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Publié le 3 Octobre 2019

Archibald nous ouvre les portes de sa maison

 

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Astrid Desbordes (autrice) et Pauline Martin (illustratrice) collaborent à nouveau chez Albin Michel Jeunesse, de façon toujours aussi douce et généreuse. Cette maison aux volets rose, c'est celle d'Archibald. Le rose, ce n'est pas que pour les filles. Là n'est pas du tout le propos de l'album mais je trouve intéressant de le souligner : les couleurs pastels utilisées (rose, bleu, jaune) sont à mon sens un pas vers une éducation antisexiste. Archibald, c'est ce personnage de petit garçon aux cheveux "tortellini au beurre" (comme l'a si bien dit Marine Landrot pour Télérama). Il a une maman, un papa et une petite sœur dont le lecteur a déjà pu faire la connaissance dans de précédents albums. Il nous présente ici sa maison, tout à tour bien rangée ou désordonnée. Il l'a trouve parfois trop étroite pour jouer, parfois trop grande pour lui, dans la nuit. Il aime quand ses portes et fenêtres sont grandes ouvertes mais aussi quand on se blottit sous la couette. Il aime parfois en sortir et s'aventurer dans les maisons de ses copains et copines. Il découvre alors des habitations toutes différentes les unes des autres : anciennes ou contemporaines, côtoyant le ciel ou l'eau, celle d'Hector très décorée, celle de Sam plus bricolée... Quoi de plus précieux qu'avoir la confiance en soi permettant de découvrir les autres dans l'intimité de leur chez-soi ? Pour Archibald, c'est possible grâce à ceux qui, au-delà des murs, font de sa maison son foyer. Une merveille que ce nouvel album qui permet de prendre conscience de la chance que constitue la stabilité affective d'une famille. Sans mièvrerie mais avec une infinie tendresse, Astrid Desbordes choisit avec soin des mots qui réchauffent le cœur. Archibald ne vit pas de grandes aventures mais nous fait part de la sienne, sa vie. C'est pourquoi chacun s'y retrouve et se retrouve touché par la poésie qui affleure des textes. Les illustrations aux formes simples et à la ligne claire sont douces et participent à l'atmosphère merveilleusement candide et quelque peu philosophe de l'album. Une nouvelle pépite à prendre le temps de partager avec ses petits bouts.

 

Publié le 11 Septembre 2019

Le monstre des couleurs est "tout barbouillé"...

Le monstre des couleurs ne comprend pas ce qui lui arrive aujourd'hui : ses émotions sont sens dessus dessous ! Réussira-t-il à mettre de l'ordre dans son cœur et à retrouver son équilibre ? Heureusement pour lui, son amie la petite fille va l'aider à différencier ses émotions et à les ranger dans des flacons.

 

 

Devenu un incontournable des albums jeunesse, ce livre animé d'Anna Llenas (illustratrice et graphiste espagnole) a été publié pour la première fois en France en 2014. Depuis, il est régulièrement réédité et son personnage décliné sur différents supports : album (sans pop-up), livre-jeu, jeu de société coopératif, peluches... Cet été est également paru Le monstre des couleurs va à l'école.

 

Offert à mon fils à Noël dernier alors qu'il avait tout juste trois ans, ce livre me semble finalement plus adapté à partir de 4 ans. Il semble en tout cas qu'il soit progressivement adopté par les enseignants de maternelle pour les élèves de moyenne et grande section. Il me semblait évident de vous le présenter en ce mercredi, jour des enfants !

 

L'histoire du livre permet de distinguer les différentes émotions qu'un enfant ressent puissance 10 par rapport à un adulte comme la tristesse, la joie, la sérénité, la peur et bien sûr la colère ! Verbalisant les effets des différentes émotions ressenties, l'enfant peut apprendre à les reconnaître, les exprimer et ainsi faire un pas vers le traitement raisonné de celles-ci. Chaque émotion, associée à une couleur, a sa double-page la décrivant. La joie est associée à la couleur jaune, la tristesse au bleu... Et surprise, une fois qu'elles sont toutes bien rangées dans leur flacon étiqueté, une nouvelle mystérieuse couleur apparaît : le rose ! Pas vraiment la manifestation d'une émotion mais plutôt celle d'un sentiment : l'amour.

 

C'est un bel album à la fois instructif, drôle et bienveillant. Sa thématique et sa pertinence se rapproche du formidable dessin animé Vice versa. C'est une belle idée de cadeau à offrir pour une lecture accompagnée et l'instauration d'un dialogue parent-enfant.

 

La tristesse nous accable, immense comme la mer, mélancolique comme un jour de pluie. Elle refroidit notre cœur et l'engourdit. Quand tu es triste, tu n'as envie de rien, si quelqu'un te manque, tu te sens seul abandonné, parfois des larmes coulent de tes yeux.

Publié le 3 Juillet 2019

C'est le dernier mercredi de l'année scolaire !

Voici donc la critique d'un album documentaire

à destination des 3-6 ans :

 

 

La collection "Mes p'tits docs" de chez Milan permet d'aborder de multiples thèmes de façon documentée avec nos petits dès 3 ans. Le titre présenté ici n'est plus tellement de saison mais l'était lors de son achat en avril dernier, pour les vacances de Pâques ! On y découvre d'où vient le chocolat qui plaît tant aux enfants (et aux grands !). Ainsi, le petit lecteur apprendra notamment que le chocolat est fabriqué à partir des graines des cabosses du cacaoyer, que les aztèques, en Amérique centrale, en consommaient déjà sous forme d'une boisson froide à base de cacao et d'eau, que l'artisan maître chocolatier sait modeler le chocolat pour en faire de magnifiques sculptures... L'ensemble de la chaîne de fabrication est évoquée, des cultivateurs de cacaoyers des pays chauds jusqu'aux maîtres chocolatiers, en passant par les acheteurs de fèves et les transformateurs / fabricants du chocolat en usine.

 

C'est une collection intéressante vers laquelle je me dirige régulièrement. Seul bémol : selon les titres, certains sont adaptés à un enfant de 3 ans (Le bébé, Le chocolat, La police, La piscine...) et d'autres me semblent trop complexes et attendront les 5 ou 6 ans de mon fils (Mon premier petit atlas, Les jeux olympiques...). En tout cas, celui-ci aura été particulièrement apprécié par mon petit dévoreur et lu plus d'une fois !

 

Publié le 26 Juin 2019

En ce mercredi, jour des enfants,

retour sur la lecture d'un album jeunesse :

la suite de L'enfant et la baleine

et de L'enfant, la baleine et l'hiver

 

 

L'année scolaire est terminée. Le papa de Noé conduit ce dernier jusqu'à la minuscule île, le "rocher" même, où vit sa grand-mère, afin d'y passer une partie des grandes vacances. Noé n'est pas spécialement enthousiaste à l'idée de côtoyer cette étrange grand-mère qui enlève ses dents pour dormir et répare des filets de pêche plutôt que de jouer avec lui. Le jeune garçon s'ennuie et décide d'explorer les alentours... mais une tempête se lève et l'empêche de rentrer. Ce nouvel opus évoque l'esprit d'aventure des enfants et le lien intergénérationnel avec à nouveau beaucoup de tendresse. C'est plus drôle et léger aussi. Les couleurs sont plus vives que dans le précédent album et cela fait du bien. Là encore, la nature et la faune en particulier ont leur importance. En refermant le livre, on a envie de rejoindre Noé et sa grand-mère sur leur petit rocher perdu au bout du monde.

Grand-mère habitait loin. Elle vivait sur un petit rocher battu par les vents, où les brins d'herbe poussaient couchés. Personne ne venait jamais la voir, à part quelques oiseaux déposés là par la brise et les bourrasques.

heart

Publié le 18 Octobre 2018

Publié le 16 Octobre 2018

Album sur la thématique de la première rentrée scolaire

 

 

Aujourd'hui, Octave va à l'école pour la première fois. "Tu vas voir", dit Maman, "l'école, c'est épatant."

 

Octave va à l'école pour la première fois. Il ne semble pas partager l'enthousiasme de sa maman. Son leitmotiv est : non ! Il ne veut pas enlever son manteau. Il ne veut pas faire de bisous à sa maman. Il ne veut pas entrer jouer avec les autres enfants. Jeannine, une camarade de classe, commence à s'inquiéter : est-ce qu'il sait dire oui ? Raoul, plus malin, va dénouer la situation grâce à un bonbon... Et finalement, quand la maman d'Octave, arrivée la première, viendra le récupérer, à sa question "tu viens oui ou non ?" Octave répondra encore une fois... "non" ! Cet album au charme un peu désuet fait mouche auprès des petits de 3 ans en détournant la problématique de la première journée d'école. Mon loulou, qui le connaît depuis longtemps, était ravi que la maîtresse en fasse la lecture en classe il y a quelques semaines !

 

 

Non, non et non !

Mireille d'Allancé

Ed. L'école des loisirs