Publié le 30 Avril 2014

  • "Est-ce que si moi je me mets à raconter quelque chose de complètement faux sur l'un de vous sur le web, ça fera partie de votre identité numérique ?"

    "Ben nan parce que là c'est une réputation..."

 

  • "Madame, "sage-femme" c'est bien le métier où on met les mains dedans pour... 'fin vous voyez quoi... ?"

 

  • Début des vacances : un message reçu dans ma boîte mail via l'ENT. Un élève de 3e du Club SF partage un extrait de sa lecture du moment : 1984... Trop chou, non ?

 

Publié le 29 Avril 2014

Ma première lecture des vacances de Pâques :

 

Madame Pamplemousse

 

 

La quatrième de couverture :

 

Comme chaque été, Madeleine est forcée de travailler dans l'immonde restaurant, Le Cochon Hurleur, de son détestable oncle, Monsieur Lard. Mais un jour elle découvre par hasard l'épicerie la plus mystérieuse de Paris. La boutique est tenue par madame Pamplemousse, et cette dame prépare les plus étranges, les plus délectables, les plus exceptionnels, les plus époustouflants délices au monde...

 

 

Mon avis :

 

Ce petit roman est une gourmandise dans laquelle les plus jeunes retrouveront la douce espièglerie de la collection Witty (voir la critique de Joe millionnaire de David Walliams). Bien que le récit se déroule "quelque part dans la ville de Paris, près des berges de la Seine", le lecteur se délecte d'une certaine loufoquerie anglosaxonne qui transpire notamment dans les noms des personnages, des lieux et des mets supposés plus ou moins succulents : du critique gastronomique M. Langoustine (qui n'est pas sans rappeler celui du dessin animé Ratatouille), à Mme Pamplemousse et son chat nommé Camembert, en passant par le restaurant Le Cochon Hurleur ou encore le salami de Minotaure à la sauge et au thym sauvage, le roulé de langue de tyrannosaure, le piranha rôti au coulis de framboise, la tentacule de poulpe géant à la gelée de jasmin... L'histoire relève de l'esprit dahlien : le style est fluide, les dialogues savoureux et le retournement de situation convenu mais jubilatoire. Les illustrations de Sue Hellard contribuent à l'ambiance tonique et comique du récit. Tout comme sa première de couverture alléchante de drôlerie poétique, ce récit fantaisiste est irrésistible.

 

 

Un extrait :

 

"Monsieur Lard longea un peu la Seine, prit à gauche dans les ruelles sinueuses, poussièreuses, inondées de soleil matinal, puis franchit une porte et pénétra dans la pénombre des chandelles. Ses narines furent aussitôt assaillies par une senteur d'herbes et d'épices aigres-douces, et par le fumet moisi des vieux fromages. Il plissa le nez. Quelque chose, dans cette odeur, lui déplaisait."

 

 

Kingfisher, Rupert.

Madame Pamplemousse et ses Fabuleux Délices

Ed. Albin Michel jeunesse

Coll. Witty

2012/125 p.

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

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Publié le 28 Avril 2014

Extraits de Qui a peur de la littérature ado ? d'Annie Rolland, que j'ai relu dernièrement (aucun rapport avec un certain Jean-François Copé, bien sûr...) :

 

  • "La volonté de censurer se confond avec la volonté de protéger. [...] Protéger l'enfant de la peur, c'est le rassurer quand il a peur et non pas lui éviter par anticipation toute confrontation au danger, et, ainsi, l'expérience de la peur. Un enfant qui a expérimenté la peur, dûment accompagné par des adultes rassurants, deviendra un adulte confiant (et non pas crédule !) qui inspirera confiance aux enfants à son tour."

  • "L'adolescence est l'aurore d'un adulte dans le crépuscule d'un enfant, écrivait Victor Hugo."

  • "Les accusations qui visent la littérature de jeunesse ne sont pas recevables en tant que les écrivains et les éditeurs ont déjà fait leur travail d'auto-censure. [...] Le rôle attribué à celles et ceux qui se situent entre le livre et l'adolescent lecteur est en revanche plus délicat. Nous avons retenu de leurs propos que leur préoccupation oscille entre responsabilité et culpabilité. D'où la tentation de considérer les livres comme des objets de prescription qui engage directement leur responsabilité d'adulte vis-à-vis d'enfants. [...] Jeanne Benameur affirme être très attachée au fait qu'un livre puisse être proposé à la lecture et non prescrit : "Un livre, on le veut, on le prend, on n'en veut pas, on le ferme." [...] L'adolescent doit découvrir par et pour lui-même. Si la notion de "prescription" doit être conservée, nous considérons qu'il est nécessaire d'envisager d'en laisser la plus grande part aux adolescents eux-mêmes."

  • "La littérature de jeunesse est adolescente, c'est peut-être à la mesure de cette métaphore que nous pouvons comprendre en quoi elle génère des conflits avec les adultes. Cette littérature est conflictuelle sans le vouloir car elle véhicule les affects refoulés de l'enfance : douleur de la séparation et de la perte, peur de la mort, angoisse d'abandon."

  • "Ce déni [que les êtres humains sont d'abord des êtres de langage] constitue l'origine de la violence des censeurs extrémistes qui n'ont pas compris que si l'adolescence est souvent le théâtre d'une violence de mort, la littérature pour adolescents est une violence de vie."

Maurice Sendak, Max et les maximonstres

 

 

En écho aux propos ci-dessus, un extrait de ceux de Christian Poslaniec dans Des livres d'enfants à la littérature de jeunesse :

 

  • "La remise en cause des valeurs traditionnelles et les revendications de liberté de la jeunesse qui culminent avec le mouvement de Mai 1968 touchent également le domaine des livres pour enfants. Il faut rappeler en effet que le contenu éditorial des ouvrages pour la jeunesse est strictement contrôlé : les lois de 1949 sur la presse enfantine et de 1958 sur l'édition jeunesse interdisent toute publication qui présenterait "sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche ou tous les actes qualifiés crimes ou délits de nature à démoraliser l'enfance et la jeunesse." Une censure plus ordinaire s'exerce aussi parfois dans la sélection établie par les bilbiothèques pour constituer leurs fonds. [...] Un regard différent sur l'enfance se dessine qui bientôt va susciter la création de livres moins conventionnels, n'apportant plus des réponses toutes faites, mais qui amèneront l'enfant à se poser des questions sur le monde qui l'entoure. [...] Les médiateurs ne sont pas préparés à cette mutation esthétique et encore moins à la modernité des thèmes traités, tels que l'autorité parentale, la sexualité, la violence, la mort..."

  • Et, pour finir sur une touche plus optimiste : "Désormais reconnue par tous, source d'inspiration pour le théâtre, le cinéma ou les jeux vidéo, la littérature de jeunesse a atteint, en l'espace d'une trentaine d'années, une maturité éclatante."

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 28 Avril 2014

 

Je viens de lire/je suis en train de lire/je prévois de lire :

 

14-18 : une minute de silence pour nos grands-pères courageux de Thierry Dedieu (ici),

Les cerisiers fleurissent malgré tout de Keiko Ichiguchi (ici),

Madame Pamplemousse et ses fabuleux délices de Rupert Kingfisher (critique à venir),

Calpurnia de Jacqueline Kelly (en cours).

 

Et vous ?

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 25 Avril 2014

Ce mois-ci, entrecoupé de belles éclaircies avant de voir les vacances de printemps arriver :

 

  • L'installation du matériel de vote pour le Prix Chronos,
  • 2 x 1h de bilan et vote avec les 3e puis remontée du résultat via le site du Prix Chronos (c'est Swing à Berlin qui récolte la majorité des suffrages dans chacune des classes !),
  • 1h avec des 5e pour la deuxième séance sur la fiabilité,
  • 8 x 1h pour des recherches par binôme sur les mythes dans le cadre du cours de français d'une classe de 6e dont les 3h consacrées aux oraux,
  • La correction pour ces mêmes 6e des "fiches de suivi de la recherche" (fiche inspirée de celle de Mathilde Bernos) servant à cadrer leurs recherches d'une séance à l'autre mais aussi à évaluer leurs capacités à planifier, travailler en équipe...,
  • La correction de nombreuses fiches de validation du domaine 4 du B2i pour les 3e,
  • 3 séances de Club SF,
  • Du cataloguage,
  • 2h30 avec une classe de 4e sur des heures de français pour un travail sur l'identité numérique,
  • 1h en salle multimédia avec une classe de 3e pour une séance sur les moteurs de recherche,
  • L'accueil des stagiaires M1,
  • Une JRL très enrichissante,
  • Et un jour férié !

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 23 Avril 2014

Voici la séquence sur les périodiques élaborée pour la Semaine de la presse 2014 et concluant les cours d'IRD des 6e.

 

Niveau de classe : 6e

Objectifs de la séquence : construire la notion de périodique et prendre conscience de la pluralité des titres de presse.

Notion abordée : périodique.

Modalités d'organisation : en présence du professeur-documentaliste / au CDI.

Nombre de séances : une séance de 55 min.

Evaluation : formative

 

 

Le déroulement de la première séance :

  • Installation / appel des élèves (5 min.)
  • Distribution de la fiche support / lecture à voix haute par des élèves et remplissage commun au fur et à mesure (20 min.)
  • Présentation du tableau à remplir au verso de la fiche / distribution par l'enseignante de 3 périodiques par groupe (5 min.)
  • Mise en activité des élèves par groupe de 2 (25 min.)
  • Correction des tableaux individuellement au fur et à mesure avec pour possibilité pour les élèves ayant terminés de participer au quiz de la Semaine de la presse.

 

Bilan et perspectives :

Une séance intéressante bien que sans aucune mise en situation-problème des élèves.

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je prof-doc

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