Articles avec #je prof-doc tag

Publié le 19 Octobre 2020

Rencontre avec Joseph Ponthus

En souvenir d'une belle matinée passée avec Joseph Ponthus à parler de son livre et des projets qui en découlent (mise en musique, adaptations en BD et au cinéma) du travail à la chaîne, de la conscience de classe ouvrière, de l'épuisement moral et physique, des bienfaits de l'écriture, de Georges Perec, Gustave Flaubert, Guillaume Apollinaire et tant d'autres... une matinée comme je les aime ! Et maintenant, place aux vacances !

 

Rencontre avec Joseph Ponthus

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je prof-doc

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Publié le 24 Septembre 2019

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Le book tasting, littéralement "dégustation de livres", est un type d'animation littéraire anglo-saxonne destinée à sensibiliser les jeunes enfants au plaisir de la lecture. L'analogie entre la sphère littéraire et la sphère culinaire n'est pas nouvelle : ne dit-on pas d'une lecture qu'elle peut être "dure à digérer" ? Ou que ce livre nous l'avons "dévoré" ? C'est donc en faisant le pari d'adapter ce type d'animation à un public de lycéens plus ou moins renfrognés ou plus ou moins effrayés à l'idée de devoir lire des œuvres intégrales en version originale qu'un book tasting a été organisé au CDI dans le cadre d'un cours d'anglais (de spécialité) de 1ère.

 

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En arrivant, un menu fait saliver et propose pour l'entrée de se familiariser avec les lieux et les différents livres présentés sur des tables thématiques (romance, thriller, children's book...). Pour le plat, la consigne est de "goûter" un album pour enfant, un classique et deux autres livres au choix. Pour chaque ouvrage, une petite fiche à remplir et à remettre à l'enseignant donne droit à une gourmandise bien réelle (candy, cookie...). Une fois tous les livres "goutés" et les fiches rendues s'ouvre le droit de savourer un cupcake coloré. Bien sûr, plus la mise en scène est soignée et les gourmandises variées, plus l'enthousiasme est susceptible d'émerger ! Des petits post-it peuvent apporter des commentaires alléchants, mettre en exergue une citation qui fasse se lécher les babines, indiquer une page à lire en priorité pour humer la teneur de l'intrigue et se faire plus rapidement une idée du style. Des objets en lien avec les intrigues peuvent être exposés (une pomme bien rouge pour Twilight ou un coquillage pour Gift of the sea par exemple).

 

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Un élément supplémentaire fait partie des outils à intégrer : la règle des cinq doigts (five fingers rule). Si, en lisant la quatrième de couverture ou une des pages du livre, le nombre de mots inconnus s'élève à 0 ou 1, c'est un livre à la portée de son lecteur, à parcourir sans hésiter (et peut-être même un peu trop facile). Si ce nombre s'élève à 5, c'est que c'est trop difficile pour le moment et qu'il vaut mieux entrer dans la lecture d'une œuvre en VO par le biais d'un autre livre. Entre 2 et 4, on peut envisager de s'aider d'un dictionnaire ou d'un traducteur et accepter de ne pas toujours tout saisir.

 

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Une expérience intéressante qui pourrait s'avérer plus enthousiasmante encore avec une mise en scène enrichie (avec les plateaux du self dans les mains des élèves et une toque sur la tête des prescripteurs par exemple). En tout cas, et même si l'injonction est paradoxale, une savoureuse idée pour réactiver chez les adolescents des réflexes de "lecture plaisir" et dans ce cas précis démystifier la lecture d'une oeuvre intégrale en version originale.

 

 

 

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je prof-doc

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Publié le 22 Mars 2018

La Semaine de la presse et des médias : enfin l'occasion d'enseigner...

La Semaine de la presse et des médias : enfin l'occasion d'enseigner...

Publié le 19 Février 2018

Rencontres avec Hugo Boris et Elena Piacentini

 

Après un illustrateur de BD l'année dernière

ce sont deux auteurs de romans qui nous ont fait le plaisir

de venir à notre rencontre au lycée cette année.

 

Anecdote de doc 136
Anecdote de doc 136

Publié le 19 Octobre 2016

Des vacances bien méritées s'annoncent après cette rentrée dans un nouvel établissement. Elles seront sous le signe des bougies, des confettis, des lumières automnales, des Utopiales peut-être aussi. Dommage que les commandes passées pour le CDI n'arrivent qu'après. On y trouvera de jolies choses comme Harry Potter et l'enfant maudit, Un bruit étrange et beau, Le sel de nos larmes, Police, Miss Peregrine et les enfants particuliers...

 

Pour résumer cette première période au lycée : un bon accueil, une fabuleuse collègue aide-documentaliste, une atmosphère propice à l'épanouissement. Bon, il y a aussi 20 ans de désherbage à rattraper et un fonctionnement de lycée à réajuster pour tendre vers plus de pédagogie documentaire et moins de services à la carte. Mais laissons du temps au temps !

 

Belles vacances à tous !

 

 

Publié le 3 Mai 2016

En ce beau weekend prolongé qui commence, je vous invite dans un premier temps à profiter du soleil et des sourires radieux que vous trouverez sur votre chemin. Et si jamais une averse venait à ponctuer la fin des festivités, lisez les propos d'Hervé Le Crosnier dont je publie ci-dessous un extrait, vous y gagnerez un peu de baume au coeur.

 

HLC

 

Le gros problème, c’est que la tendance est à réduire l’apprentissage du numérique à l’apprentissage du code. Le code est utile pour le citoyen du XXIe siècle, mais on ne peut pas se limiter à cela. Beaucoup d’informaticiens adoptent des comportements non-éthiques sur Internet, en faisant du traçage, du big data… Ce qui montre qu’il ne suffit pas de savoir coder, il faut aussi une réflexion sur l’éthique, la responsabilité, la culture du numérique.

Le deuxième problème, c’est l’autorité du professeur. Pas au sens du “je visse les boulons”, mais plutôt au sens de son autorité morale par rapport à celles de Mark Zuckerberg ou de Bill Gates. On assiste aujourd’hui à une décrédibilisation permanente du prof face à Internet. Si le prof commence à vouloir parler de Facebook à ses élèves, il passera pour un has-been. Et effectivement, les seuls qui peuvent jouer là-dessus à l’heure actuelle sont les professeurs documentalistes. On se trouve face à une situation difficile qui a besoin d’échos culturels. On a besoin de penseurs, d’intellectuels, de livres sur cette question du numérique. Il ne s’agit pas de se soumettre à une technique qu’on veut ignorer mais plutôt d’une nouvelle forme de culture, d’organisation de la société, sur lesquelles le citoyen a quelque chose à penser et à dire.

Interview d'Hervé Le Crosnier réalisée par Noé Roland le 02 mai 2016