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Publié le 8 Novembre 2022

 

𝐶𝑟𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑛𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑑𝑒

 

Entre deux lessives à étendre, en arrivant au bout du tunnel de charge parentale du soir, j'ai trouvé le temps de découvrir Annie Ernaux, octogénaire fraîchement lauréate du Nobel de littérature. D'abord en visionnant son film documentaire Les années Super 8 sur Arte.tv, "vraiment intéressant, tu verras" m'avait dit mon collègue philosophe cet après-midi-là. Sur des bribes d'images muettes provenant de ses propres films de famille des années 1970, Annie Ernaux pose sa voix. Chronique d'une époque et récit d'émancipation féminine. Dans la foulée, j'ai ouvert La femme gelée que j'avais précédemment posé bien en évidence en tête d'un rayonnage au lycée. Entre une sélection thématique consacrée à l'actualité iranienne et des suggestions de lectures automnales. Pourquoi La femme gelée et pas La place ou Regarde les lumières mon amour ? Parce qu'elle résonne en moi, la quatrième : 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑡𝑟𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑎𝑛𝑠, 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑟𝑜𝑓𝑒𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟, 𝑚𝑎𝑟𝑖𝑒́𝑒 𝑎̀ 𝑢𝑛 "𝑐𝑎𝑑𝑟𝑒", 𝑚𝑒̀𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠. 𝐸𝑙𝑙𝑒 ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑒 𝑢𝑛 𝑎𝑝𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑔𝑟𝑒́𝑎𝑏𝑙𝑒. 𝑃𝑜𝑢𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡, 𝑐'𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒 𝑔𝑒𝑙𝑒́𝑒. 𝐶'𝑒𝑠𝑡-𝑎̀-𝑑𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒, 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑖𝑙𝑙𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑑'𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒𝑠, 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑎 𝑠𝑒𝑛𝑡𝑖 𝑙'𝑒́𝑙𝑎𝑛, 𝑙𝑎 𝑐𝑢𝑟𝑖𝑜𝑠𝑖𝑡𝑒́, 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑒𝑛 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑠𝑒 𝑓𝑖𝑔𝑒𝑟 𝑎𝑢 𝑓𝑖𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠𝑒𝑠, 𝑙𝑒 𝑑𝑖̂𝑛𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑝𝑟𝑒́𝑝𝑎𝑟𝑒𝑟, 𝑙𝑒 𝑏𝑎𝑖𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠, 𝑠𝑜𝑛 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙 𝑑'𝑒𝑛𝑠𝑒𝑖𝑔𝑛𝑎𝑛𝑡𝑒. 𝑇𝑜𝑢𝑡 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙'𝑜𝑛 𝑑𝑖𝑡 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 "𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙𝑒" 𝑑'𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒. Surprise par le nombre de pages en fait consacrées à la jeunesse de l'autrice. Son style dépouillé, distancié, "avec la simplicité et la densité de l'évidence"*, son ton affirmé pourtant. Elle dit qu'elle est 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑐ℎ𝑜𝑢𝑐ℎ𝑜𝑢𝑡𝑒́𝑒 𝑙𝑎 𝑙𝑖𝑏𝑒𝑟𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑎̂𝑙𝑒𝑠 et la vie efforcée des femmes tourmentante, accablante. Sa 𝑙𝑖𝑔𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑓𝑖𝑙𝑙𝑒 partant dans tous les sens. Ils sont beaux les portraits de ses parents. Homme lent, rêveur, présence sereine et sûre, 𝑃𝑎𝑝𝑎-𝑏𝑜𝑏𝑜, indispensable, 𝑃𝑎𝑝𝑎-𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡, émerveillé, dont émane douceur et sollicitude. Et Œ𝑑𝑖𝑝𝑒 on s'𝑒𝑛 𝑡𝑎𝑝𝑒. Car sa mère est importante aussi. Maman 𝑙𝑒𝑠𝑠𝑖𝑣𝑒́𝑒, 𝑟𝑎𝑦𝑜𝑛𝑛𝑎𝑛𝑡𝑒. Patronne. Qui favorise la lecture, le travail scolaire, l'ouverture au monde 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞𝑢'𝑜𝑛 𝑠'𝑦 𝑗𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑞𝑢'𝑜𝑛 𝑒𝑛 𝑗𝑜𝑢𝑖𝑠𝑠𝑒. Enfance insouciante et conquérante, adolescence et jeunesse étudiante pleine d'ardeurs parfois réfrénées, et enfin, à partir de la page 109, la mise en ménage et la vie de femme enlisée. La résultante des injonctions sociales qui pèsent insidieusement sur les idéaux d'égalité dans le couple. Comment ai-je pu passer à côté ? En 2022, il était temps de les célébrer. Ce récit de soi féministe et sociologique. Cette écriture blanche et pourtant révoltée.

 

* Grégoire Leménager dans L'Obs au sujet du dernier livre d'Annie Ernaux : Le jeune homme.

 

L'équation, belle facteur de plaire et de l'amour égale le but de l'existence, elle est entrée en moi comme dans du beurre et plus sournoisement qu'ax² + bx + c = O.

Quatre années. La période juste avant.
Avant le chariot du supermarché, le qu'est-ce qu'on va manger ce soir, les économies pour s'acheter un canapé, une chaîne hi-fi, un appart. Avant les couches, le petit seau et la pelle sur la plage, les hommes que je ne vois plus, les revues de consommateurs pour ne pas se faire entuber, le gigot qu'il aime par-dessus tout et le calcul réciproque des libertés perdues. Une période où l'on peut dîner d'un yaourt, faire sa valise en une demi-heure pour un week-end impromptu, parler toute une nuit. Lire un dimanche entier sous les couvertures. S'amollir dans un café, regarder les gens entrer et sortir, se sentir flotter entre ces existences anonymes. Faire la tête sans scrupule quand on a le cafard.

Suite ci-après

Une période où les conversations des adultes installés paraissent venir d'un univers futile, presque ridicule, on se fiche des embouteillages, des morts de la Pentecôte, du prix du bifteck et de la météo. Personne ne vous colle aux semelles encore. Toutes les filles l'ont connue, cette période, plus ou moins longue, plus ou moins intense, mais défendu de s'en souvenir avec nostalgie. Quelle honte ! Oser regretter ce temps égoïste, où l'on n'était responsable que de soi, douteux, infantile. La vie de jeune fille, ça ne s'enterre pas, ni chanson ni folklore là-dessus, ça n'existe pas. Une période inutile.

Jamais je ne serai si près qu'à dix-sept ans de la liberté sexuelle et de la sensualité glorieuse. Et je découvre aussitôt qu'elles ne sont pas possibles. La première différence que j'ai perçue clairement, elle m'a désespérée, je doutais qu'on pût la supprimer un jour." Garçon au désir libre, pas toi ma fille, résiste, c'est le code. Pour résister, le jeu défensif habituel, découper mon corps en territoires de la tête aux chevilles, le permis, le douteux champ de manœuvres en cours, l'interdit. N'abandonner que pouce à pouce. Chaque plaisir s'est appelé défaite pour moi, victoire pour lui. Vivre la découverte de l'autre en termes de perdition, je ne l'avais pas prévu, ce n'était pas gai.

C'était irréel cet univers de lilliputien. Le sentiment d'une régression terrible, pour lui et moi. Couches, chemises premier âge, deuxième âge, landeau. [...] Plus fortement que le jour de mon mariage, si léger au fond, je me sens entraînée doucement, sous des couleurs layette, dans un nouvel engrenage.

Comment en parler de cette nuit-là. Horreur, non, mais à d'autres le lyrisme, la poésie des entrailles déchirées.

Au sujet de son premier accouchement

Moi aussi j'y ai cru au pense-bête des courses, aux réserves dans le placard, le lapin congelé pour les visiteurs impromptus, la bouteille de vinaigrette toute préparée, les bols en position dès le soir pour le petit déjeuner du lendemain. Un système qui dévore le présent sans arrêt, on ne finit pas de s'avancer, comme à l'école, mais on ne voit jamais le bout de rien.

Une voix qui dit des choses terribles, que personne d'autre que moi ne saura s'occuper aussi bien du Bicou, même pas son père, lui qui n'a pas d'instinct paternel, juste une "fibre". Écrasant.

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Au sujet de la manière dont Annie Ernaux a redéfini le style littéraire en revendiquant une "écriture plate" qui ne cherche pas à embellir le réel, mais à nous y confronter.

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Émission La grande librairie consacrée à Annie Ernaux

le mercredi 19 octobre 2022 à revoir sur France5.tv

 

 

Publié le 28 Mars 2022

Publié le 6 Janvier 2022

Les premières lectures

En septembre dernier, l'heure a sonné de mon entrée dans la cour des grands : celle des parents d'enfants scolarisés en primaire. L'apprentissage de la lecture par mon fils cette année est l'occasion pour moi de faire le point sur ce qu'on appelle les "premières lectures".

 

 

 

 

 

 

Des histoires illustrées pour les enfants qui commencent à lire tout seuls, en classe de CP et CE1. Des romans courts qui proposent un chapitrage étudié pour rythmer la lecture de façon adaptée à son acquisition, une typographie particulièrement aérée et lisible, des phrases plutôt courtes et segmentées afin de faciliter la compréhension et la respiration. Un vocabulaire simple mais - il faut l'espérer - pas simpliste. Des illustrations qui soutiennent la lecture et l’identification au héros.

 

 

 

 

 

 

 

De nombreuses maisons d'édition proposent une ou plusieurs collections adaptées à l'apprentissage de la lecture. En voici quelques unes dans lesquelles piocher pour accompagner le début du cycle 2 :

 

  • La collection J'apprends à lire avec Sami et Julie chez Hachette (voir ci-dessous)
  • Les collections Je rentre en CP et Je suis en CP chez Flammarion
  • Les collections Premières lectures chez Nathan, Gallimard, Hatier, Magnard, Casterman...

 

 

C'est l'occasion de poursuivre la lecture d'albums de façon plus autonome et / ou avec des titres plus complexes (comme L'ennemi par exemple).

 

Cela peut aussi être le début de la lecture de BD, une fois les bases acquises (plutôt en CE1, donc). On peut proposer des classiques (par exemple Boule et Bill ou Tom-Tom et Nana) mais aussi des références plus récentes telles que : Akissi, Raoul ou encore Chi, une vie de chat pour s'initier aux mangas.

 

 

 

 

 

 

 

 

La collection J'apprends à lire avec Sami et Julie (chez Hachette) propose cinq niveaux progressifs dont trois destinés à la classe de CP. Ils sont spécialement conçus pour accompagner les enfants dans leur apprentissage de la lecture et les mettre en confiance tout au long de leur année de CP.

 

La mise en page très aérée est ponctuée d'illustrations qui viennent compléter et soutenir la compréhension du texte. Les mots utilisés sont exclusivement construits avec des syllabes simples telles que ba, be, bi, bo, bu, de, sa, mi, no... et facilement déchiffrables. Les lettres muettes sont grisées et les liaisons matérialisées afin d'aider la lecture.

 

La période de Noël est une bonne période en terme de progression dans les apprentissages et une belle occasion d'offrir ce type de premières lectures à un enfant de 6 ou 7 ans. Un titre comme Vive Noël ! est d'autant plus approprié. Pour Noël, toute la famille est réunie chez Papi et Mamie. Le Père Noël passera sans doute à minuit  ! Mais les enfants doivent aller se coucher…

 

La première page du livre permet de repérer les différents personnages et d'entrer dans la lecture sans stress, simplement en déchiffrant quelques prénoms (Papa, Emma, Sami, Tatie...). Puis, une double-page propose de préparer sa lecture avec quelques exercices de repérages et mobilisations des sons, syllabes et mots-outils (un, une, des, ils...) que le lecteur sera amené à rencontrer. Enfin, on peut commencer à lire l'histoire : moderne et joyeuse. Des respirations sont parfois bienvenues grâce au rapport texte / image : une bulle qui fait parler le papi, des prénoms à lire sur les étiquettes des cadeaux déposés au pied du sapin... Quelle fierté d'arriver au bout de l'histoire ! Et, pour ceux qui le souhaitent, de prolonger la découverte en s'assurant de l'avoir bien compris, à l'aide de la dernière double-page.

 

Les premières lectures
Les premières lectures
Les premières lectures
Les premières lectures
Les premières lectures
Un aperçu du titre "Les super cartes de Sami" dans la même collection mais de niveau 3 (fin de CP) qui propose un texte plus long et quelques sons complexes tels que -tion, -eau, -eille.

Un aperçu du titre "Les super cartes de Sami" dans la même collection mais de niveau 3 (fin de CP) qui propose un texte plus long et quelques sons complexes tels que -tion, -eau, -eille.

Publié le 17 Décembre 2021

Rentrée littéraire de janvier 2022

Voici mes repérages de romans à paraître lors de la rentrée littéraire d'hiver :

 

  • Numéro deux de David Foenkinos : 𝐻𝑎𝑟𝑟𝑦 𝑃𝑜𝑡𝑡𝑒𝑟, 𝑐𝑎𝑟𝑟𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑎𝑟𝑡𝑖𝑠𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒, 𝑑𝑒́𝑐𝑒𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛
  • Précipitations de Sophie Weverbergh : 𝑚𝑎𝑡𝑒𝑟𝑛𝑖𝑡𝑒́, 𝑠𝑢𝑟𝑚𝑒𝑛𝑎𝑔𝑒, 𝑓𝑢𝑖𝑡𝑒
  • In carna : fragments de grossesse de Caroline Hinault : 𝑔𝑟𝑜𝑠𝑠𝑒𝑠𝑠𝑒, 𝑚𝑎𝑡𝑒𝑟𝑛𝑖𝑡𝑒́, 𝑓𝑒́𝑚𝑖𝑛𝑖𝑠𝑚𝑒
  • Le guerrier de porcelaine de Mathias Malzieu : 𝑓𝑖𝑙𝑖𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑜𝑝𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛, 𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒

 

 

Et aussi, en vrac : Les silences d'Ogliano d'Elena Piacentini, Le Grand Monde de Pierre Lemaitre, La décision de Karine Tuil, etc. C'est également l'occasion de constater la sortie de romans en format poche comme Les impatientes de Djaïli Amadou Amal ou Les aérostats d'Amélie Nothomb.

 

Hâte

 

Publié le 7 Décembre 2021

 

🌈

 

 

ESSAI

 

Entre le masculin et le féminin, ces deux piliers jusqu'ici considérés comme inébranlables, l'idée même de la dualité et de l'opposition semble s'effacer. Homme ou femme, hétéro ou homo, cisgenre ou transgenre, la construction de l'identité devient une invention de soi, une création personnelle qui se joue des normes et des prescriptions. Le psychiatre analyse en profondeur cet ébranlement anthropologique et montre que la dichotomie masculin/féminin ne suffit plus à organiser nos pensées, nos trajectoires, nos identités.

 

 

ROMANS

 

Les confidences bouleversantes d'une mère revenant sur l'enfance et l'adolescence de sa fille Eva pendant le temps suspendu de l'opération qui lui permettra au réveil d'incarner pleinement Alessandro.

 

Charlie, à travers son prisme d'adolescent, nous parle de lui et de ses parents. Son père entre au bloc opératoire pour renaître. À sa sortie, elle s'appellera Alice. Charlie se remémore et cherche à comprendre les deux dernières années d'une vie de famille bouleversée.

 

  • Maria d'Angélique Villeneuve (2018)

Le parcours émotionnel de Maria, grand-mère confrontée, à la naissance du deuxième de ses petits-enfants, à une perte de repères vertigineuse. En effet, les parents se refusent à révéler le sexe de leur enfant. Que faut-il savoir de l'autre pour l'aimer ? Qu'est-ce que cela change dans nos comportements de ne pas "genrer" la personne avec laquelle nous interagissons ?

 

Le parcours de Laurent/Lauren, confronté au bouleversement familial et social de la révélation de sa transidentité. Le soi est-il par nature kaléidoscopique ? Que faut-il savoir de l'autre pour l'aimer, le désirer ?

 

 

ROMANS JEUNESSE

 

  • It de Catherine Grive (2019)

Quand une jeune fille de quatorze ans trouve le courage et les mots pour dire à sa famille qu'elle se sent mal dans son genre.

 

  • Trans Barcelona Express d'Hélène Couturier (2018)

Une adolescente part en vacances à Barcelone avec sa mère et sa petite soeur de 10 ans. Elle y retrouve son amoureux, Jésus, mais leur relation se complique tandis qu'entre sa mère et son ex, tout va pour le mieux. Par ailleurs, la jeune fille est entraînée dans des aventures inattendues après avoir emporté par erreur le sac d'un inconnu contenant un étrange carnet de dessins.

 

  • Celle dont j'ai toujours rêvé de Meredith Russo (2017)

Amanda arrive dans un nouveau lycée. Comme beaucoup, elle souhaite avant tout s’intégrer. Mais malgré sa popularité, un secret l’empêche de s’ouvrir aux autres. Sa rencontre avec Grant remet tout en question. Il est le premier garçon qui parvient à lui faire baisser sa garde. Amanda comprend que pour être heureuse, elle doit se révéler, au risque de tout perdre. Car le secret d’Amanda c’est qu’avant, elle s’appelait Andrew.

 

  • Cette fille c'était mon frère de Julie Anne Peters (2016)

Regan voudrait juste être une ado comme les autres. Mais comment trouver sa place dans l'ombre d'un frère génial et populaire ? Un frère dont elle est la seule à partager le secret.

 

Sam, 13 ans, vient de perdre sa mère et est envoyé en Angleterre chez son oncle et sa tante. Il a du mal à s'intégrer, et son cousin Matthew, lassé de ses frasques, lui propose un défi : se faire passer pour une fille pendant toute la première semaine d'école afin d'espionner leurs ennemies, le clan des trois garces. L'opération Samantha est lancée, et va rapidement se retourner contre eux.

 

 

BD

 

Jean, major de promo et interne à l'hôpital, doit faire un stage en soins gynécologiques aux côtés du docteur Karma. Mais elle/il veut faire de la chirurgie, et non écouter des femmes parler d'elles-mêmes et de leur corps. Elle/il se désespère de passer son temps auprès de ce médecin qui privilégie l'écoute à la technique. Contraception, maternité, violences conjugales, avortements... de consultations en témoignages, Jean pourrait pourtant bien changer sa vision de la médecine par la prise de conscience de ce que sont les violences gynécologiques ordinaires.

 

Dans l'Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un jeune et riche marchand. Bianca ne peut cacher sa contrariété de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une "peau d’homme". En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un beau jeune homme. Elle peut désormais côtoyer incognito les hommes et apprendre à connaître son fiancé "au naturel". Mais dans sa peau d’homme, Bianca s'affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l'amour et la sexualité.

 

Le parcours de Lila qui, à l'approche de la puberté, se pose des dizaines de questions sur son corps et son identité. Pourquoi n'a-t-elle pas tout à fait les mêmes goûts que ses copines ? Qui est-elle vraiment ? Est-elle homosexuelle ? Fait-elle sa crise d'adolescence ? Petit à petit, elle va comprendre qu'elle se sent garçon et décidera de se faire appeler Nathan.

 


ALBUMS JEUNESSE

 

Julian se déguise et se rêve sirène. Mais comment sa grand-mère va-t-elle réagir ? Un recours à l'imaginaire pour évoquer un questionnement du genre, de ses représentations comme de sa binarité.

 

Camille est "une petite fille née avec un corps de garçon". Elle fait sa rentrée des classes dans une nouvelle école. Comment affronter sa rentrée quand l'on est enfermée dans un corps et une identité qui ne vous correspondent pas ?

 

  • Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon de Christian Bruel et Anne Bozellec (2014) (album jeunesse réédité 40 ans après sa première parution)

Les parents de Julie lui reprochent tant d’être un garçon manqué qu’un matin son ombre est devenue celle d’un petit mâle qui caricature le moindre de ses gestes. D’abord amusée par ce double, Julie finit par douter de sa propre identité. Mais allez donc vous défaire d’une ombre qui n’est même pas la vôtre !

 

 

ET DANS LES SALLES OBSCURES...

 

  • Miss de Ruben Alves (2021)
  • Petite fille de Sébastien Lifshitz (2020)
  • A perfect family de Malou Leth Reymann (2019)
  • Girl de Lukas Dhont (2018)
  • Laurence Anyways de Xavier Dolan (2012)
  • Tomboy de Céline Sciamma (2011)

 

 

 

🌈

 

Publié le 29 Août 2021

Rentrée littéraire 2021

Je n'ai pas encore chroniqué mes lectures d'été que déjà les parutions de la rentrée littéraire 2021 ont lieu. Selon Livres Hebdo521 nouveaux romans seront publiés entre le 19 août et la fin du mois d'octobre.

 

 

Les 6 romans qui me font particulièrement de l’œil :

 

  • La définition du bonheur de Catherine Cusset (chez Gallimard)
  • Mon mari de Maud Ventura (chez l'Iconoclaste) premier roman
  • L'éblouissement des petites filles de Timothée Stanculescu (chez Flammarion) premier roman
  • L'amour par temps de crise de Daniela Krien (chez Albin Michel)
  • Un tesson d'éternité de Valérie Tong Cuong (chez JC Lattès)
  • Seule en sa demeure de Cécile Coulon (chez l'Iconoclaste)

 

 

Au programme : place des femmes, amour et recherche d'épanouissement.

 

 

Rentrée littéraire 2021Rentrée littéraire 2021
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Rédigé par Nota Bene

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