Publié le 20 Décembre 2014

Dans quelques jours certains s'activeront en cuisine pendant que d'autres sortiront les escarpins et les paillettes. Noël pointe doucement le bout de son nez et les vacances scolaires, elles, sont arrivées. Dernière ligne droite pour les achats de cadeaux mais aussi enfin un peu de temps devant moi pour reprendre les lectures délaissées et en commencer de nouvelles, comme :

 

  • Miss Peregrine et les Enfants particuliers de Ransom Riggs,
  • Des ados parfaits d'Yves Grevet,
  • Le voyage dans le temps de la famille Boyau d'Yves Grevet,
  • Catherine Certitude de Patrick Modiano,
  • Le livre de Perle de Timothée de Fombelle,
  • Sous les couvertures de Bertrand Guillot,
  • Attraction mortelle de Lucy Christopher,
  • L'hiver des machines de Johan Heliot,
  • L'intégrale de la BD Seuls de Bruno Gazzotti et Fabien Vehlmann...

 

Je vous souhaite à toutes et à tous de belles fêtes de fin d'année !

 

Publié le 20 Décembre 2014

La Bonne Couleur

 

 

La quatrième de couverture :

 

La liberté, le plus beau des combats !

 

 

Mon avis :

 

Dans un futur pas si lointain, la liberté de pensée n'existe plus. Les livres et les films sont interdits. Des uniformes de différentes couleurs distinguent les élèves selon leur mérite : du brun infamant au violet de l'élite en passant par le bleu, le vert et le rouge. Max est surveillé de près car il a perdu sa couleur violette et se retrouve brun : ses amis et sa mère lui tournent maintenant le dos. Il va alors fréquenter en secret le vieil antiquaire Félix qui vit en bas de son immeuble. C'est par ce biais que Max sera amené à entrer dans la résistance au régime et à en découvrir plus sur son père inconnu.

 

Le lecteur est invité à suivre à la fois le cours présent du récit et à la fois le récit des événements qui ont amenés Max jusqu'ici. Cette dénonciation des régimes totalitaires tient la route et fait référence à Fahrenheit 451 de Ray Bradbury et à Seul dans Berlin de Hans Fallada mais aussi à la révolution de velours de 1989 en Tchécoslovaquie et à la révolution des oeillets au Portugal dans les années 70. On pense aussi à Matin brun de Franck Pavloff. L'intrigue et son traitement n'apportent rien de neuf au genre de la dystopie mais offrent une porte d'entrée facile dans ce type de récits. L'écriture de Yaël Hassan ne me fait toujours pas tomber sous son charme. Ce roman ne propose pas de surprise à un lecteur averti. Pour autant, il s'avère adapté à des collégiens et nous fait passer un agréable moment.

 

 

Des extraits :

 

  • "Cinq heures cinquante. Dans dix minutes, le réveil sonnera. Max n'a pas fermé l'oeil. Nouvelle nuit d'angoisse et d'insomnie. Mais c'est l'heure. Il va devoir se lever, affronter, assumer. Faire face à ce qui l'attend. Et ce qui l'attend est loin d'être rose. Non, c'est plutôt brun. De ce brun infâme qu'il va endosser dans quelques instants ; ce brun infâme qui désormais fera de lui un objet de mépris, de moquerie, de mise à l'écart, d'exclusion." (incipit, p. 5)

  • "Les hommes, les femmes, les adolescents comme toi avaient toute liberté de penser, de s'exprimer, de s'aimer... De s'aimer ? avait relevé Max. De s'aimer comment ? De s'aimer d'amour, pardi ! Tu veux dire que tu ne sais pas ce que c'est qu'aimer d'amour ? Non, je ne crois pas. Tu n'est jamais tombé amoureux ? Je ne pense pas. Et quand une fille te plaît, c'est quoi, selon toi ? De l'intérêt. Et quand un homme et une femme sont attirés l'un par l'autre, lorsqu'ils s'accouplent, c'est quoi, selon toi ? Une réaction physiologique normale en vue d'une reproduction éventuelle. Je vois... Et ce que tu éprouves pour ta mère ? Du respect. Et pour un bon gâteau ? Du goût. Pour un livre ?De la satisfaction." (p.37)

 

  • "Ce fut le jour où l'ordre tomba de remettre aux autorités tous les livres édités avant la prise de pouvoir que Félix décida de se terrer dans sa boutique. Car un pays qui brûle ses livres brûle sa mémoire et, donc, ne peut que vouloir se débarrasser aussi de sa mémoire vivante." (p. 48)

 

 

Hassan, Yaël.

La bonne couleur

Ed. Casterman

Coll. Feeling

2008/120 p.

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je lis

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Publié le 19 Décembre 2014

Ce mois-ci, j'ai pu :

 

Mener 18 séances d'EMI 6e,

Construire l'évaluation de la séance "Découverte d'Internet et du web",

Corriger cette évaluation,

Construire la prochaine séance et l'évaluation sur les moteurs de recherche,

Accueillir deux classes de 6e (2 x 2h) pour des recherches sur l'Orient en lien avec leur lecture d'Ali baba et les quarante voleurs en cours de français,

Corriger les quiz de Noël et annoncer le gagnant,

Accueillir mes stagaires M1,

Lire certains chapitres du texte Vers un curriculum en information-documentation publiés par la Fadben,

Me prendre la tête à cause d'une décision des chefs de ne pas coefficienter l'EMI sur les bulletins du 1er trimestre,

Faire un point rapide avec mon collègue infirmier pour nos projets d'éducation à la santé,

Faire de la gestion : réception, enregistrement et équipement d'une série de français, commandes de livres et de matériel, rangement, édition de lettres de rappel, mise à jour du portail E-sidoc, sauvegarde de la base BCDI avant les... VACANCES !

 

Rédigé par Nota Bene

Publié dans #Je prof-doc

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Publié le 10 Décembre 2014

Dernier album en date d'Antoine Guilloppé :

 

 

 

 

La quatrième de couverture :

 

Dans les rues de New York, Little man a fait un rêve.

 

 

Mon avis :

 

C'est un petit plaisir comme on aime s'en offrir à l'occasion du Salon du livre jeunesse de Montreuil : un exemplaire dédicacé du dernier album d'Antoine Guilloppé. Déjà sensible à son travail graphique en noir et blanc sur ses précédents albums feuilletés en librairie, j'ai à nouveau pu apprécier sa technique créative. Antoine Guilloppé semble en effet être le premier à avoir utilisé une technique de découpage du papier au laser. Ici encore, le résultat est sublime ! Les pages épaisses et mates offrent des illustrations évidées digne du travail d'une dentellière. Le jeu maîtrisé de cache-cache entre l'ombre et la lumière est fantastique et sert un propos humaniste : celui de Cassius, un enfant immigré qui découvre la liberté et l'immensité de la ville de New York. Un beau cadeau à offrir à l'occasion des fêtes de fin d'année qui approchent.

 

 

logo challenge albums 2014

22e album

 

 

Guilloppé, Antoine.

Little man

Ed. Gautier-Languereau

2014/sans pagination

 

Rédigé par Nota Bene

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Publié le 8 Décembre 2014

Une recette miracle pour occuper les messieurs-dames Chaipakoifaire au CDI

en cette période de fin d'année qui sent déjà poindre une certaine agitation ?

 

Les coloriages de Noël bien sûr !

 

Publié le 7 Décembre 2014

En 1994 :

On vient de prendre en flagrant délit deux élèves de 3e en train de fumer dans les vestiaires d'EPS.

 

En 2014 :

On vient d'apprendre que trois élèves de 6e ont vapoté dans les vestiaires d'EPS.