Publié le 31 Octobre 2014

Un album grand format pour l'adaptation d'un grand classique :

 

 

 

La quatrième de couverture :

 

Mr. Otis, riche ministre américain, s'installe dans un vieux manoir en Angleterre, avec sa famille. Les anciens propriétaires prétendent qu'il est hanté par un dénommé Sir Simon. les américains n'en croient pas un mot et prennent possession des lieux sans se soucier de ce fantôme. Pourtant, ce dernier est bien décidé à les terroriser et met tout en place pour leur faire peur. Il a beau utiliser toutes les recettes classiques de l'épouvante, la famille s'en moque. Petit à petit la situation s'inverse et c'est le fantôme qui commence à être effrayé par cette étrange famille...

 

Le Fantôme de Canterville (The Canterville Ghost) est une nouvelle d'Oscar Wilde publiée en 1887 dans The Court and Society Review et maintes fois rééditée et adaptée depuis.

 

 

Mon avis :

 

Je découvre cet album et par ce biais une illustratrice de ma région grâce aux éditions Marmaille & cie et grâce au réseau des médiathèques de Nantes. L'une d'entre elles propose en effet depuis quelques jours une exposition consacrée au travail de Barbara Brun sur cet ouvrage (voir photos ci-dessous). Mais commençons par les choses qui fâchent : je trouve le format de l'album bien trop grand. Cela n'apporte rien au récit et c'est difficilement maniable (sans parler de la place qu'il prend ensuite sur les étagères !). Par ailleurs, j'ai trouvé la maquette de l'album insuffisamment travaillée : on constate que les paragraphes sont coupés d'une page à une autre par exemple, ou que des dessins sont dévoilés alors que l'on n'est pas encore tout à fait assez avancé dans le récit. Je ne me suis pas découverte particulièrement fan du travail de l'illustratrice, ceci dit ses créations au charme d'antan contribuent à nous plonger dans l'univers d'Oscar Wilde.

 

Incarnant la sensibilité naturaliste de son époque, Oscar Wilde nous livre une nouvelle mettant en scène un fantôme nommé Sir Simon. Un ministre américain, Mr Otis, accompagné de sa famille, devient propriétaire d'un manoir anglais qu'on raconte hanté par le fameux fantôme depuis que ce dernier a tué sa femme voilà quelques siècles. Or, ce fantôme quelque peu dépressif ne va pas réussir à effrayer cette famille américaine résolument moderne et pragmatique. C'est grâce à Virginia, la fille de Mr Otis, que les choses pourront soudain évoluer.

 

C'est la première fois que la nouvelle d'Oscar Wilde est éditée en intégralité sous forme d'album jeunesse (accessible seulement aux plus grands toutefois). C'est un point à saluer. En outre, on peut apprécier les "coulisses" de l'album en fin d'ouvrage qui proposent des crayonnés et autres illustrations du travail de recherche de Barbara Brun. Pour terminer, je reporte ici la belle citation de la fin de l'ouvrage : "Avant notre venue, rien ne manquait au monde ; après notre départ, rien ne lui manquera." (Omar Khayyam).

 

 

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19e album

 

 

Brun, Barbara.

Le Fantôme de Canterville

Ed. Marmaille et compagnie

2014/70 p.

 

Quelques photos de l'exposition en cours à Nantes. (Veuillez en excuser la maigre qualité).
Quelques photos de l'exposition en cours à Nantes. (Veuillez en excuser la maigre qualité).
Quelques photos de l'exposition en cours à Nantes. (Veuillez en excuser la maigre qualité).
Quelques photos de l'exposition en cours à Nantes. (Veuillez en excuser la maigre qualité).
Quelques photos de l'exposition en cours à Nantes. (Veuillez en excuser la maigre qualité).
Quelques photos de l'exposition en cours à Nantes. (Veuillez en excuser la maigre qualité).
Quelques photos de l'exposition en cours à Nantes. (Veuillez en excuser la maigre qualité).

Quelques photos de l'exposition en cours à Nantes. (Veuillez en excuser la maigre qualité).

Et en ce jour d'Halloween, pourquoi ne pas frissonner à la lecture d'un bon roman d'horreur

ou revenir sur un rapide historique du genre grâce à Lirado ? Bonnes lectures !

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 30 Octobre 2014

Un album-accordéon petit format :

 

Il était plusieurs fois

 

 

La présentation de l'éditeur :

 

"Il était encore une fois un Petit Chaperon rouge..."

Et si, cette fois, on racontait une tout autre histoire ?

 

 

Mon avis :

 

Cet album se présente comme un accordéon dont les pages que l'on déplie sont divisées en deux par une ligne horizontale bleue turquoise. Emmanuelle Bastien nous propose de suivre sur la partie haute la célèbre et classique histoire du Petit Chaperon rouge. Là encore, c'est de façon originale puisque le récit est muet et ne se fait qu'au travers des illustrations réalisées au tampon à l'encre rouge et noire. Le Petit Chaperon et le loup y sont représentés de façon simplement géométrique. On reconnaît sans difficultés les ingrédients du conte original : les personnages, la forêt, les différents chemins empruntés, la grand-mère dans son lit... Puis, arrivé à la fin de l'histoire et du livre, tout bascule ! Au propre comme au figuré. En effet, la fillette s'insurge : "Non, non et non, c'est toujours la même histoire !". Le lecteur est alors invité à retourner le livre afin de découvrir un nouveau récit sur ce qui était la partie inférieure. Les codes graphiques sont les mêmes mais cette fois-ci la fillette ne compte pas se faire croquer ! L'auteur invite le lecteur à laisser courir son imagination et à décrypter les nouvelles formes en mouvement (ce qui n'est pas forcément évident à la première lecture à mon sens et nécessite de savoir mettre en mots une image !). On s'aperçoit alors que les deux parties se répondent, les formes géométriques devenant soudain une bascule, un oiseau, un dragon... et au bout du compte, le récit se finira là encore près d'un lit ! Il vaut mieux ne pas en dire plus. De l'humour, de la fantaisie et une originalité esthétique et ludique constituent les ingrédients de cet ouvrage charmant.

 

 

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18e album

 

 

Bastien, Emmanuelle.

Il était plusieurs fois

Ed. L'atelier du poisson soluble

2014/sans pagination

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 30 Octobre 2014

Un album pour les petits... ou pour les futurs parents !

 

 

 

La présentation de l'éditeur :

 

Est-ce que je serai un super papa ? se demande Jean-Louis qui va être papa. Un super papa joue au foot, plonge comme un poisson et sait faire des cabanes. Moi je ne sais rien de tout ça ! Mais Betty le rassure tendrement : "Toi, tu seras un papa-île".

 

 

Mon avis :

 

Jean-Louis va bientôt devenir papa. Du coup, il s'interroge : "est-ce que je serai un super papa ?" et ne peut s'empêcher de projeter certaines attentes sur son rôle de père en craignant de ne pas pouvoir être à la hauteur. Est-ce qu'un super papa ne devrait pas savoir jouer au foot, plonger, construire des cabanes? Heureusement, c'est grâce au regard bienveillant de Betty qu'il sera rassuré : "toi, tu seras un papa-île, pour que notre petit se repose". Cet album est drôle mais surtout tendre et délicat. Il aborde le thème de la parentalité et plus précisément la façon dont on s'apprète à vivre sa paternité. Les illustrations douces, texturisées et aérées contribuent à la tendresse du récit mais c'est surtout le texte simple et juste qui nous enveloppe d'une tiédeur réconfortante. Un album à mettre entre les mains de tous les futurs papa !

 

 

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17e album

 

 

Jadoul, Emile.

Papa-île

Ed. L'école des loisirs

Coll. Pastel

2014/sans pagination

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 29 Octobre 2014

"En ce temps-là j'étais en mon adolescence

J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance..."

 

Blaise Cendrars

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 29 Octobre 2014

Dans le cadre de l'anniversaire de la chaîne, l'émission La grande librairie propose de fêter les 20 ans de France 5 en sollicitant ses téléspectateurs. Nous sommes donc invités à participer et à répondre à la question suivante : et vous, quel est le livre qui a changé votre vie ? Et bien moi, voici ce que je vous propose : faire en sorte que parmi les 20 livres qui ont changé votre vie, apparaisse au moins un livre jeunesse ! Parce qu'après tout, grâce à la littérature jeunesse,  "il y a toujours dans notre enfance, un moment où la porte s'ouvre et laisse entrer l'avenir" (Graham Greene).

 

Les 20 livres qui ont changé votre vie

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 28 Octobre 2014

Typos, tome 2 : Poison Noir par Sgardoli

 

 

La quatrième de couverture :

 

Un virus, appelé "le poison noir" sème la panique à Maximum City. Cette micro-bactérie qui s'attaque aux récoltes entraîne une crise alimentaire et économique sans précédent. Une puissante société, AgroGen, prétend avoir trouvé un anti-virus. Mais pour l'équipe de Typos, cette solution miracle cache quelque chose.

 

 

Mon avis :

 

Dans ce deuxième tome, nous retrouvons les membres du groupe Typos : Morph, Gipsy, Dusker et Arlequin, les quatre étudiants en journalisme ainsi que Sybil, leur professeur d'université et Seth, le père d'Arlequin, la tête pensante de l'équipe qui vit exilé depuis plus de deux ans sur un satellite en orbite autour de la Terre. Après avoir déjoué un scandale humanitaire en Afrique dans le premier opus, l'équipe de Typos s'attaque ici à la multinationale AgroGen que l'on soupçonne d'avoir volontairement provoquée une crise alimentaire et économique sans précédent. Les étudiants vont devoir mener l'enquête à Dos Passos, aux portes du désert, afin de mettre à jour des enjeux financiers démesurés.

 

Tout comme dans le premier tome, le récit propose une réflexion sur l'éthique et les circuits de l'information journalistique. Le système de "User Generated Content" (contenu géré par les utilisateurs) autrement dit le journalisme participatif pourrait d'ailleurs bien se révéler une des clés de cette intrigue. En revanche, on a enfin quelques précisions sur les personnages, ce qui aide à s'y attacher. On commence à lever le voile sur la raison des particularités physiques de nos incorruptibles : la capacité d'être protéiforme pour Morph, la présence de bronchies chez Gipsy... On sent que l'intrigue générale, qui traversera sans doute les 12 tomes, se met en place. La fin ouverte invite d'ailleurs à poursuivre. Pour moi, la qualité de l'écriture n'est pas toujours au rendez-vous. De plus, le côté "quatre fantastiques" des personnages me semble de trop. Pour autant, le polar est bien construit, mêlant action et réflexion.

 

 

Ma critique du tome 1 est à (re)découvrir par ici.

 

 

Sgardoli, Guido.

Typos (T.2) : Poison noir

Ed. Père Castor Flammarion

Coll. Grands Formats

2014/282 p.

 

Rédigé par Nota Bene

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