Publié le 2 Juillet 2018

Superbe BD écologiste signée Zep

 

The end

 

Dans le cadre d’un stage, Théodore, activiste écolo plutôt radical, intègre une équipe de chercheurs basée en Suède qui travaille sur la communication des arbres entre eux et avec nous. Ce groupe de travail dirigé par le professeur Frawley (paléo-botaniste) et son assistante Moon tente de démontrer que les arbres détiennent les secrets de la Terre à travers leur ADN. C’est en recoupant ces génomes avec la mort mystérieuse de promeneurs en forêt espagnole, le comportement inhabituel des animaux sauvages et la présence de champignons toxiques que le professeur comprendra que ces événements sonnent l’alerte d’un drame planétaire.

 

The end

J'ai trouvé le dessin classique voire passé de mode. Toutefois, le trait réaliste et les cadrages bien vus nous immerge rapidement dans le récit. Les cases en bichromie (du noir et une couleur) alternent les jaunes, rouges, bleus et verts dans des tons ternes qui me questionnent. Je ne suis pas certaines que ces choix soit judicieux. Pour autant, si le graphisme quelque peu austère n'est à mon sens pas l'atout premier de cet album, je suis sous le charme de l'intrigue.

 

Née d'une anecdote botaniste rapportée par son fils puis d'un travail de documentation, notamment auprès du professeur Francis Hallé qui prête ses traits au fictif professeur Frawley, cette bande dessinée d'anticipation nous fait osciller entre sérénité au contact de la nature et déprime au vue de la catastrophe annoncée. Elle nous fait réfléchir à notre statut d'être humain sur Terre à l'échelle de l'univers. Elle nous interroge sur notre rapport à la nature. Les découvertes scientifiques mises au jour en ce moment au niveau de la botanique ont inspiré Zep pour un scénario bien ficelé à la fois apocalyptique et si vraisemblable. Et si les arbres étaient finalement dotés d'une certaine conscience et d'une certaine volonté ? Juste un gag hors de propos (une référence malvenue au Guide du zizi sexuel ??) à signaler page 20. Pour le reste, une bande dessinée instructive qui s'apprécie grandement.

 

 

Ce sont les arbres qui nous protègent... et pas le contraire. Approchez-les humblement et peut-être apprendrez-vous quelque chose...

 

Plus d'infos :

 

La bande annonce de l'album sur YouTube

 

"Zep prophétise "The end" sur Télérama

 

 

The end

Zep

Ed. Rue de Sèvres

2018 / 90 p.

 

Publié le 29 Juin 2018

Roman de circonstances

débuté pendant mes précédentes vacances

 

Les grandes marées

 

Lecture débutée en avril dernier et venant de se terminer... Je me suis accrochée, persuadée d'en retirer du positif, mais il faut bien avouer que c'était le signe d'une lecture finalement laborieuse. Cette magnifique couverture m'a engagé à faire la connaissance de Miles, un jeune garçon de 13 ans, plus attiré par les créatures découvertes par la marée basse que par les mystères des rapports sexuels affolant habituellement les garçons de son âge. Cette sorte de fable écologique est aussi un récit initiatique sur le passage à l'âge adulte et mêle observations scientifiques du monde aquatique, réflexions presque philosophiques sur la nature et notre place au sein de celle-ci, humour potache du camarade de Miles, premiers émois amoureux, accompagnement d'une personne âgée en fin de vie, émancipation du cercle familial... : ça fait beaucoup, comme dirait l'autre ! En outre, j'ai été dérangé par les noms propres américains : l'histoire se serait déroulée en Bretagne, je pense que j'aurais plus apprécié. L'écriture ne m'a pas emporté. Ceci dit, les anecdotes pédagogiques sur la biologie marine sont étonnates et intéressantes. Je pense que ce roman m'aurait davantage convaincu s'il avait été condensé.

 

 

Les grandes marées

Jim Lynch

Ed. Gallmeister

2018 (1ère édition américaine en 2005) / 273 p.

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 28 Juin 2018

Une BD à la poésie amère dans le New-York des années 50

 

Gramercy Park

 

Résumé :

 

New York, 1954. Sur le toit d'un immeuble, une jeune femme s'occupe patiemment des ruches qui l'entourent et semble attendre quelque chose. Dans l'immeuble d'en face, un caïd de la pègre reste cloîtré chez lui à l'exception d'une mystérieuse sortie hebdomadaire. Ils ne se connaissent pas, mais ils se voient. Entre eux, le vide, une voiture de flics et un parc dont l'accès est réservé à quelques privilégiés. Qu'est-ce qui pourrait lier cette ancienne danseuse de l'Opéra de Paris et cet homme insaisissable que tout le monde craint ?

 

 

Mon avis :

 

C'est l'étrange histoire de Madeleine, jeune fille promise à une belle carrière de danseuse à l'Opéra de Paris, se retrouvant apicultrice au sommet des buildings New-yorkais, entre recherche de consolation et vengeance. L'intrigue est bien construite : les éléments du puzzle mettent du temps à s'assembler mais c'est ce qui en fait la réussite. J'ai apprécié lire cette bande dessinée qui, bien que paru chez Gallimard jeunesse, se prête également à un public adulte. Timothée de Fombelle nous propose ici une intrigue d'un genre différent de l'aventure ou du conte féérique l'ayant fait connaître. C'est une plongée dans de mélancoliques et dramatiques tranches de vie, comme l'écoute d'une déchirante chanson de jazz qui mêlerait danse classique, amour, folie, abeilles, maternité, mafia et vengeance froide. Le graphisme aux crayonnés un peu rétro est délicat. Dommage que la mise en couleur n'ait pas toujours été à mon goût. Une belle lecture, qui donne envie de revoir d'anciens films de gangsters et, comme toujours, de suivre de près le parcours de Timothée de Fombelle.

 

 

Plus d'infos à lire et à écouter sur Culturebox par exemple.

 

 

Gramercy Park

Timothée de Fombelle et Christian Cailleaux

Ed. Gallimard

Coll. Bandes dessinées hors collection

104 p. / 2018

 

Publié le 22 Juin 2018

Les 8 livres que j'ai préféré lire durant cette année scolaire

(dans le désordre)

 

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Pour continuer d'ajouter des titres à votre sac de plage

vous pouvez consulter ma liste de l'année dernière ici !

 

Et vous, quel serait votre coup de cœur de l'année scolaire ?

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 21 Juin 2018

Tag repéré sur Les chroniques culturelles et que je me permets de reprendre : je vous invite dans les coulisses du blog…

 

1. Critique


Je donne mon avis en essayant d'être à la fois honnête et pas trop cassante puisque derrière toute parution se cache un être humain qui s'est investi dans son projet.

 

2. Choix du livre


Par envie du moment, par nécessité de connaître et de pouvoir conseiller aussi.

 

3. Cas particulier (parfois, pas besoin de choisir, les livres viennent à toi via les services de presse)


C’est le cas de quelques ouvrages, des albums ou romans jeunesse surtout. En général, c'est moi qui indique ce qu'il me conviendrait de recevoir. Je ne déclare pas forcément dans ma critique que c'est un service de presse... est-ce que je devrais ? Je n'ai pas réussi à trancher pour le moment.

 

4. Quatrième de couverture


Je la mets d'office puisqu'elle fait selon moi partie intégrante de l’œuvre.

 

5. Prise de note


Ça dépend mais ça m'arrive : en particulier avec des syntaxes riches et poétiques pour lesquelles j'adore relever des citations (dans Métamorphose en bord de ciel ou Le livre de Perle par exemple).

 

6. Rédaction


J'essaie de rédiger ma critique plus ou moins dans la foulée de ma lecture. Je suis toujours à peu près le même schéma, qui m'aide à la structurer : une photo de la première de couverture, parfois une mise en contexte (pourquoi, comment, de quelle humeur j’étais), un résumé plus ou moins élaboré, mon avis, d'éventuelles informations supplémentaires, illustrations et citations.

 

7. Serré ou long


Plutôt serré, surtout depuis que je suis maman et que le temps est devenu précieux, mais ça dépend aussi beaucoup de mon degré d'enthousiasme.

 

8. Divulgâcher


Ah non, jamais ! :)

 

9. Autres blogueurs


Évidemment, ça m’intéresse de savoir ce que d’autres ont écrit sur un livre ! En général, je lis quelques critiques plutôt professionnelles avant d'acheter un bouquin, puis quelques critiques plutôt personnelles (sur Babelio et d'autres blogs...) après ma lecture afin de comparer mes ressentis avec ceux des autres lecteurs. Cela m'aide à faire le point et à écrire ma propre critique, surtout lorsque je l'écris plusieurs semaines après avoir lu le livre en question.

 

10. Citations


J'en intègre régulièrement, surtout quand le livre m'a beaucoup plu ! (Cf. point 5)

 

11. Tags


Je le fais de façon détournée, pour m'en servir de rubriques. Ce serait compliqué et chronophage d'envisager d'en mettre en place maintenant que le blog comporte notamment 340 critiques !

 

12. Notes


Certain(e)s le font (avec des étoiles, des cœurs, une note sur cinq...) mais je ne suis pas sûre que cela soit vraiment pertinent et objectif sur la durée en ce qui me concerne. Je me contente de mettre en avant mes coups de cœur lors des critiques puis avec des listes par année scolaire (en juin) et civile (en décembre/janvier).

 

13. Affiliations


On ne m'en a pas proposé.

 

14.  Reconnaissance


C'est un besoin, évidemment. Pour autant, même en voyant la fréquentation et le nombre de commentaires baisser à certaines périodes, les publications ont repris : les motivations pour continuer à tenir ce blog sont donc multiples. Ceci dit, puisque le tag se termine par ce sujet, je vous invite à enrichir le blog de vos commentaires : cela fait toujours plaisir ! :)

 

Publié le 21 Juin 2018

Une histoire d'amitié et de résistance

 

 

Vaclav Havel, dramaturge tchécoslovaque, devient président de la République socialiste tchèque en 1989 suite à la Révolution de velours, mettant fin à plus de quarante ans d'oppression. Antoine Choplin, auteur que je découvre à la lecture de ce livre, revient sur le parcours de ce personnage au travers de sa rencontre avec un jeune garde-barrière. Au-delà de l'arrière-plan historique, il nous offre surtout une histoire d'amitié aussi improbable que belle entre deux hommes qui ne semblaient pourtant pas du même monde. Tomas, cheminot, et Vaclav, dramaturge, vont pourtant se trouver et progresser ensemble. Le titre inutilement long et banal aurait mérité d'être mieux trouvé. Pour le reste, c'est une belle surprise : une écriture douce et sobre capable de dire les silences qui porte une histoire sincère d'humanité et de résistance.

 

 

Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar

Antoine Choplin

Ed. La fosse aux ours

2017 / 217 p.

 

Rédigé par Nota Bene

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