Publié le 5 Avril 2010
Après avoir rencontré Fabrice Colin l'année dernière dans le cadre de ma formation PLC1, j'ai à nouveau cette année eu la chance de rencontrer un auteur. En l'occurence, il s'agit de Rachel Corenblit.

Du 29 mars au 2 avril, dans le cadre du Printemps de la littérature jeunesse de l'IUFM Midi-Pyrénées, ont en effet été organisés des temps d'échanges, de rencontres et de formation dans le domaine de la littérature jeunesse. Les publics visés étaient en premier lieu les étudiants et stagiaires professeurs des écoles mais aussi les professeurs du 2nd degré (et plus largement : les acteurs du livre, les parents, les enfants et adolescents). Cette année, le thème était : Histoire et mémoire.
En tant que profs-docs, nous avons donc fait la connaissance de Rachel Corenblit et nous sommes intéressés, en référence au thème de la manifestation, à son premier roman : Shalom salam maintenant.
Quelques phrases que je retiens de cette rencontre :
- "Ecrire ce premier livre a été une écorchure qu'il a fallu ouvrir et refermer."
- "C'est le détail, l'anodin, qui permet de raconter et d'être dans l'histoire. L'intime transcende le "plat" de l'Histoire et c'est ce qui fait le roman."
- "Ecrire c'est s'effacer."
- "Plus on écrit, plus on apprend à écrire mais au bout d'un moment il faut "désapprendre" sinon cela devient de la mise en oeuvre d'automatismes, du tirage de ficelles."
- "J'ai une vision assez cinématographique de mon récit avant de me lancer. C'est ce qui, je pense, donne cette fulgurance et cette énergie à l'écriture."
- "J'assume le fait que la lecture du livre peut-être difficile : lire c'est reconstruire, c'est se battre."
- "Mon lieu d'écriture est l'adolescence."
- "L'écriture est un mélange de complexité et de pudeur. Raconter une histoire peut être tellement complexe qu'il faut dire les choses mais avec pudeur."
- "Je ne peux commencer à écrire que si j'ai trouvé le titre et la première phrase du livre."

Photo copyright Nota bene*
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