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Publié le 2 Avril 2026

Écrire juste pour soi : les mots prennent soin de nous

Là où la lecture, notamment celle des romans et de la poésie, nous aide à appartenir à la communauté de ceux qui ressentent la même chose que nous, l'écriture au contraire nous singularise.

Après ma lecture de Lire pour relier j'ai aussitôt poursuivi par la découverte du troisième essai de Régine Detambel publié l'année dernière : Écrire juste pour soi. Comme on le pressent à la lecture de Lire pour relier, Régine Detambel développe désormais sa réflexion sur la pratique de l'écriture pour soi (à différencier de l'écriture à visée de publication). Elle s'attache à identifier les impacts positifs de nos écritures mêmes les plus ordinaires. Ainsi, écrire, ne serait-ce que quelques lignes dans un journal intime, est un outil de compréhension de soi et du monde, permet d'exprimer son inconfort, son déplaisir, son angoisse, mais aussi de se centrer sur les bonheurs simples. Régine Detambel souligne également la dimension politique de l'écriture pour soi, notamment d'un point de vue féministe. Dans ce troisième essai, elle s'efforce donc de comprendre les usages et vertus de l'écriture personnelle, intégrant au fil du texte des témoignages et bribes d'entretiens menés avec celles et ceux qu'elle accompagne dans leurs pratiques d'écriture.

 

La bibliothérapeute nous parle notamment de l'écriture comme une trace de la voix et du papier comme une seconde peau. Le processus d'écriture est une relation à soi qui permet la symbolisation c'est-à-dire la construction de représentations personnelles de nos expériences. Elle souligne le bénéfice de "ressasser" par écrit car on élabore malgré tout du mouvement. L'écriture, comme la lecture, ont des pouvoirs de régulation émotionnelle et d'encapacitation et des effets exutoires, structurants et transformateurs. Lire et écrire permet de rester créatif et peut même être comparé à de la méditation de pleine conscience. L'écriture, de préférence à la main et non sur ordinateur, que ce soit sous forme de carnets de colères, de collecte, de vivacité, de gratitude, de journal intime, de journal de bord, de journal de rêves, de journaling, d'autopathographie, de recopiage de citations, de poésies, d'exercices d'écriture intuitive ou automatique, permet parfois de dire l'inexprimable.

 

Régine Detambel aborde aussi en fin d'ouvrage les enjeux de l'écriture personnelle à l'heure de l'émergence de l'intelligence artificielle. Elle annonce d'ailleurs s'intéresser particulièrement à ce sujet et travailler à une prochaine publication sur les interactions entre écriture personnelle et robots conversationnels. Pour en savoir plus, je vous recommande d'écouter ou de visionner l'entretien Les bienfaits psychiques et émotionnels des mots avec Régine Detambel du podcast Métamorphose.

Car choisir - ne serait-ce que des mots - est aussi se réinventer. C'est changer en créativité ce qui était fatalité. Là se joue la métamorphose.

Publié le 31 Mars 2026

Lire pour relier : la bibliothérapie à pleine voix

.☆´٭.❀•. Parce qu’il n’aura jamais été aussi essentiel de prendre soin de moi, j’essaye : je ralentis, j’apaise, je savoure, je m’approche du beau, je lis, je peins, je consigne, je recopie, je colle… Et puis j'entrevois une porte dans laquelle j'avais déjà glissé un pied mais que je décide d'ouvrir un peu plus grande... ⋆˚.♡࿔*:・⋆Mes lectures du printemps seront de cet ordre-là : de la réassurance, de la force motrice, de la réinvention, de la métamorphose. Car "𝓁𝒶 𝓅𝒶𝑔𝑒 𝓈𝒶𝒾𝓉 𝓈𝑒 𝒻𝒶𝒾𝓇𝑒 𝓅𝒶𝓃𝓈𝑒𝓂𝑒𝓃𝓉".

 

Crise existentielle, épuisement professionnel, accident de la vie, pandémie... La vie ne manque pas d'épreuves à traverser. La lecture peut se révéler un refuge pour nos souffrances et certaines étapes charnières. Afin de faire face aux défis de l'existence, à tous les âges de la vie, il est bon de se ressourcer en se reconnectant à sa créativité. Comment les livres peuvent-ils apporter un nouvel élan ? Peuvent-ils nous aider ? C'est ce sur quoi revient Régine Detambel dans ce deuxième essai publié sur la bibliothérapie. Ecrivain, soignante et formatrice en bibliothérapie, c'est elle qui a introduit en France il y a dix ans le concept de bibliothérapie. Elle rappelle et enrichit ici son propos. Lire ou écouter lire provoque de multiple effets bénéfiques : l'amélioration de la mémoire et de la réflexion, la régulation de l'humeur, le développement de l'empathie, la diminution des douleurs et des effets secondaires de certains traitements médicaux, la modélisation de notre psychisme pour retrouver de l'élan vital... Elle revient sur la différence entre la prescription de livres de développement personnel et la véritable bibliothérapie créative. Elle développe les notions de catharsis, d'expérience narrative, de poésie-thérapie. Elle évoque l'importance de l'engagement corporel que sous-tend l'acte de lire, l'expérience sensorielle du toucher du papier, l'importance aussi d'aller vers l'écriture en annotant ses livres, en recopiant des citations.

 

Dans un second temps, elle rend compte dans ce livre de l'expérience du groupe Lire & Relier, créé en plein confinement pour accompagner et rassurer les patients âgés mais aussi les adolescents anxieux ou les personnes isolées ayant besoin de se nourrir de mots. Insistant sur les effets thérapeutiques de la voix, elle démontre combien cette pratique de la médiation par la lecture à voix haute est affaire de solidarité, de transmission et de soin.

 

Régine Detambel s'appuie sur des travaux et références scientifiques tout en offrant un certain nombre d'expérimentations concrètes : des retours d'expériences mais aussi des propositions d'exercices pratiques (ce qui manquait effectivement dans son premier livre). Elle revient donc sur les pouvoirs bienfaiteurs des lectures (lues ou entendues) et sur l'importance à la fois de la présence vocale et de la créativité pour réveiller la capacité narrative et enclencher la réinvention de soi.

 

Car on ne lit pas les livres, on les vit.
Mieux, on se lit soi-même dans les livres.

Publié le 20 Mars 2025

Faudrait peut-être recadrer

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé à la lecture de ce livre l'humour un poil militant des deux sœurs ne se cachant plus sous le pseudonyme de L'indéprimeuse. Comme dans le premier opus T'as pas l'impression de prendre toute la couverture ? la forme est ici aussi importante que le fond. Le message féministe est toutefois plus présent et combatif, comme le suggérait le sous-titre : Petites pensées féministes dans un monde plutôt genré. Peut-être un peu au détriment des clins d'œil littéraires. Les autrices s'amusent toujours de la typographie et nous offrent une sorte de poésie de l'absurde composée d'aphorismes, de fausses couvertures de livres, de variations typographiques, de "petites phrases (peut-être) prononcées par l'histoire du féminisme"... C'est un recueil plein d'ironie et d'autodérision à découvrir et à offrir aux amoureux des mots comme aux féministes.

Il se pourrait que la véritable leçon du féminisme soit de comprendre que l'affirmation "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants" avait pour but de nous convaincre, pas de nous faire rêver.

Quand on met des années à se fabriquer une zone de confort, c'est pas pour que le premier abruti nous dise d'en sortir.

L'anaphore est une figure de style.
L'anaphore est utilisée pour créer de l'impact.
L'anaphore est la répétition d'un même mot ou groupe de mots en début de phrases ou de vers.
L'anaphore crée l'emphase.
L'anaphore apparaît dans les discours politique quand l'heure est grave.
L'anaphore est un petit peu reloue au bout d'un moment.

Faudrait peut-être recadrer
Faudrait peut-être recadrer
Faudrait peut-être recadrer
Faudrait peut-être recadrer

Publié le 4 Mars 2025

Il sait que ce n'est pas vrai, mais il sait aussi que c'est drôle. Et c'est une des vertus des livres que d'alimenter cette propension naturelle des enfants à décoller de la réalité et à la colorer de morceaux d'imagination.

Jeanne Ashbé

Un bébé à qui on ne lit pas des histoires ne peut pas construire sa voix, car pour avoir de la voix, il faut avoir entendu quelqu'un parler. Pour parler une langue, il faut l'avoir entendue.

Evelio Cabrejo-Parra

Les bébés sont naturellement attirés par des images complexes et préfèrent explorer une illustration inédite plutôt qu'une mage familière.

Chloé Séguret

Les enfants sont des ralentisseurs humanisants, le livre aussi.

Sylviane Giampino

La psychanalyste Suzanne Maiello [ose] affirmer que, pendant sa vie intra-utérine, le bébé [...] ressentirait une forme d'altérité. On peut aller jusqu'à dire qu'il y aurait une préconception du sentiment "qu'un autre" que lui existe [...] représenté par une multitude de mouvements sensoriels. C'st comme s'il se disait "Je ne suis as tout seul pace que cela bouge de partout : cela bouge sonore, cela bouge gustatif, cela bouge tactile, cela boue vibration, quel incroyable monde se prépare !"

Sophie Marinopoulos

Prendre le temps de s'installer avec une enfant pour lui "lire" une histoire, c'est lui signifier toute notre intention de lui offrir de l'attention. L'attention est une matrice qui permet aux comportements cognitifs, affectifs et sociaux de se construire.

Sophie Marinopoulos

Publié le 2 Juillet 2024

Coups de cœurs littéraires 2023-2024

Voici, avec un peu de recul sur mes lectures et comme j'ai l'habitude de la dresser chaque année, la liste de mes coups de cœur littéraires de l'année scolaire écoulée. Je me suis limitée à huit : quatre romans (dont deux sont disponibles en poche), deux essais, une BD et un album jeunesse. J'espère que vous pourrez y trouver de quoi piocher quelques gourmandises à déguster les pieds dans la sable cet été. Pour enrichir votre liste, vous pouvez également consulter ma liste de l'année dernière.

 


Le soldat désaccordé de Gilles Marchand

 

♥ ÇA RACONTE QUOI ? Dans le Paris des années 20, un ancien combattant est chargé de retrouver un soldat disparu en 1917. Arpentant les anciens champs de bataille, interrogeant témoins et soldats, il va découvrir la folle histoire d'amour vécue par le jeune homme au milieu de l'Enfer des tranchées.

 

♥ POURQUOI LE LIRE ? Pour lire un roman d'amour d'une tendre folie, sur l'absurdité de la guerre.

 

 

Panorama de Lilia Hassaine

 

♥ ÇA RACONTE QUOI ? La vie à l'ère de la transparence. En 2049, la majeure partie de la population vit dans des maisons-vivariums. Pourtant, Hélène, ex-commissaire de police, doit reprendre du service pour enquêter sur la disparition d’une famille.

 

♥ POURQUOI LE LIRE ? Pour lire un thriller dystopique efficace qui questionne les notions de justice, de vérité, de sécurité et d’intimité.

 

 

L'amour de François Bégaudeau

 

♥ ÇA RACONTE QUOI ? La vie de couple ordinaire de Jeanne et Jacques Moreau.

 

♥ POURQUOI LE LIRE ? Pour prendre de la hauteur sur la notion d’idéal romantique et lire un portrait à la fois drôle et mélancolique de la classe moyenne au tournant des années 2000.

 
 

La police des fleurs, des arbres et des forêts de Romain Puértolas

 

♥ ÇA RACONTE QUOI ? L’arrivée d’un officier de police "de la grande ville" dans un petit village, en juillet 1961, pour enquêter sur le meurtre atroce de Joël, 16 ans.

 

♥ POURQUOI LE LIRE ? Pour découvrir un roman à la fois policier et épistolaire très drôle et qui possède une des fins les plus époustouflantes qui m’ait été donné à lire.

 
 

Ma vie sans gravité de Thomas Pesquet

 

♥ ÇA RACONTE QUOI ? Le parcours incroyable de Thomas Pesquet, de son enfance à ses engagements et aspirations d’aujourd’hui.

 

♥ POURQUOI LE LIRE ? Pour en apprendre plus sur la personnalité et le parcours de l’astronaute mais aussi sur les différentes facettes de son métier et les enjeux de l’exploration spatiale.

 

 

♥ ÇA RACONTE QUOI ? Cela synthétise et met à la portée du grand public les bénéfices massifs de la pratique de la lecture. Cela présente la lecture comme un "impératif aigu de développement" pour les enfants.

 

♥ POURQUOI LE LIRE ? Pour avoir matière à réfléchir sur la nocivité des écrans et les bénéfices immenses de la lecture "pour le plaisir". Pour comprendre pourquoi et comment faire lire les enfants.

 

 

BONUS BD

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La distinction de Tiphaine Rivière

 

♥ ÇA RACONTE QUOI ? C'est une mise en abîme accessible et moderne de l'essai de Pierre Bourdieu sur les déterminismes sociaux. Elle invite à réfléchir sur ses propres goûts, dégoûts, pratiques culturelles pour, peut-être, s'en affranchir.

 

♥ POURQUOI LA LIRE ? Parce qu'elle met un concept clé de la sociologie à la portée de tous, avec une pointe d'humour, en évitant aussi bien la linéarité que l'ennui.

 

 

BONUS JEUNESSE

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Quand on est au milieu de Christopher Denise et Anika A. Denise [non chroniqué]

 

♥ ÇA RACONTE QUOI ? Un petit lapin dont la place se situe au beau milieu d’une fratrie : il n’est ni l’aîné, ni le petit dernier. Au fil de scènes du quotidien, ce petit lapin nous montre en quoi cette place du milieu est si spéciale, pleine de bons côtés comme de compromis. On a à la fois quelqu’un sur qui compter et quelqu’un sur qui veiller. On doit parfois tenir bon et d’autres fois céder. Et surtout, on est entouré d’amour !

 

♥ POURQUOI LA LIRE ? Pour sa pertinence, la rareté de cette thématique et surtout sa grande tendresse.

 


Et vous, quel est votre coup de cœur de ces derniers mois ?

 

Publié le 9 Avril 2024

Les lectures naturelles

Suite à mon compte-rendu de lecture de l’essai de Céline Alvarez Les lois naturelles de l'enfantvoici une présentation de sa collection de livres pour jeunes enfants : Les lectures naturelles. Entre méthode Montessori, appuis neuroscientifiques et bienveillance, voici comment Céline Alvarez nous aide à faire entrer les enfants dans la lecture dès la maternelle.

 

 

 

 

 

Ma petite puce venant de fêter ses 5 ans et étant assez à l'aise avec le langage oral et l'écrit (la reconnaissance et l'écriture des lettres), je me suis intéressée aux livres proposés par Céline Alvarez pour "entrer dans la lecture dès la maternelle". Le pré-requis est de (re)connaître les lettres par leurs sons, et non pas forcément par leur nom. Par exemple, savoir que le M qui s'appelle "aime" fait en réalité le son "mmm".

 

En ajoutant au répertoire des enfants les principaux digrammes français (groupes de deux lettres représentant un seul son, comme CH dans "chat" ou IN dans "matin"), ils possèdent un bagage linguistique suffisant pour commencer à composer des mots simples puis pour commencer à en lire. Ainsi, à partir des conseils de Céline Alvarez listés ci-dessous et après quelques séances (toujours courtes et ludiques, jamais imposées) d'exercices (avec des lettres imprimées et plastifiées par mes soins), nous nous sommes lancées dans la lecture d'un des livres de la collection Les lectures naturelles.

 

 

 

 

 

Tous ces livres se présentent de la même façon : une très grande illustration sur double-page immerge le petit lecteur dans une scène introduite par une phrase courte (par exemple "La course démarre."). Cette scène peut être ponctuée d'onomatopées pour un premier niveau de lecture très simple et de bulles qui font parler les personnages. Tout est écrit en lettres capitales pour faciliter la reconnaissance. Les lettres muettes sont grisées afin de simplifier le décryptage. Les digrammes sont signalés en vert. C'est très bien pensé et encourageant pour les enfants. Seul bémol : ma fille a tendance à tenter de deviner certains mots au lieu de les lire (connaissant les personnages du livre, en voyant un L elle tente sa chance et dit le mot "lièvre" alors que ce n'est pas celui-ci, par exemple). J'ai trouvé judicieux que soit ajoutée à la fin du livre l'intégralité de la fable de Jean de La Fontaine ici adaptée.

 

La collection se compose d'imagiers accessibles dès trois ans (avec du vocabulaire précis pour éviter que l'enfant ne devine au lieu de lire), de contes ou fables de "niveau 1" comme le livre présenté ici puis d'albums de "niveau 2". Dans ces derniers, la taille de la police est légèrement réduite, les digrammes ne sont plus signalés en vert, certains nouveaux digrammes font leur apparition (ER et EN par exemple) et on introduit des mots-outils comme EST, ET ou UN. On s'approche des collections plus classiques de premières lectures de niveau CP. Il existe par ailleurs un coffret de lettres magnétiques pour apprendre les sons des lettres et des digrammes ainsi qu'un cahier d'activités avec des jeux, des autocollants et des coloriages.

 

Les lectures naturelles
Les lectures naturelles

Pour revenir sur l'apprentissage de la lecture, retenons que la partie du cerveau dédiée à la reconnaissance de l'alphabet n'est pas génétiquement prévue et qu'elle se développe dans la zone initialement prévue à la reconnaissance des visages et des objets. C'est pour cela qu'un profil gauche est associé à un profil droit... et qu'une confusion peut intervenir (pic de confusion vers 5-6 ans) entre des lettres miroirs comme le p et le q minuscules par exemple. C'est tout à fait normal mais à accompagner. Voici, en résumé, les principes d'apprentissage de la lecture préconisés par Céline Alvarez :

 

  • 𝑫𝒐𝒏𝒏𝒆𝒓 𝒆𝒙𝒑𝒍𝒊𝒄𝒊𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒆 𝒄𝒐𝒅𝒆 𝒂𝒍𝒑𝒉𝒂𝒃𝒆́𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 aux enfants (c'est-à-dire le son des lettres) sans détour par le décompte des syllabes qui n'est pas franchement utile, voire qui peut gêner certains enfants. Le faire lettre par lettre puis à partir de mots simples mais aux sons variés, notamment au niveau du phonème d'attaque puis du phonème final. Associer éventuellement le geste au son (par exemple : mettre les doigts sur sa gorge pour indiquer que le son g se forme dans cette zone).
  • 𝑫𝒐𝒏𝒏𝒆𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒈𝒓𝒂𝒑𝒉𝒊𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒍𝒆𝒕𝒕𝒓𝒆𝒔 𝒆𝒏 𝒄𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒍𝒆𝒔 𝒅'𝒊𝒎𝒑𝒓𝒊𝒎𝒆𝒓𝒊𝒆 pour éviter les confusions de lettres miroirs et pour capter l'attention des enfants, car ils sont plus confrontés à des capitales dans leur vie quotidienne (panneaux indicateurs, emballages, boîtes de jeux, devantures de magasins, claviers informatiques...). Utiliser éventuellement dans un deuxième temps des lettres rugueuses cursives pour commencer à engrammer les gestes d'écriture.
  • 𝑳𝒆𝒖𝒓 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒐𝒔𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒎𝒐𝒕𝒔 𝒔𝒊𝒎𝒑𝒍𝒆𝒔 avec un alphabet mobile (lettres aimantées ou plastifiées). Voici des exemples de mots plutôt simples à constituer : papa, clé, moto, canari, chaton, cochon, panda, koala, mouton, etc.
  • 𝑳𝒆𝒖𝒓 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒍𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒎𝒐𝒕𝒔 𝒑𝒖𝒊𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒕𝒆𝒔 𝒑𝒉𝒓𝒂𝒔𝒆𝒔 de manière ludique avec des "enveloppes de lecture", des "messages secrets" ou des livres adaptés (comme la collection présentée ici). On peut souligner l'importance de posséder du vocabulaire : plus on connaît de mots et plus on est susceptible de les reconnaître en les lisant. Les premiers pas sur le chemin de la lecture sont ainsi soutenus par la démarche déductive.

 

 

En prolongement, cliquer pour lire mon précédent article sur