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Publié le 12 Décembre 2019

Mettre un livre entre les mains d'un bébé, une drôle d'idée ?

 

 

Et pourtant. À peine âgé de quelques mois, un bébé va être sensible au livre et à la lecture. Il saura différencier le ton de quelqu'un qui parle et celui de quelqu'un qui lui lit une histoire. Même si le sens du texte ne lui est pas encore accessible, il va développer son écoute et s'ouvrir au phrasé propre à la lecture : les rythmes, les sonorités de sa langue maternelle déjà entendues in utero, les silences... Il va ainsi développer sa concentration et sa capacité à engranger du vocabulaire. En outre, il découvre des mots mais aussi les bases de l’écrit : on lit de gauche à droite, on tourne les pages, les petits signes sur la page ont un sens... Avant même son entrée à l'école, les livres lui feront découvrir les lettres, les chiffres, les couleurs et les formes. L'enfant va vite comprendre que ce qui est sur la page lui ouvre les portes d’un monde plus vaste. Cela lui permettra, plus tard, d’accéder à l’imaginaire, et aussi d’apprivoiser ses peurs.

 

Mais n'allons pas trop vite. Avant même la lecture, la découverte et la manipulation de l'objet-livre vont lui permettre de se familiariser avec cet objet particulier et participer à son éveil psychique. Un bébé s'éveille au monde par ses cinq sens et aime particulièrement manipuler et goûter (pour ne pas dire mâchouiller !). En présence d'un livre, il va probablement le mordiller, taper dessus... c'est normal et c'est pour ça qu'il existe des livres cartonnés bien solides ! Au fil des mois, l'enfant va associer le livre à ses caractères ludique et réconfortant. Ainsi, glisser des livres pour bébé sur son tapis d'éveil ne peut lui être que bénéfique et ouvrir la porte à de jolis et tendres moments à partager pour développer le lien enfant / parent. Lire avec son bébé lui apporte du bien-être puisqu'il est dans vos bras ou tout proche de vous et entend votre voix. Il ne suffit que de quelques minutes par jour pour cultiver son goût de la lecture !

 

Je vous propose de vous aider à constituer la base de la première bibliothèque de votre enfant à naître ou tout juste né, grâce à mon expertise de médiatrice du livre et de maman. Suivez le guide !

 

 

 

 

DES IMAGIERS (et autres albums)

 

  • À sa naissance, un bébé ne voit qu'à une distance d'environ 20 à 30 cm. Juste assez pour voir le visage de ses parents quand ils le nourrissent ou lui font un câlin. Juste assez pour rechercher par la suite l’interaction dans les regards et avec les sourires. De plus, il ne distingue que les forts contrastes de couleurs. Ce qui explique que l'on dise de manière quelque peu abusive qu'un bébé voit en noir et blanc ! Il verra la totalité du spectre des couleurs vers 4 / 5 mois. C'est pourquoi certains auteurs amis des bébés ont eu la bonne idée de concevoir des albums à forts contrastes. Quelques suggestions pour les toutes premières lectures : La collection "Bon pour les bébés" de Thierry Dedieu, Les livres de Tana Hoban, Beaucoup de beaux bébés de David Ellwand et Claude Lager...
  • Dans l'idée d'entretenir les moments de tendresse entre maman et bébé, il peut être sympathique de lire quelques albums qui ont trait à la grossesse et à la maternité. Par exemple : En t'attendant d’Émilie Vast, Maman de Quentin Gréban et Hélène Delforge, Au monde de Rascal...
  • Par la suite, plutôt vers 12 mois, on peut privilégier des livres colorés mais toujours avec peu d'illustrations par page, qui représentent ce que votre enfant connaît : des objets du quotidien, des animaux, des actions comme le fait de s'habiller, d'aller à la crèche, de prendre son bain, de manger... On privilégie des imagiers pour nommer les objets plutôt que des histoires à raconter. Ainsi, on va pouvoir aborder avec son bébé les moments du quotidien et lui apprendre par la suite ses premiers mots. Il est important de montrer les images en énonçant les mots correspondant. À l'inverse, ne pas hésiter à nommer tout ce que montre l'enfant. Le rendre actif le rend aussi plus attentif. Dans le même ordre d'idées : ne pas hésiter à être expressif, à théâtraliser !

 

 

 

 

 

DES LIVRES ANIMES

 

Là encore dans l'idée de le rendre acteur de ses découvertes, il est intéressant de lui proposer des livres animés qui s'apparentent à des jouets. Il existe des systèmes de volets (ou flaps) qui rappellent le jeu du coucou/caché et amène l'enfant à intégrer la notion de permanence de l'objet. On peut aussi proposer un livre animé par des languettes à tirer ou des roues à tourner, un livre pop-up ou encore un livre marionnette...

 

 

 

DES LIVRES SONORES

 

Peu répandu il y a quelques années, ils ont désormais envahi les rayons des grandes surfaces spécialisées et des librairies. Les livres à puces permettent à l'enfant de se familiariser avec des comptines, des musiques, des chansons, des sons... et peu à peu d'être autonome (une fois qu'il sait appuyer sur la puce !). La collection "Mes petits imagiers sonores" chez Gallimard offre un beau panel dans lequel piocher dès 6 mois.

 

 

 

DES LIVRES A TOUCHER

 

Comme précisé en introduction, un bébé explore le monde par tous ses sens et aime particulièrement manipuler et goûter voire mâchouiller. Dès les premiers mois, on peut ainsi proposer des livres en tissu qui ont l'avantage d'être léger et doux. Certains proposent des systèmes de volets à soulever, des miroirs ou des textures particulières (brillantes, rugueuses, faisant du bruit...) comme évoqué plus haut. De même, les livres plastifiés pour le bain permettent de prolonger le plaisir de la manipulation du livre jusque dans le bain ou la piscine. Quelques suggestions : Regarde dans la neige d'E. Hayashi (dont je vous parle bientôt plus en détail), Barri joue à cache-cache de Marc Clamens, Doux, pas doux de H. Dexet, l'intemporelle Mandarine, la petite souris de Noëlle et David A. Carter, Mon tout premier imagier à toucher de E. Hayashi, Le grand imagier à toucher de Petit Ours Brun de Danièle et Martin Bour, Je me couche d'Amélie Graux, etc.

 

 

 

UN ALBUM PHOTO

 

Cette dernière catégorie est un peu à part, il faut bien l'admettre. Il s'agit de proposer à bébé un album photo en tissu dans lequel on peut glisser des portraits de la famille afin par exemple d'adoucir les moments de séparation chez la nounou ou à la crèche ou tout simplement pour lui faire manipuler et qu'il ait le plaisir de reconnaître les visages de ses parents, frères et sœurs, grands-parents... Avec les facilités d'impression que nous avons aujourd'hui, ce serait dommage de s'en priver ! De nombreuses marques en proposent, de Verbaudet à Moulin Roty (exemple ci-dessous) en passant par Oxybul.

 

 

 

 

J'espère avoir été claire et à l'origine d'idées intéressantes pour vous encourager à constituer la base de la première bibliothèque de votre bébé. Si vous souhaitez des titres de livres ou de collections supplémentaires, n'hésitez pas à me solliciter en commentaires ou sur Instagram. N'importe quel bon libraire ou bibliothécaire spécialisé jeunesse se fera également une joie de vous renseigner. Si ce type d'article vous a plu, n'hésitez pas à le partager et à me faire part de vos idées pour les prochaines publications !

 

Publié le 3 Décembre 2019

Tag anglophone repéré sur la toile

qui dessine de manière ludique

mon portrait de lectrice du moment.

 

 

 

 

𝒜 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝒶𝓊𝓉𝒽𝑜𝓇" : 𝓁’𝒶𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 𝒹𝑜𝓃𝓉 𝓉𝓊 𝒶𝓈 𝓁𝓊 𝓁𝑒 𝓅𝓁𝓊𝓈 𝒹𝑒 𝓁𝒾𝓋𝓇𝑒𝓈

 

Il me semble qu'il s’agit de Mathias Malzieu : l'assurance d'une évasion poétique. Malheureusement, je commence à me lasser de sa tendance à l'égocentrisme.

 

 

𝐵 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝒷𝑒𝓈𝓉" : 𝓁𝒶 𝓂𝑒𝒾𝓁𝓁𝑒𝓊𝓇𝑒 𝓈𝓊𝒾𝓉𝑒 𝒹𝑒 𝓈é𝓇𝒾𝑒

 

Harry Potter de J. K. Rowling bien sûr ! J'ai lu le premier tome avant même son succès international retentissant, à sa sortie en France en fin d'année 1998 (Gallimard a été le premier éditeur étranger à le publier et il n'a été "officiellement" remarqué par les libraires français qu'au printemps 1999 via le Prix Sorcières). J'ai tout de suite été ensorcelée et la suite, loin d'être décevante, prenait de l'envergure au fil des pages et de la complexification de l'intrigue. Je peux également citer Anne, la maison aux pignons verts de Lucy Maud Montgomery et Entre chiens et loups de Malorie Blackman.

 

 

𝒞 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝒸𝓊𝓇𝓇𝑒𝓃𝓉" : 𝓉𝒶 𝓁𝑒𝒸𝓉𝓊𝓇𝑒 𝑒𝓃 𝒸𝑜𝓊𝓇𝓈

 

Je suis en train de lire Les femmes qui lisent sont dangereuses de Laure Adler et Stefan Bollmann. En réalité, ma vie de lectrice s'apparente à un tour de montagnes russes : après de fructueuses vacances automnales, le rythme hebdomadaire a repris et les lectures stagnent. Pourtant, de nombreuses lectures prometteuses m'attendent sur ma table de nuit : Et ta vie m'appartiendra de Gaël Aymon (service de presse, sortie prévue en mars 2020), La panthère des neiges de Sylvain Tesson (Prix Renaudot), Cosme de Guillaume Meurice, Deux sœurs de David Foenkinos, ou encore Les choses humaines de Karine Tuil (Prix Goncourt des lycéens). En parallèle, je lis tout de même des albums jeunesse, des articles de presse ou sur les réseaux sociaux et continue de picorer les poèmes du dernier recueil de Thomas Vinau.

 

 

𝒟 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝒹𝓇𝒾𝓃𝓀" : 𝓁𝒶 𝒷𝑜𝒾𝓈𝓈𝑜𝓃 𝓆𝓊𝒾 𝒶𝒸𝒸𝑜𝓂𝓅𝒶𝑔𝓃𝑒 𝓉𝑒𝓈 𝓁𝑒𝒸𝓉𝓊𝓇𝑒𝓈

 

C’est cliché mais c'est pourtant bien le cas : du thé vert, presque exclusivement. Ou une boisson fraîche durant l'été. Ou encore un cappuccino adouci de guimauve quand la saison de Noël approche...

 

 

𝐸 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝑒-𝒷𝑜𝑜𝓀" : 𝑒-𝒷𝑜𝑜𝓀 𝑜𝓊 𝓇𝑜𝓂𝒶𝓃 𝓅𝒶𝓅𝒾𝑒𝓇 ?

 

Je n’ai pas de liseuse et n'en ressent pas le besoin. Lire sur papier est un réel plaisir. J'aime particulièrement mesurer physiquement le volume de pages lues et celles restant à lire.

 

 

𝐹 𝓅𝑜𝓊𝓇 « 𝒻𝒶𝓋𝑜𝓇𝒾𝓉𝑒 » : 𝓉𝑜𝓃 𝑒𝓃𝒹𝓇𝑜𝒾𝓉 𝓅𝓇é𝒻é𝓇é 𝓅𝑜𝓊𝓇 𝓁𝒾𝓇𝑒

 

Mon lit, incontestablement ! Mais j'apprécie aussi mon canapé et n'importe quel transat au bord d'une piscine !

 

 

𝒢 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝑔𝓁𝒶𝒹𝑒" : 𝓁𝑒 𝓇𝑜𝓂𝒶𝓃 𝒶𝓊𝓆𝓊𝑒𝓁 𝓉𝓊 𝑒𝓈 𝒸𝑜𝓃𝓉𝑒𝓃𝓉𝑒

𝒹’𝒶𝓋𝑜𝒾𝓇 𝓁𝒶𝒾𝓈𝓈é 𝓊𝓃𝑒 𝒸𝒽𝒶𝓃𝒸𝑒

 

 Il y en a plusieurs. Par exemple : Je suis un dragon de Martin Page. Une réflexion insolite et captivante sur les différentes formes de monstruosité.

 

 

𝐻 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝒽𝒾𝒹𝒹𝑒𝓃" : 𝓁𝑒 𝓇𝑜𝓂𝒶𝓃 𝓆𝓊𝑒 𝓉𝓊 𝒸𝑜𝓃𝓈𝒾𝒹è𝓇𝑒𝓈

𝒸𝑜𝓂𝓂𝑒 𝓊𝓃 𝒿𝑜𝓎𝒶𝓊 𝒸𝒶𝒸𝒽é

 

Un joyau véritable mais pas véritablement caché : Neverland de Timothée de Fombelle. Une réflexion sur l'enfance et sa magie menée par une écriture tendrement poétique.

 

 

𝐼 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝒾𝓂𝓅𝑜𝓇𝓉𝒶𝓃𝓉" : 𝓊𝓃 𝓂𝑜𝓂𝑒𝓃𝓉 𝒾𝓂𝓅𝑜𝓇𝓉𝒶𝓃𝓉

𝒹𝒶𝓃𝓈 𝓉𝒶 𝓋𝒾𝑒 𝒹𝑒 𝓁𝑒𝒸𝓉𝓇𝒾𝒸𝑒

 

Il y en a plein mais j'apprécie le moment où je choisis et commence ma nouvelle lecture. Si la question évoque plutôt un moment fondateur, de même, il y en a plusieurs : le jour où j'ai ouvert ce blog en est un.

 

 

𝒥 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝒿𝓊𝓈𝓉" : 𝓁𝑒 𝓁𝒾𝓋𝓇𝑒 𝓆𝓊𝑒 𝓉𝓊 𝓋𝒾𝑒𝓃𝓈 𝒿𝓊𝓈𝓉𝑒 𝒹𝑒 𝒻𝒾𝓃𝒾𝓇

 

Une lecture qui change de l'ordinaire : Les 100 mots de l'éloquence d’Éric Cobast, qui m'a permis de remobiliser, enrichir et actualiser ma culture littéraire.

 

 

𝒦 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝓀𝒾𝓃𝒹" : 𝓁𝑒 𝑔𝑒𝓃𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓇𝑜𝓂𝒶𝓃 𝓆𝓊𝑒 𝓉𝓊 𝓃𝑒 𝓁𝒾𝓇𝒶𝓈 𝒿𝒶𝓂𝒶𝒾𝓈

 

Je lis peu de romans policiers. Encore moins de romans historiques.

 

 

𝐿 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝓁𝑜𝓃𝑔" : 𝓁𝑒 𝓅𝓁𝓊𝓈 𝓁𝑜𝓃𝑔 𝓇𝑜𝓂𝒶𝓃 𝓆𝓊𝑒 𝓉𝓊 𝒶𝒾𝑒𝓈 𝒿𝒶𝓂𝒶𝒾𝓈 𝓁𝓊

 

Il me vient la série des Harry Potter en tête mais ce ne sont pas les seuls longs romans que j'ai pu lire. Plus récemment, je peux mentionner la lecture de Brexit romance de Clémentine Beauvais (plus de 440 pages).

 

 

𝑀 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝓂𝒶𝒿𝑜𝓇" : 𝓁𝑒 𝓁𝒾𝓋𝓇𝑒 𝓆𝓊𝒾 𝓉’𝒶 𝒸𝒶𝓊𝓈é

𝓁𝑒 𝓅𝓁𝓊𝓈 𝑔𝓇𝑜𝓈 "𝒽𝒶𝓃𝑔𝑜𝓋𝑒𝓇"

 

Le roman qui m’a fait penser "Mais que lire après ça ?" : Petit pays de Gaël Faye, qui a tout d'un grand. Le roman nous plonge dans une ambiance à la fois chaleureuse et glaçante, à entretenir ensuite par l'écoute de la musique de Gaël Faye, percutante.

 

 

𝒩 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝓃𝓊𝓂𝒷𝑒𝓇" : 𝓁𝑒 𝓃𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝒷𝒾𝒷𝓁𝒾𝑜𝓉𝒽è𝓆𝓊𝑒𝓈

𝓆𝓊𝑒 𝓉𝓊 𝓅𝑜𝓈𝓈è𝒹𝑒𝓈

 

Aussi étonnant que cela puisse paraître à des bibliophiles, je ne possède pas beaucoup de livres. Sans être minimaliste, je n'aime pas avoir un intérieur encombré, comme si l'ordre apparent de mon foyer m'aidait à ordonner mes idées et mes émotions. Lors de mon dernier déménagement, j'ai fait un gros tri dans ma bibliothèque. Il me reste donc une soixantaine de livres dans mon salon. J'ai la chance de pouvoir m'en procurer sur mon lieu de travail (et bien sûr en médiathèque). À cette bibliothèque dans mon séjour s'ajoute les bibliothèques de mes enfants : de par la nature évolutive de leurs lectures, leur contenu est loin d'être figé. Cadeaux, achats plaisirs, emprunts, échanges avec les cousines, réception de services de presse : ce sont toutes les possibilités de se procurer des livres qui sont mises en œuvre à travers eux.

 

 

𝒪 𝓅𝑜𝓊𝓇 « 𝑜𝓃𝑒 » : 𝓊𝓃 𝓇𝑜𝓂𝒶𝓃 𝓆𝓊𝑒 𝓉𝓊 𝒶𝓈 𝓁𝓊 𝓅𝓁𝓊𝓈𝒾𝑒𝓊𝓇𝓈 𝒻𝑜𝒾𝓈

 

Je relis peu, voire jamais. Pour rebondir sur une précédente question, j'ai "écouté" Petit pays de Gaël Faye suite à sa lecture. Ce fut une magnifique plongée au cœur d'un sacré et malmené petit pays.

 

 

𝒫 𝓅𝑜𝓊𝓇 « 𝓅𝑒𝓇𝓈𝑜𝓃 » : 𝓁𝑒 𝓅𝑒𝓇𝓈𝑜𝓃𝓃𝒶𝑔𝑒 𝓂𝒶𝓈𝒸𝓊𝓁𝒾𝓃

𝓅𝑜𝓊𝓇 𝓆𝓊𝒾 𝓉𝓊 𝒸𝓇𝒶𝓆𝓊𝑒𝓈

 

Alors là, je sèche ! Je crois qu'au-delà d'un personnage, c'est la figure même de l'écrivain / de l'artiste qui me séduit. Pauvre de moi qui partage ma vie avec un Prince de Motordu...

 

 

𝒬 𝓅𝑜𝓊𝓇 « 𝓆𝓊𝑜𝓉𝑒 » : 𝓊𝓃𝑒 𝒸𝒾𝓉𝒶𝓉𝒾𝑜𝓃 𝒹'𝓊𝓃 𝓁𝒾𝓋𝓇𝑒

𝓆𝓊𝑒 𝓉𝓊 𝒶𝓈 𝓁𝓊 𝓆𝓊𝒾 𝓉’𝒾𝓃𝓈𝓅𝒾𝓇𝑒

 

Allez, de nouveau la part belle pour Timothée de Fombelle

 

 

𝑅 𝓅𝑜𝓊𝓇 « 𝓇𝑒𝑔𝓇𝑒𝓉 » : 𝓊𝓃 𝓇𝑒𝑔𝓇𝑒𝓉 𝒹𝑒 𝓁𝑒𝒸𝓉𝓊𝓇𝑒

 

Je n'ai pas vraiment de regret dans le sens où je débute des lectures pour des raisons définies. Par contre j'ai des déceptions, évidement. Est-ce utile de les citer ? Derniers exemples en date par ici.

 

 

𝒮 𝓅𝑜𝓊𝓇 "𝓈𝑒𝓇𝒾𝑒𝓈" : 𝓁𝒶 𝓈é𝓇𝒾𝑒 𝓆𝓊𝑒 𝓉𝓊 𝒶𝓈 𝒸𝑜𝓂𝓂𝑒𝓃𝒸é𝑒

𝓂𝒶𝒾𝓈 𝒿𝒶𝓂𝒶𝒾𝓈 𝒻𝒾𝓃𝒾𝑒 (𝑒𝓉 𝒹𝑜𝓃𝓉 𝓉𝑜𝓊𝓈 𝓁𝑒𝓈 𝓉𝑜𝓂𝑒𝓈 𝓈𝑜𝓃𝓉 𝓈𝑜𝓇𝓉𝒾𝓈)

 

Sûrement plusieurs... Citons peut-être U4 ? Et également, aussi fou que cela puisse être : Harry Potter. J'ai lu tous les tomes avec plaisir... sauf le dernier ! Je crois que j'ai eu du mal à supporter le succès de la série et des films : j'ai eu l'impression que mes héros m'échappaient. Cela s'explique aussi par le fait qu'il sortait à une période où mes lectures d'étudiante en lettres modernes prenaient beaucoup de place. J'ai toutefois vu les adaptations cinématographiques et me suis replongée dans l'ambiance poudlarienne en 2016 grâce à Harry Potter et l'enfant maudit.

 

 

𝒯 𝓅𝑜𝓊𝓇 « 𝓉𝒽𝓇𝑒𝑒 » : 𝓉𝓇𝑜𝒾𝓈 𝒹𝑒 𝓉𝑒𝓈 𝓁𝒾𝓋𝓇𝑒𝓈 𝓅𝓇é𝒻é𝓇é𝓈

𝒹𝑒 𝓉𝑜𝓊𝓈 𝓁𝑒𝓈 𝓉𝑒𝓂𝓅𝓈

 

Question beaucoup trop compliquée ! Il faudrait établir des catégories...

 

 

𝒰 𝓅𝑜𝓊𝓇 « 𝓊𝓃𝒶𝓅𝑜𝓁𝑜𝑔𝓎 » : 𝓆𝓊𝑒𝓁𝓆𝓊𝑒 𝒸𝒽𝑜𝓈𝑒 𝒹𝑜𝓃𝓉 𝓉𝓊 𝑒𝓈 𝒻𝒶𝓃

𝓈𝒶𝓃𝓈 𝒶𝓊𝒸𝓊𝓃 𝓇𝑒𝓂𝑜𝓇𝒹

 

Les albums jeunesse ? Mais cela semble sous-entendre que certaines lectures pourraient être honteuses, ce que je ne cautionne guère.

 

 

𝒱 𝓅𝑜𝓊𝓇 « 𝓋𝑒𝓇𝓎 » : 𝓁𝑒 𝓁𝒾𝓋𝓇𝑒 𝒹𝑜𝓃𝓉 𝓉𝓊 𝒶𝓉𝓉𝑒𝓃𝒹𝓈 𝓁𝒶 𝓈𝑜𝓇𝓉𝒾𝑒

𝒶𝓋𝑒𝒸 𝓊𝓃𝑒 𝑔𝓇𝒶𝓃𝒹𝑒 𝒾𝓂𝓅𝒶𝓉𝒾𝑒𝓃𝒸𝑒

 

J'en attends qui ne sortiront peut-être jamais : le prochain roman pour adulte de Timothée de Fombelle, le livre qu'écrira Mathias Malzieu le jour où il deviendra père, le prochain roman d'Olivier Bourdeaut (après En attendant Bojangles et Pactum salis)...

 

 

𝒲 𝓅𝑜𝓊𝓇 « 𝓌𝑜𝓇𝓈𝓉 » : 𝓉𝒶 𝓅𝒾𝓇𝑒 𝒽𝒶𝒷𝒾𝓉𝓊𝒹𝑒 𝓁𝒾𝓋𝓇𝑒𝓈𝓆𝓊𝑒

 

Je ne vois pas : je ne corne pas les pages, j'écris rarement dessus... Et je suis assez persévérante. Ah si ! Peut-être que j'accorde parfois trop d'importance à la couverture.

 

 

𝒳 𝓅𝑜𝓊𝓇 « 𝓍 » : 𝒸𝑜𝓂𝓂𝑒𝓃𝒸𝑒 à 𝒸𝑜𝓂𝓅𝓉𝑒𝓇 à 𝑔𝒶𝓊𝒸𝒽𝑒 𝑒𝓃 𝒽𝒶𝓊𝓉

𝒹𝑒 𝓉𝑜𝓃 é𝓉𝒶𝑔è𝓇𝑒 𝓁𝒶 𝓅𝓁𝓊𝓈 𝓅𝓇𝑜𝒸𝒽𝑒 𝑒𝓉 𝓅𝓇𝑒𝓃𝒹𝓈 𝓁𝑒 𝟤𝟩è𝓂𝑒 𝓁𝒾𝓋𝓇𝑒

 

J’atterris sur Journal d'un vampire en pyjama de Mathias Malzieu. Il y est question de maux et de mots. C'est un recul souriant et tendre sur une péripétie dramatique de sa vie.

 

 

𝒴 𝓅𝑜𝓊𝓇 « 𝓎𝑜𝓊𝓇 » : 𝓉𝑜𝓃 𝒹𝑒𝓇𝓃𝒾𝑒𝓇 𝓁𝒾𝓋𝓇𝑒 𝒶𝒸𝒽𝑒𝓉é

 

Le dernier livre acheté et déjà en circulation entre les mains des membres de ma famille est La vie, après d'Antoine Leiris. J'ai tout de suite senti le potentiel bon moment de lecture qu'il pouvait m'offrir en écoutant parler Antoine Leiris dans La Maison des maternelles. Au-delà du drame vécu - le décès brutal de son épouse au Bataclan en 2015 alors que leur fils n'est alors âgé que de 17 mois - et de sa situation particulière, les mots d'Antoine Leiris, plein d'intelligence sensible et d'un amour paternel inconditionnel, peuvent résonner en n'importe quel parent.

 

 

𝒵 𝓅𝑜𝓊𝓇 « 𝒵𝓏𝓏 » : 𝓁𝑒 𝒹𝑒𝓇𝓃𝒾𝑒𝓇 𝓁𝒾𝓋𝓇𝑒 𝓆𝓊𝒾 𝓉’𝒶𝓈 𝓉𝑒𝓃𝓊𝑒 é𝓋𝑒𝒾𝓁𝓁é𝑒

𝒷𝒾𝑒𝓃 𝓉𝓇𝑜𝓅 𝓉𝒶𝓇𝒹

 

Peut-être Je te plumerai la tête de Claire Mazard qui sortira chez Syros en février 2020 (service de presse). L'écriture est des plus fluide et la thématique psychologique inédite et intéressante. Bientôt mon avis plus détaillé sur le blog. À ce propos, quand souhaitez-vous que je le publie ? Le plus tôt sera le mieux ou mieux vaut attendre sa sortie ?

 

 

Publié le 21 Novembre 2019

Nathalie du blog Cap ! Ô Capes Doc me propose

de répondre aux questions lancées par Enna du blog Enna lit.

 

 

𝕁'𝕒𝕚 déjà

 

 

  • 𝕁'𝕒𝕚 déjà habité...

 

Je suis originaire de Vendée. J'ai ensuite vécu sur Nantes, Angers, Toulouse puis de nouveau Angers pour mes études et le début de ma vie active. Je suis heureuse de vivre désormais à Nantes, ma ville de cœur.

 

 

  • 𝕁'𝕒𝕚 déjà fabriqué...

 

Je ne suis pas spécialement manuelle mais je me suis initiée au tricot et de temps en temps je reprends modestement mes aiguilles pour fabriquer une écharpe, un headband, une paire de chaussons...

 

 

  • 𝕁'𝕒𝕚 déjà rencontré...

 

J'ai déjà rencontré et provoqué des rencontres avec de nombreux auteurs et illustrateurs dans le cadre de mes études puis de mon métier. Par exemple : Fabrice Colin, Rachel Corenblit, Yves Grevet, Elena Piacentini, Timothé de Fombelle, Olivier Bourdeaut, Baptiste Chouët...

 

 

  • 𝕁'𝕒𝕚 déjà écouté de la musique à un concert...

 

Assez peu et ça date !

 

 

  • 𝕁'𝕒𝕚 déjà assisté à un événement (inter)national...

 

Peut-être l'occasion d'évoquer le fameux mois de janvier 2015.

 

 

  • 𝕁'𝕒𝕚 déjà fait quelque chose qui m'a changé (dans ma tête et dans mon corps)...

 

Je cois que c'est une question qui peut laisser place à l'évocation d'événements bien trop personnels. Mais je peux tout de même - évidemment - mentionner mes deux expériences de maternité (grossesses, accouchements et le deuxième plus particulièrement, quotidien de jeune maman...).

 

 

Par Quentin Blake

Par Quentin Blake

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 18 Octobre 2019

Les vacances, douce transition entre les mois d'octobre et novembre, seront j'espère l'occasion de profiter de journées cocooning qui riment avec éclats de rire avec les cousines. Je vous souhaite de duveteuses vacances et vous propose un poème de circonstance. Merci Thomas Vinau.

 

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 17 Octobre 2019

Yves Grevet se prêtant au jeu de la démonstration du fonctionnement de l'application Syros live

Yves Grevet se prêtant au jeu de la démonstration du fonctionnement de l'application Syros live

Il y a quelques semaines j'étais invitée par l'éditeur Syros jeunesse à l'événement nantais organisé à l'occasion de ses 35 ans d'existence. Réunissant principalement des prescripteurs du livre, il était l'occasion de revenir sur l'ancrage historique de la maison pour mieux éclairer les choix éditoriaux d'aujourd'hui.

 

L'ouverture au monde dans sa diversité

Fondé en 1984, le secteur jeunesse de la maison Syros a tout d'abord proposé, en nouant un partenariat avec l'association "L'arbre à livres", des productions destinées à accueillir les enfants et les parents d’origine étrangère et à faire découvrir les différentes cultures, notamment par le biais de livres bilingues (voire trilingues). Aujourd'hui, la maison s'attache notamment à éditer des contes originaires de tous les pays et à développer la collection Tip tongue pour faire apprendre les langues étrangères (plus grande source de stress à l'école, avant même l'apprentissage des mathématiques !).

 

L'ouverture au monde dans sa réalité

Dès 1986, Joseph Périgot lance et dirige la collection "Souris noire", qui propose pour la première fois aux jeunes la lecture de polars et à travers ceux-ci les sensibilise à une certaine critique sociétale sous-jacente. Avec cette collection, les jeunes sont confrontés à des histoires "où les morts sont bien morts". Je me rappelle encore des couvertures noires et du logo jaune à l'étrange rongeur découvert à la bibliothèque de quartier ! Il existe maintenant des grands formats hors-série polar (à l'instar de Little sister) mais aussi un catalogue dense en terme d'anticipation, même pour les plus jeunes, avec les collections "Soon" et "Mini soon" notamment (L'école est finie par exemple). On peut citer également des albums et documentaires engagés tels que L'agneau qui ne voulait pas être un mouton de Didier Jean et Zad, publié avec le concours d'Amnesty international.

 

Aujourd'hui et demain

Rattaché à Nathan jeunesse depuis 2002, Syros jeunesse propose aujourd'hui un catalogue riche de près de 400 titres mettant en avant des albums, des contes, quelques documentaires, des romans pour enfants, pré-adolescents et adolescents, principalement des polars et des dystopies d'auteurs français. Ses têtes d'affiche sont : Yves Grevet, Jean-Christophe Tixier, Florence Hinckel ou encore Marie Leymarie. La maison a à cœur de poursuivre sur sa lancée : offrir un espace de création où des talents peuvent s'engager pour une émancipation de la jeunesse contre les injustices, dans la tolérance et le respect de l'altérité. On peut mettre en lumière à ce propos la sortie de l'album Je suis Camille de Jean-Loup Felicioli, sur un sujet encore tabou : la transidentité. L'aventure continue en 2020 avec de beaux textes à paraître, notamment la suite de la série Lou après tout de Jérôme Leroy et Je te plumerai la tête de Claire Mazard, dont je vous reparlerai dans quelques semaines ! En attendant, je vous souhaite d'épanouissantes (re)découvertes chez Syros !

 

Pourquoi ce nom ? Au hasard de la géographie grecque, symbole de la démocratie. Pourquoi ce logo ? L'hippocampe est un symbole de protection représenté dans l’art grec, notamment dans les cortèges des divinités marines (Neptune et Amphitrite, Thétis et les Néréïdes...).

Pourquoi ce nom ? Au hasard de la géographie grecque, symbole de la démocratie. Pourquoi ce logo ? L'hippocampe est un symbole de protection représenté dans l’art grec, notamment dans les cortèges des divinités marines (Neptune et Amphitrite, Thétis et les Néréïdes...).

Syros jeunesse : 35 ans d'ouverture aux autres et de frissons

Publié le 4 Octobre 2019

Un grand merci aux éditions Nathan et Syros pour leur invitation de ce lundi à Nantes : j'ai de quoi lire pour les semaines à venir ! Et je ne montre pas le meilleur : de magnifiques albums attendent notamment les anniversaires des jours à venir pour être fébrilement feuilletés par de petites mains

 

 

À venir bientôt : un article sur les 35 ans des éditions Syros et bien sûr de nombreuses critiques d'albums et romans young adult. Reste juste à trouver le temps de lire et d'écrire dans un quotidien de jeune maman et de professionnelle déjà bien prenant. En parallèle, je me lance doucement sur Instagram pour tenter d'autres formes de publications et créer de nouvelles interactions. N'hésitez pas à me rejoindre !

 

 

𝒸𝒽𝒶𝓇𝓁ℴ𝓉𝓉ℯ.𝓃ℴ𝓉𝒶𝒷ℯ𝓃ℯ