Articles avec #je lis tag

Publié le 16 Juin 2020

Des mots pour combattre le racisme

Merci à la maison Syros pour le partage de ce documentaire

 

à destination des adolescents

 

 

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Ce documentaire actualisé et réédité en mars dernier est malheureusement tout à fait d'actualité. Alors que la population française n'a jamais été aussi métissée, le racisme persiste. Comment l'expliquer ? Pour combattre les stéréotypes et les préjugés racistes, il faut d'abord comprendre leurs ancrages et leurs rouages. C'est l'objectif de ce livre qui, sous la forme d'un abécédaire de 67 mots, décrypte de multiples aspects du racisme. De Affirmative action à Zoos humains en passant par Haine, Laïcité ou Métissage, on apprend et on clarifie beaucoup de notions relevant de la thématique de la xénophobie. Un indispensable à mettre entre les mains de tous dès 14 ans environ.

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

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Publié le 15 Juin 2020

La fractale des raviolis

Voici un roman de 2014 dont j'avais vaguement entendu parler mais qui ne faisait à l'époque pas partie de mes priorités de lecture et qui m'a été conseillé il y a peu par une libraire enthousiaste. C'est tout aussi enthousiaste que je partage (enfin)  ici cette première lecture post-confinement ! Je me suis laissée prendre au jeu de la construction littéraire originale de Pierre Raufast.

 

Trompée par son mari, une femme décide de sen débarrasser en concoctant un plat de raviolis subtilement assaisonné. Mais le hasard - ou le destin - s'en mêle et un enfant se retrouve sur le point d'être convié à partager le repas. Il lui faut faire preuve de réactivité. Elle qui n'est pas très douée pour prendre rapidement des décisions. Contrairement à son père. Comme lors de cette fameuse soirée, lorsqu'elle était étudiante. Subitement, la narration bifurque. Tout commence par un plat de raviolis puis passe du coq à l'âne ou plutôt d'une sulfureuse soirée à la bataille d'Austerlitz en passant par l'enfance d'un sociopathe. Différents récits se succèdent et s'imbriquent tels des poupées russes aux allures de contes tour à tour tragiques ou comiques. On a presque envie d'en dessiner un schéma pour en comprendre l'enchâssement. On se demande quel est le degré de véracité ou de plausibilité de ce qu'on lit. On est plongé dans des intrigues et univers différents toutes les 20 pages ce qui peut être parfois frustrant sans que cela ne gâche jamais en rien le plaisir de la découverte de chacun des récits. La narration est maîtrisée et l'imagination déployée dans une succession de courts chapitres qui nous font voyager dans le temps et l'espace. À la fin du livre, de retour devant le plat de raviolis, on se dit "non, il ne va quand même pas oser terminer là-dessus ?". Il ose... et on en rit. Un très bon moment de lecture qui me donne envie de découvrir plus avant l'esprit quelque peu déjanté et original de Pierre Raufast.

 

La fractale des raviolis

 

♡

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 9 Juin 2020

Chasse à l’homme

Cette histoire a commencé quelques fois déjà. Elle s’est terminée plus souvent encore. Chaque fois que je l’ai écrite, croyant la fin venue, une révélation faisait tout dérailler. Comme un spasme, une irruption du réel, une protestation. Alors je reprenais l’écriture, sachant que c’est une histoire qui n’en finirait jamais d’arriver.

Bref retour sur cette lecture québécoise. Son titre ne me charmait pas mais les retours critiques positifs m'ont fait sauter le pas. Bilan : une déception. Il s'agit ici d'une autofiction racontant une quête amoureuse. En 2008, Sophie consulte une cartomancienne qui lui prédit que, grâce à un livre, elle rencontrera l'homme de sa vie. Mais avant cela, il faudra déménager à Paris, s'amouracher d'un petit français puis se rendre en Asie. Dès lors, s'agit-il d'écrire un livre pour trouver l'amour ou de trouver l'amour pour écrire l’histoire de sa rencontre ? Certes, la plume de Sophie Létourneau est traversée de sensibilité, de recul critique et de réflexion à la fois littéraires et amoureuses, mais j'ai trouvé son récit fourre-tout et plutôt inintéressant. Certains évoquent une écriture du fragment, une déambulation ou encore une mosaïque. J'y vois plutôt du décousu et de l’auto-centrisme. On ne peut pas plaire à tout le monde. Ce roman aura au moins eu le mérite de me faire connaître l'artiste plasticienne et photographe Sophie Calle. Du coup, le roman Les falaises de Virginie Dechamplain paru chez le même éditeur La peuplade que j'avais également repéré attendra...

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 14 Mai 2020

Ma première aventure : En quête du dragon

Une fois n'est pas coutume, je vous présente aujourd'hui un livre jeu dont l’enfant - à partir de 4 ans en étant accompagné d'un adulte - est le tout petit héros. Après avoir choisi son personnage parmi les trois proposés, l'enfant est invité à le matérialiser par le biais de la roue placée en bas à droite à l'intérieur du livre. Ensuite, place à la lecture. L'enfant est dans la peau d'un personnage évoluant dans un univers merveilleux qui décide de partir en quête d'un dragon à adopter. Au fur et à mesure que l'on avance dans le récit, le petit héros doit faire des choix, ce qui influence le cours de l'histoire. On lui indique alors le nombre de pages à tourner pour découvrir la suite de son parcours. Au cours de l'aventure, l'enfant peut collecter des objets matérialisés sur les trois autres roues. Ils peuvent s'avérer utiles ou non en fonction des péripéties. Malheureusement, il peut aussi se faire des "bobos" qui l'affaibliront et impacteront le dénouement de l'histoire.

 

Malgré du vocabulaire et des raisonnements parfois difficiles pour mon loulou de 4 ans et demi, il a adoré ce livre ludique lui proposant un récit chaque fois différent. Quelle satisfaction, au bout de nombreuses tentatives, d'arriver à obtenir un œuf de dragon ! Une très bonne idée que d'avoir adapté le concept du "livre dont tu es le héros" à des enfants plus jeunes. D'autres aventures existent et sont bien tentantes : La découverte de l'Atlantide, L'odyssée du Phobos et le dernier qui vient tout juste de sortir Voyage en Terre ocre chez l'éditeur de jeu Game Flow.

 

Pour en voir plus, rendez-vous sur mon compte Instagram !

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Publié le 11 Mai 2020

Pendant ce confinement sanitaire aussi inédit qu'inattendu,

j'ai lu approximativement 2800 pages en 8 semaines :

 

 

 

𝔻𝕖𝕤 𝕝𝕚𝕧𝕣𝕖𝕤 𝕖𝕞𝕡𝕣𝕦𝕟𝕥𝕖́𝕤 𝕒𝕦 𝕓𝕠𝕦𝕝𝕠𝕥 avant le confinement (sans savoir que je n’y retournerai pas avant plusieurs semaines, sinon j’en aurais pris bien plus !) :

 

 

 


𝔻𝕖𝕤 𝕝𝕚𝕧𝕣𝕖𝕤 𝕣𝕖𝕔̧𝕦𝕤 𝕖𝕟 𝕤𝕖𝕣𝕧𝕚𝕔𝕖𝕤 𝕕𝕖 𝕡𝕣𝕖𝕤𝕤𝕖 avant le confinement :

 

 

 


𝔻𝕖𝕤 𝕝𝕚𝕧𝕣𝕖𝕤 𝕡𝕣𝕖̂𝕥𝕖́𝕤 juste avant ou pendant le confinement :

 

 

 


𝔻𝕖𝕤 𝕝𝕚𝕧𝕣𝕖𝕤 𝕒𝕔𝕙𝕖𝕥𝕖́𝕤 juste avant ou pendant le confinement :

 

 

 


Les critiques sont en ligne ou vont être publiées bientôt.

 

En avez-vous lu certains d’entre eux ?

Des titres vous tentent-ils plus que d’autres ?

Le confinement vous a-t-il permis de prendre le temps de lire ?

Qu'en retiendrez-vous ?

 

De mon côté, je trouve que cette période particulière

(car elle n'est pas tout à fait terminée en réalité)

a au moins le mérite de ralentir la course effrénée de l'habituel quotidien

et de me laisser plus de temps apaisé pour lire.

 

♡

 

Publié le 10 Mai 2020

Le Service des manuscrits

Repéré avant le confinement, je pensais ajouter ce titre de chez Flammarion à la prochaine commande à passer au lycée. C’était sans compter sur le confinement et ma soif de lecture. Il s'agit de l'histoire de Violaine Lepage, 44 ans, l'une des plus célèbres éditrices de Paris. Elle sort à peine du coma après un accident d'avion. Entre temps, un roman envoyé au service des manuscrits et publié, Les Fleurs de sucre, termine en sélection finale du Prix Goncourt. Problème : son auteur demeure introuvable et des meurtres similaires à ceux du livre se produisent dans la réalité. Qui a écrit ce roman et pourquoi ? Ce roman est un page-turner qui se dévore en peu de temps, parfois drôle, léger, cocasse, et parfois bien plus sombre. Frôlant le polar, nous faisant pénétrer dans le microcosme parisien de l'édition, il a tout pour plaire. Antoine Laurain, que je découvre par cette lecture, offre aux amoureux des livres un roman jubilatoire. Les ingrédients sont peut-être un peu trop nombreux (secrets de famille, changement d'identité, catastrophe aérienne, arrêt cardiaque, suicide, trafic de drogue, psychanalyse...) mais le dénouement reste surprenant et pas si superficiel. On se dit que l'évidence était pourtant là, cachée dans le prénom de l'héroïne.

 

Il y a une sorte de radar à mettre en place, un radar qui oscille entre la qualité littéraire et le potentiel commercial.

Rédigé par Nota Bene

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