Publié le 22 Juin 2017

Les 8 livres que j'ai préféré lire durant cette année scolaire

(dans le désordre)

 

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Pour continuer d'ajouter des titres à votre sac de plage

vous pouvez consulter ma liste de l'année dernière ici !

 

Et vous, quel serait votre coup de coeur de l'année scolaire ?

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

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Publié le 22 Juin 2017

Lectures commencées puis abandonnées ces derniers mois parce que pas assez de temps, pas assez d'envie, pas assez accrocheuses... :

  • Trois amis en quête de sagesse d'Alexandre Jollien, Christophe André et Matthieu Ricard,
  • Une activité respectable de Julia Kerninon,
  • Illettré de Cécile Ladjali.

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 16 Juin 2017

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Le Grand Méchant Renard par Renner

 

 

Mon avis :

 

Un véritable coup de coeur que cette BD ! Elle a obtenu le Grand Prix des lecteurs du journal de Mickey en 2015 ainsi que le Prix de la BD Fnac et le Fauve Jeunesse du Festival d’Angoulême en 2016 et c'est mérité. Je l'ai lu en pouffant de rire toutes les deux pages. Le dessin, au trait simple, est des plus expressifs. L'intrigue est tendre et drôle et permet des dialogues savoureux !

 

/!\ Incontournable de drôlerie à lire sans hésiter ! /!\

 

 

Renier, Benjamin

Le grand méchant renard

Ed. Delcourt

Coll. Shampooing

2016 / 183 p.

 

Publié le 1 Juin 2017

 

 

La quatrième de couverture :

 

"La classe ouvrière est morte, c'est moi qui l'ai tuée."

 

 

Mon avis :

 

Louis Meunier est ouvrier : il est chargé d'égorger des poulets dans une usine. Son beau-frère lui propose un jour de diversifier ses activités, quitte à ne plus être dans la légalité...

Avis partagé sur cette BD. Je m'attendais - comme le titre le laisse penser - à une chronique sociale. En réalité, le propos socio-économique n'est qu'en arrière-plan du scénario et c'est plutôt un polar noir et glauque qu'on nous donne à lire. C'est captivant mais un peu brouillon parfois : on se demande où le scénariste veut en venir. Par contre, le dessin colle plutôt bien à l'atmosphère embourbée dégagée par les personnages. Bref, à lire pour se faire une idée par soi-même.

 

 

Ravard, François

Ducoudray Aurélien

La faute aux chinois

Ed. Futuropolis

2011 / 148 p.

 

Publié le 30 Mai 2017

Petit pays

 

 

La quatrième de couverture :

 

"Au temps d'avant, avant tout ça, avant ce que je vais raconter et le reste, c'était le bonheur, la vie sans se l'expliquer. Si l'on me demandait “Comment ça va ?” je répondais toujours “Ça va !”. du tac au tac. Le bonheur, ça t'évite de réfléchir. C'est par la suite que je me suis mis à considérer la question. À esquiver, à opiner vaguement du chef. D'ailleurs, tout le pays s'y était mis. Les gens ne répondaient plus que par “Ça va un peu”. Parce que la vie ne pouvait plus aller complètement bien après tout ce qui nous était arrivé."

Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son «petit pays», le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire. Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur ... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

 

 

Mon avis :

 

J'ai déjà commenté ma lecture "papier" précédemment. Je peux simplement ajouter ici que j'ai été un peu moins émue par cette écoute - ce qui est normal puisque je connaissais la fin de l'histoire et que les deux lectures étaient assez proches l'une de l'autre - mais aussi bien plus séduite par le début du roman. J'ai mieux perçu les liens entre la douce enfance de Gabriel au Burundi (fils d'un père français et d'une mère tutsie exilée du Rwanda voisin) et les turbulences socio-politiques et familiales qui surviennent dans cette région d'Afrique à partir de 1993.

 

En ce qui concerne la spécificité du format audio, je suis charmée. C'est un plaisir d'occuper ses trajets quotidiens de façon à la fois utile et agréable tout en changeant des traditionnelles émissions de radio. Que le texte soit lu par l'auteur lui-même est pour moi un avantage. Il me semble qu'on touche ainsi à l'intérprétation la plus juste possible du propos. Gaël Faye prête superbement sa voix, sans glisser dans le pathos. J'ai adoré entendre un court air de musique ou un chant entre chaque chapitre : ils méritaient d'être plus longs !

 

Suite au roman, on peut découvrir un entretien avec l'auteur très intéressant : Gaël Faye nous parle de son parcours, de son attrait pour l'écriture dès l'adolescence, de sa difficulté à lâcher prise pour passer de l'écriture de chansons à l'écriture d'un roman puis de l'écriture à la lecture. En effet, il lui a fallu faire parler des personnages avec sa voix alors que leur gouaille burundaise était présente dans sa tête. Humble et ouvert d'esprit, c'est l'impression que m'a laissé Gaël Faye suite à cet entretien d'environ une demi-heure. C'est donc une écoute que je recommande afin de plonger au coeur d'un sacré et malmené petit pays...

 

 

Faye, Gaël

Petit pays

Ed. Audiolib

2016 / 5h40 min.

 

Publié le 12 Mai 2017

L'Anniversaire de Kim Jong-il par Ducoudray

 

 

La quatrième de couverture :

 

"Je suis un jeune de la Corée libérée. La vie me tient à coeur. l'espoir en un avenir radieux aussi. Cependant, ma vie, mon espoir, mon bonheur valent moins que la patrie."

 

 

Mon avis :

 

Jun Sang, fier d'être né un 16 février tout comme son cher dirigeant Kim Jong-Il, est un petit garçon de Corée du Nord comme tant dautres. Il vit comme on lui apprend à l'école : le grand leader veille sur lui, lui désigne ce qu'il doit faire et ceux qu'il doit haïr de toutes ses forces. Il pense vivre au paradis et défendre de son mieux son pays contre "les fantoches du sud et ces chiens d'Américains". Pourtant, ses certitudes vont peu à peu vaciller à partir du moment où il apprendra que son père est justement originaire de la Corée du sud...

 

Malgré une naïveté de ton voulue, les auteurs de cette BD ne nous épargnent pas : au fil des pages, nous traversons comme les personnages une période de famine, un enfermement dans le camp de concentration de Yodok, des violences physiques et psychologiques.

 

Je me suis découverte bien ignorante des conditions de vie en Corée du nord : c'est bien pire que ce que l'on peut imaginer quand sur ce sujet on se contente de regarder le journal télévisé. Cette BD engagée et chargée d'émotions a vraiment toute sa place dans un CDI de lycée ! Des BD historiques telles que Collaboration horizontale, il en faut mais L'anniversaire de Kim Jong-Il a le mérite d'être ancrée dans le présent.

 

Au niveau du graphisme, on peut regretter que les crayonnés enfantins n'évoluent pas vers un style plus mûr au fur à mesure de la prise de conscience du personnage principal. Par contre, on note un jeu sur l'alternance de la couleur et du noir et blanc tout a fait bien vu.

 

C'est une BD qui fait maintenant partie de mes ouvrages à conseiller sans hésiter !

 

 

Ducoudray, Aurélien

Allag, Mélanie

L'anniversaire de Kim Jong-Il

Ed. Delcourt / Mirage

2016 / 141 p.