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Publié le 22 Juin 2017

Les 8 livres que j'ai préféré lire durant cette année scolaire

(dans le désordre)

 

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Pour continuer d'ajouter des titres à votre sac de plage

vous pouvez consulter ma liste de l'année dernière ici !

 

Et vous, quel serait votre coup de coeur de l'année scolaire ?

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

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Publié le 22 Juin 2017

Lectures commencées puis abandonnées ces derniers mois parce que pas assez de temps, pas assez d'envie, pas assez accrocheuses... :

  • Trois amis en quête de sagesse d'Alexandre Jollien, Christophe André et Matthieu Ricard,
  • Une activité respectable de Julia Kerninon,
  • Illettré de Cécile Ladjali.

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 25 Avril 2017

No home par Gyasi

 

La quatrième de couverture :

 

XVIIIe siècle, au plus fort de la traite des esclaves. Effia et Esi naissent de la même mère, dans deux villages rivaux du Ghana. La sublime Effi a est mariée de force à un Anglais, le capitaine du Fort de Cape Coast. Leur chambre surplombe les cachots où sont enfermés les captifs qui deviendront esclaves une fois l’océan traversé. Effi a ignore que sa soeur Esi y est emprisonnée, avant d’être expédiée en Amérique où des champs de coton jusqu’à Harlem, ses enfants et petits- enfants seront inlassablement jugés pour la couleur de leur peau. La descendance d’Effia, métissée et éduquée, connaît une autre forme de souffrance : perpétuer sur place le commerce triangulaire familial puis survivre dans un pays meurtri pour des générations.

 

 

Mon avis :

 

Il serait fastidieux de résumer ce roman qui fait s'entrecroiser de multiples époques, lieux et personnages : il retrace 250 ans d'histoire croisée entre l'Afrique et l'Amérique. Le lecteur perçoit les stigmates de l'esclavage sur huit générations - de 1770 à nos jours - d'une famille ghanéenne dont l'arbre généalogique va se diviser en deux lignées distinctes. Chaque chapitre est consacré à un des descendants et à son parcours, nous permettant petit à petit de comprendre la façon dont contexte historique et fondements intimes se mèlent, laissant chaque individu hériter d'un passé avec lequel il doit composer.

 

La couverture est magnifique et invite à ouvrir ce premier et ambitieux roman de la ghanéo-américaine Yaa Gyasi sans hésiter. Un bémol : le titre retenu pour l'édition française qui déflore quelque peu l'original (Homegoing) et nous livre une version plus pessimiste.

 

La lecture n'est pas toujours facile car il faut faire l'effort de passer d'une génération à l'autre : l'arbre généalogique présent au début du roman peut nous y aider. Sans être un véritable coup de coeur, ce roman reste une très belle lecture, à la façon d'une mosaïque aux couleurs chatoyantes.

 

 

Gyasi, Yaa

No home

Ed.Calmann-Lévy

2017 / 410 p.

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 3 Mars 2017

La devise par Bégaudeau

 

La quatrième de couverture :

 

Liberté, Égalité, Fraternité : notre devise n’est-elle pas la plus belle, la mieux rythmée, mais surtout la plus audacieuse, la plus moderne, celle qui montre la voie à l’humanité ?

Missionné auprès des "jeunes" pour redonner sens aux mots fondateurs de la République, un homme s’exerce à faire résonner son discours. Guidé par une coach hyper motivée, il s’interroge : Quel est le "socle moral" de notre République ? Justement en ces temps de crise civique, où en est-on ? La liberté, est-ce faire ce que l’on veut ? À quoi sert l’égalité ? Et la fraternité dans tout ça ?

Cette joute oratoire sur le discours politique nous rappelle surtout qu’en démocratie, c’est par la dispute que le sens se construit.

 

 

Mon avis :

 

C'est d'un ton juste et plein d'humour que François Bégaudeau met en scène deux comédiens chargés de "dire l'urgence de redonner du sens à notre devise, véritable socle moral de la République" à des lycéens. Sébastien prépare son intervention sur le thème des valeurs républicaines de façon enthousiaste mais se fait amplement corriger par sa collègue sur la mise en scène et la teneur de ses propos. Les corrections apportées font rire par leur décalage burlesque. Discuter les facilités des communicants c'est aussi prendre du recul sur le message véhiculé. La réflexion proposée dans cette pièce n'est ni très novatrice ni très poussée mais permet d'effleurer des problématiques actuelles avec humour et finesse : le libéralisme, la laïcité, l'égalité homme-femme... L'essentiel est rappelé : c'est l'espace de discussion - voire de dispute - libre, égale et fraternelle offert par la République qui importe. Cette courte pièce de théâtre destinée à être jouée en classe en 55 minutes et avec peu de moyens est revigorante : une bouffée d'air frais à placer sur la table des nouveautés du CDI entre La légèreté et La Présidente.

 

Voilà, c'est ça la force de cette devise. sa faiblesse est sa force. C'est parce qu'elle est abstraite et pleine de mots généraux que chacun peut l'interpréter à sa manière.

p. 73

Bégaudeau, François

La devise

Ed. Les solitaires intempestifs

2016 / 77 p.

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 27 Février 2017

Apprendre à marcher aux enfants par Ollivier

 

La quatrième de couverture :

 

Quelques mois seulement après la naissance de mon aînée, l’image fantomatique – et désagréable – de mon futur gendre m’est apparue mentalement. J’ai aussitôt imaginé l’histoire d’un homme qui peine à trouver le sommeil quand, pour la première fois, sa fille passe la nuit à la maison dans le même lit que son amoureux.
Dis-sept ans plus tard, quand ma fille atteignait l’âge de mon héroïne, j’ai mis le point final à Apprendre à marcher aux enfants. J’ai alors réalisé que la rédaction de ce livre m’avait accompagné tout au long de ces années à la fois pleines et furtives qui m’avaient vu traverser les affres et les joies de la paternité.
Carnet de bord déguisé d’un papa ? Journal intime caché derrière la fiction ?… Ce livre est plein de pères qui sont tous un peu moi.

 

 

Mon avis :

 

Ce reccueil de nouvelles est une déception. Moi qui adore Mikaël Ollivier, je m'attendais à déguster son livre sur le thème de la parentalité comme une gourmandise pour bien débuter mes vacances de février. Au lieu de ça, il m'en reste le goût amer d'une lecture pessimiste qui aborde (le plus souvent) la parentalité au travers du prisme de l'échec du couple. Son point de vue est cynique et désabusé presque tout au long du reccueil. Les relations familiales évoquées parfois avec bonheur sont le plus souvent également associées au regret, à la monotonie ou à l'hypocrisie. Pourtant, certaines nouvelles auraient pû me faire venir les larmes aux yeux (La pie dans le poirier) ou me faire rire (Apprendre à marcher aux enfants)... mais la vulgarité prend trop souvent le pas sur la justesse et la tendresse. Globalement, Mikaël Ollivier nous raconte que le temps passe et que les distances se creusent : j'avais au contraire besoin d'entendre de belles et émouvantes réflexions sur la filiation.

 

 

Sommaire :

 

  1. Bonne fête papa ♥♥
  2. Basile
  3. La pie dans le poirier
  4. De père en fils
  5. Apprendre à marcher aux enfants
  6. Une odeur de biscuit
  7. Jeudi soir
  8. Vendredi soir
  9. Le récital
  10. Jeu, set et match
  11. Au premier regard
  12. Born to fuck
  13. La coda
  14. Les initiales
  15. Fin août début septembre ♥♥

vide = peu appréciée

 = appréciée

♥♥ = préférée

♥♥♥ = coup de coeur

 

 

Ollivier, Mikaël

Apprendre à marcher aux enfants

Ed. Le passage

2016 / 184 p.

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 17 Février 2017

Little sister par Séverac

 

La quatrième de couverture :

 

Du haut de ses seize ans, Lena fait preuve d'une assurance étonnante. Pourtant sa vie est loin d'être simple. Lena Rodriguez, c'était son nom avant. Sa nouvelle identité, elle ne peut la révéler à personne... Lena a convaincu ses parents de la laisser partir seule quelques jours à Cadaquès, chez son oncle et sa tante catalans. Elle ne leur a pas tout dit. Là-bas, elle a rendez-vous avec Ivan, son grand frère que personne n'a vu depuis quatre ans... depuis qu'il est parti, sans explication, faire le djihad en Syrie.

 

 

Mon avis :

 

Benoît Séverac raconte ici l'espoir d'une soeur de retrouver son frère Ivan partit faire le djihad en Syrie quatre ans plus tôt. L'auteur n'offre pas de tribune aux propos djihadistes et n'essaye pas d'expliquer ce qui pousse certains jeunes à partir faire le djihad. Son roman cherche plutôt à souligner les souffrances d'une famille impliquée malgré elle dans cette actualité brûlante. Quatre voix interviennent l'une après l'autre dans le récit. Léna, la petite soeur, personnage central. Théo, ancien meilleur ami d'Ivan. Joan, ancien résistant au franquisme. Tambon, gradé de la DGSI de Toulouse.

 

Malheureusement, le récit met du temps à prendre son envol et passe à la fois par des considérations historiques (franquisme) et par une trame amoureuse un peu niaise entre Léna et Théo. Les personnages sont assez fades et leurs états d'âmes tendent au cliché. L'arrière-plan espagnol offre un certain exotisme mal investi, avec des personnages d'anciens résistants peu crédibles. La fin est bâclée. Bref, je m'attendais à bien mieux de la part de Benoît Séverac, découvert il y a près de trois ans avec L'Homme-qui-dessine. Il faut dire aussi qu'il était difficile de passer après ma lecture de Petit pays...

 

 

Séverac, Benoît

Little sister

Ed. Syros

2016 / 201 p.

 

Rédigé par Nota Bene

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