanité. Se pose évidement la question de la survie de l'espèce, puisque les banques de sperme finiront bien par s'épuiser. Mais, au-delà de cet enjeu, se pose aussi la question de l'identité féminine. Dans un monde qui a longtemps placé la Femme au regard de la posture supérieure de l'Homme, comment se définir ? Quels choix opérer ? Nous suivons sur quelques planches la vie d'une communauté de femmes vivant dans un petit village un peu isolé. Mention spéciale au choix de leur drapeau "Cuisses-de-Beyoncé" ! On y trouve une galerie de personnages pour le moins curieux et drôles. La succession de scénettes pleines d'humour et de sensibilité balaie différentes thématiques : les relations amoureuses, la procréation, la représentation corporelle, etc. Sur un ton léger mais parfois corrosif, avec des dessins en noir et blanc (dans leur majorité) et au trait fin, l'auteur nous livre une bande dessinée engagée où l'absence des hommes est vécue avec nostalgie mais aussi liberté. Un féminisme affirmé mais sans agressivité. J'ai aimé mais suis restée quelque peu sur ma faim, trouvant les gags parfois obscures (difficiles à traduire ?) ou redondants. Les réflexions mériteraient d'être poussées davantage : dans un prochain opus, qui sait ?

Parfois mon cœur saigne et pleure. Quelle tristesse ! Je ne verrai jamais d’hommes. Personne pour m’expliquer ce que je sais déjà.

Woman world
Woman world

Publié le 24 Juillet 2020

Celles dont je n’ai pas parlé
Celles dont je n’ai pas parlé Celles dont je n’ai pas parlé

Voici des bouquins partiellement lus, seulement feuilletés voire abandonnés dont je ne vous parle que brièvement afin d'en garder tout de même une trace.

  

Autobiographie d'une licorne de Maïté Bernard

 

♥ ÇA RACONTE QUOI ? L'histoire d'une adolescente à un moment charnière de sa vie et ce à double titre : le décès de son grand-père révèle un lourd secret de famille et elle pousse pour la première fois de sa vie la porte d'un local LGBT+.

 

♥ POURQUOI NE L'AVOIR LU QUE PARTIELLEMENT ? Parce que l'écriture packagée "young adult" ne m'a pas séduite : mimer le parlé adolescent en interpellant le lecteur n'est pas le meilleur des choix en général. Ce roman n'y fait pas exception. J'ai eu du mal à me sentir bien avec la narratrice, Carmen, si loin de mes préoccupations. J'ai ressenti un manque général de crédibilité. Si une certaine originalité de fond et de forme est présente, elle n'a pas suffit à me faire poursuivre ma lecture. Je remercie cependant les éditions Syros pour ce partage.

 

 

Algues vertes d'Inès Léraud et Pierre Van Hove

 

♥ ÇA RACONTE QUOI ? Une enquête sur la dangerosité des algues vertes présentes sur le littoral breton depuis des dizaines d'années. Lanceurs d'alertes, scientifiques, agriculteurs, politiques sont au cœur de jeux d'influence destinés à garder - ou non - le silence.

 

♥ POURQUOI NE L'AVOIR LU QUE PARTIELLEMENT ? Parce qu'après un début tout à fait intéressant, le dernier tiers de la bande dessinée est moins digeste : riches d'informations, avec des longueurs sans doute inhérentes à l'enquête, qui rendent la lecture moins fluide pour quelqu'un qui ne souhaite pas forcément entrer à ce point dans les détails de l'analyse.

 

 

L'écume des jours de Paul et Gaëtan Brizzi d'après Boris Vian

 

♥ ÇA RACONTE QUOI ? L'album n'est pas une bande dessinée comme je l'avais cru mais une version grand format et illustrée du roman de Boris Vian. Ma critique du roman est à (re)découvrir par ici.

 

♥ POURQUOI NE L'AVOIR LU QUE PARTIELLEMENT ? Parce que je n'ai pas relu le texte (déjà connu) mais pris le temps de feuilleter l'album à l'occasion du centenaire de Boris Vian pour en découvrir le travail d'illustration : assez grandiose ! Un bémol cependant : le choix opéré de ne pas le coloriser. 

 

Publié le 29 Avril 2020

Zaï zaï zaï zaï

Voici une BD savoureuse, prêtée avant le confinement et lu en près d'une demi-heure. Je ne suis pas séduite par le graphisme, loin de là. Je n'aime pas son style à la fois minimaliste et brouillé, aux accents de comics, sa monochromie terne. Mais en terme d'écriture, quelle cocasserie ! C'est la marque de fabrique de Fabcaro : des dialogues complètement absurdes et drôles ! C'est intelligent et loufoque, à l'instar de la BD Et si l'amour c'était aimer ? et du roman Le discours que j'avais déjà pu lire du même auteur. Ici l'intrigue commence dans un supermarché lambda où un individu, le double de l'auteur semble-t-il, prend la fuite suite à un oubli de carte fidélité jugé scandaleux par l'agent de sécurité. Armé d'un poireau, cédant à la panique, il fuit le lieu de son délit. C'est le début d'une cavale prétexte à une critique acerbe mais amusée du système capitaliste, consumériste et de la sphère politico-médiatique.

 

Une BD délirante à l'humour grinçant que j'ai,

sans pour autant être fan, trouvé plutôt réjouissante !

 

Publié le 5 Mars 2020

Sur cette photo quelques objets pour souligner que les filles aux cheveux raides et lisses rêvent aussi parfois de volume, d'épaisseur, de fixation et même de singularité...

Sur cette photo quelques objets pour souligner que les filles aux cheveux raides et lisses rêvent aussi parfois de volume, d'épaisseur, de fixation et même de singularité...

Un article pour signaler la bande dessinée témoignage présente dans le numéro n°15 de la revue Topo (datée de janvier-février 2019) sur la thématique des cheveux crépus. Ce sujet est peu abordé en littérature jeunesse mais m'interpelle depuis que je suis l'heureuse tatie de petites métisses. En évoquant et vous partageant la référence de la bande dessinée ici je me permets d'en garder une trace et peut-être de sensibiliser certains d'entre vous à ce sujet de l'acceptation de soi pour les porteurs de cheveux crépus. Il s'agit ici du témoignage d'Aline Tacite recueilli par la journaliste Martine Abat et illustré par Grégory Mardon. Aline, petite française d'origine guadeloupéenne, nous raconte son enfance et son adolescence à rêver de cheveux lisses. Là se trouve l'origine du métier qu'elle pratique aujourd'hui : coiffeuse spécialisée dans les cheveux bouclés, crépus, frisés et lockés. Elle est devenue propriétaire de son studio de coiffure et organisatrice de Boucles d'ébène, le premier salon français de la beauté des femmes noires et métissées. Les aider à s'aimer, s'estimer pour ce qu'elles sont et non pas grâce à des cheveux brûlés par des lissages permanents, c'est l'objectif que se fixe Aline au quotidien. Son parcours brillant - elle a d’abord été assistante trilingue dans un cabinet d'avocats fiscalistes - est inspirant et la bande dessinée porteuse de valeurs positives et bienveillantes. Elle est à faire lire à toutes les jeunes filles qui ont besoin d'affirmer leur singularité, quelle qu'elle soit. Sur le même thème, je vous invite à redécouvrir mes critiques des albums Comme un million de papillons noirs et L'Afrodoux de Maïssanou.

 

Extraits
Extraits
Extraits
Extraits

Extraits

Publié le 24 Février 2020

In waves

Épais roman graphique américain sélectionné au dernier Festival d’Angoulême, In waves est le récit d'un amateur de surf vivant une histoire d'amour endeuillée. Dans cet album de plus de 400 pages, AJ Dungo raconte l'histoire du surf à travers deux grandes figures emblématiques de l'art de la glisse : Duke Kahanamoku, le père hawaïen du surf moderne, et Tom Blake, père de la "hollow board" grâce à laquelle le surf s'est démocratisé. En parallèle, AJ Dungo raconte une autre histoire, la sienne et celle de son amour pour Kristen, rencontrée à l'adolescence et perdue à la suite d'un âpre combat contre un cancer. Jeune sportive aimant pratiquer le basketball et le surf, Kristen subira d'abord l'amputation d'une de ses jambes. Pour autant, son combat est raconté avec pudeur, dignité et aussi une certaine sérénité. Le dessin est épuré et les visages des personnages sont absents ou peu expressifs, reflétant justement la pudeur du récit. Les parties autobiographiques en bichromie bleue, couleur de l'océan et de la tristesse, alternent avec les séquences sur l'histoire du surf, dans les tons bruns. J'ai aimé apprendre quelques éléments de culture hawaïenne et d'histoire du surf. J'ai apprécié la lenteur et le calme se dégageant des planches. On y glisse en se laissant porté par le découpage du scénario et parfois un peu balloté par la houle des émotions de cette histoire d'amour entre AJ et Kristen à la fois banalement belle et singulièrement tragique.

 

La perte d’un être cher et la façon dont on traverse le deuil, en surfant comme on peut la crête d’une grosse vague. Tantôt au-dessus de l’écume, tantôt envahi et fracassé par le poids de l’eau.

 

Je vous invite pour terminer ma chronique à découvrir quelques planches et une interview-vidéo de l'auteur sur le site de l'éditeur Casterman.